La sandbox à Charles

Description : SCP-XXX-FR désigne collectivement un phénomène s’étant reproduit à au moins à huit reprises entre le IIème siècle av. JC et le 28/09/1934 – date de sa neutralisation supposée – dans une zone d’une dizaine de kilomètre englobant la ville de Carthage en Tunisie. Ce phénomène avait pour effet de provoquer l’enlèvement et l’asservissement par un groupe d’entités anormales (désignées collectivement SCP-XXX-01-FR) des individus de tous âges, sexes et conditions se trouvant être les enfants premiers-nés ou uniques de leurs fratries respectives (désignés collectivement SCP-XXX-02-FR).
Avant sa neutralisation supposée, il n’existait aucun moyen de prévoir avec certitude l’imminence ou la durée d’un cycle de SCP-XXX-FR. En se fondant sur les archives historiques de la région, les historiens de la Fondation sont néanmoins parvenus à relever divers éléments permettant d’établir une estimation approximative de ces facteurs. Il semblerait ainsi que chacun des cycles de SCP-XXX-FR ait été précédé par les évènements suivants :

  1. Un contexte militaire et géopolitique agité : La totalité des cycles de SCP-XXX-FR se sont en effet produits alors que la zone d’effet se trouvait sous la menace ou l’occupation d’une force militaire étrangère et perçue comme hostile par la population locale.
  2. Un exode massif et inexpliqué de la population locale : Évènement se produisant généralement quelques heures avant le début d’un cycle. Selon le Pr T. Myaszaka, il aurait existé un lien entre les deux évènements susmentionnés. SCP-XXX-FR agirait en effet comme un mécanisme défensif pour la population locale contre d’éventuels agresseurs. L’évacuation soudaine de la zone serait ainsi une manœuvre inconsciente - probablement induite par SCCP-XXX-FR - de la population destinée à la préserver des effets de SCP-XXX-FR (cf. Symbiose Anormales, Dr Steven Oten, Journal des Sciences Cachées et Paranormales n°556 (Juillet-Août 201█)
  3. Une invasion massive de rongeurs : Ces derniers investissaient la zone d’effet par millions depuis un réseau de galeries souterraines (désigné SCP-XXX-03-FR) dont les issues se trouvent généralement dans certains égouts, citernes, tunnels ou même caves d’habitation de la ville. Parmi lesdits rongeurs se trouvaient également mêlés plusieurs milliers d’instances de SCP-XXX-01-FR. À partir de ce point, on considère qu’un cycle de SCP-XXX-FR vient de se déclencher.

Les instances de SCP-XXX-01-FR avaient l’apparence de gros rongeurs muridés mesurant entre 70 et 80 cm du haut du crâne à la racine de la queue. Les mâchoires inférieures des instances étaient également munies d’une paire de canine inférieures très développées et d’une paire de glandes secrétant un venin hautement toxique. Les instances de SCP-XXX-01-FR étaient douées de bipédie et les nombreux éléments retrouvés dans les galeries sous la zone confirment en outre qu’elles possédaient un degré relativement avancé de conscience et d’intelligence. Il semblerait en outre qu’elles aient été capables de communiquer entre elles ainsi qu’avec les instances de SCP-XXX-02-FR infectées par leur venin. La dernière instance connue de SCP-XXX-01-FR est décédée de mort naturelle au Site-Yod le 19/05/197█ après plus de 40 ans de captivité.

SCP-XXX-02-FR désigne collectivement les victimes qui étaient directement ciblées par les instances de SCP-XXX-01-FR. Il s’agissaient des individus de tous âges, sexes et conditions enfants uniques ou aînés de leurs fratries respectives et présents au sein de la zone lors du déclenchement d’un cycle1. Lorsqu’une instance de SCP-XXX-01-FR leur infligeait une morsure, cette dernière leur injectait dans le système sanguin un venin dont les toxines ciblaient certaines terminaisons neurales de leurs victimes. Les symptômes de cette affection se caractérisaient par l’apparition de bubons sur le torse, l’aine, la gorge et les aisselles des sujets mordus. Le venin avait en outre pour effet de provoquer une dégénérescence des facultés mentales, cognitives et mémorielles des sujets SCP-XXX-02-FR, les rendant fortement réceptif à la suggestion et aux injonctions autoritaires tout en inhibant leur mémoire à court terme et les instincts de préservation logique face à des situations potentiellement dangereuses. Enfin, il a également été constaté que les sujets SCP-XXX-02-FR affectés développaient une capacité à comprendre et interpréter les gestes, couinements, ou encore les phéromones émises par les instances de SCP-XXX-01-FR. Les scientifiques de la Fondation et du BAAO ont estimé que le taux de létalité du venin était de l’ordre de 2 à 3 % chez les sujets SCP-XXX-02-FR contre 70 à 95 % chez les sujets normaux.

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