La tanière de Gabitoon
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SCP-1087 dans l’arboretum du Site 38, photographié à distance.

Objet # : SCP-1087

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-1087 doit être gardé dans l’arboretum du Site 38, qui doit être peuplé de multiples espèces d’insectes et petits oiseaux afin de satisfaire les besoins alimentaires de SCP-1087. Le personnel ne doit pas entrer dans l’Arboretum 38 sans un équipement respiratoire de Type 2, excepté durant les tests. Des expérimentations sur les effets de SCP-1087 peuvent être menées sur le personnel de Classe D. Cependant, afin d’éviter les interférences avec les recherches sur d’autres objets SCP, les tests doivent avoir lieu entre 2200 et 0600 heures. Les Classes-D affectés par SCP-1087 doivent être éliminés avant que le personnel de la Fondation ne se blesse en tentant de les atteindre.

Description : SCP-1087 est un tarsier des Philippines blanc mâle (Tarsius syrichta) d’un âge estimé à 5 ans et pesant 700 g.

La salive de SCP-1087 contient une substance chimique inconnue qui n’est pas naturellement produite par le corps des primates. Cette substance en elle-même est inerte, mais réagit à la mise en contact avec le flux sanguin d’un mammifère en circulant jusqu’aux glandes exocrines du sujet et altérant leurs fonctions biochimiques. Il en résulte la production et la sécrétion par le sujet d’une phéromone nommée SCP-1087-1. SCP-1087-1 sera alors sécrété simultanément par toutes les glandes exocrines, apparaissant dans le sang, la salive, la sueur et l’urine du sujet. Les sujets affectés produiront cette phéromone à forte concentration (jusqu’à ██ mg/L), les menant parfois à l’épuisement et la déshydratation. 

Les mammifères entrant en contact avec SCP-1087-1 deviendront de plus en plus agités, particulièrement envers l’être émettant la phéromone. Au fil du temps, la concentration en phéromones inhibera sévèrement le discernement des animaux à proximité, humains compris, contraignant tous les mammifères proches du sujet affecté à traquer et attaquer l’organisme émettant SCP-1087-1. De fortes concentrations de SCP-1087-1 se développeront dans le sang des sujets affectés. Lorsque les assauts à leur encontre deviennent assez violents pour faire couler celui-ci, plus d’animaux seront attirés dans la zone et se joindront à l’attaque. Les expériences suggèrent qu’il est impossible de porter secours efficacement à un sujet affecté sans un équipement respiratoire de Type 2 minimum répondant aux normes de la Fondation. Sans cela, tout sauveteur sera contaminé par SCP-1087-1 et commencera également à attaquer le sujet. Une fois le sujet mort, tous les attaquants quitteront les lieux sans s’en nourrir. Cela suggère que la chair des animaux affectés est toxique pour les créatures sous l’influence de SCP-1087-1.

Il est à noter que SCP-1087 est immunisé à ces effets. SCP-1087-1 n’a aucun effet sur sa biochimie, et il semble se nourrir naturellement en mangeant la viande que les autres prédateurs pensent empoisonnée. SCP-1087 a fait preuve de méfiance envers les êtres humains, mais il peut s’en prendre à eux s’il pense pouvoir le faire sans trop de risques. Les habitudes nocturnes naturelles des tarsiers favorisent ce genre de situations.

Journal de récupération 1087-1 : SCP-1087 fut découvert suite à une série de morts de bétail inhabituelles, dont un cas dans lequel une vache avait été piétinée à mort par les autres vaches de la zone, puis partiellement dévorée par un petit carnivore inconnu (mais aucun autre animal). L’examen des environs mena le personnel de la Fondation à une grange à plusieurs kilomètres de là. La grange était inutilisée, ses propriétaires ayant été incarcérés après avoir tué leur fils de huit ans. Une force d’intervention mobile captura SCP-1087 à l’aide de gaz anesthésiant et le rapporta au Site 38 pour le confiner. Une autre étude suggéra qu’une série de meurtres inhabituels à travers le sud-est des États-Unis pourrait avoir eu un lien avec SCP-1087, en raison de ce qui pourrait être de petites traces de morsures de primates sur chacune des victimes. Cependant, aucune preuve concluante n’a jamais été trouvée pour soutenir cette hypothèse.

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