Hangar du Dr MOx

Rapports

Objet # : SCP-XXX-FR

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SCP-XXX-FR le jour de sa capture.

Niveau de menace : Vert

Classe : Sûr

Procédures de Confinement Spéciales : SCP-XXX-FR est contenu dans une cellule de confinement de 12m x 12m x 4m. Un sas avec des portes opaques, et dont les murs, le sol et le plafond sont recouverts de LEDs, permet l'accès à la cellule. La salle peut être verrouillée hermétiquement à distance. Des bandes de caoutchouc opaques ont été installées à la sortie du sas (côté salle) pour éviter un flash lumineux dans toute la pièce lors de l'ouverture de la porte. Des lunettes de vision nocturne sont mises à la disposition du personnel à l'entrée de la cellule. Vingt panneaux vierges de 2,5m x 1,5m ont été mis à la disposition de SCP-XXX-FR, et des documents déclassifiés lui sont régulièrement amenés.

Description : SCP-XXX-FR est un être vivant semblable à un mycélium de couleur noire avec des ramifications ne dépassant pas 10 mm d'épaisseur, qui occupe une surface circulaire d'environ 35 cm de diamètre. SCP-XXX-FR bouge très rapidement le long de n'importe quelle paroi, quelle que soit la matière, en émettant un son de frottement très caractéristique. Il se déplace exclusivement dans l'ombre et de manière à ne pas être vu, ne se décollant jamais des surfaces. SCP-XXX-FR est capable de récupérer les pigmentations de n'importe quelle représentation graphique et de les réutiliser à sa guise, ne laissant que le support sans aucune trace d'imprégnation. SCP-XXX-FR peut reproduire à la perfection des représentations complexes, mais il est surtout capable de réaliser des créations originales le plus souvent sous la forme de fresques murales. SCP-XXX-FR est capable de lire, écrire, entendre et comprendre le langage humain, bien qu'aucun organe oculaire ou auditif n'ait été observé le jour de sa capture.

SCP-XXX-FR a été découvert dans le Site-██████, en 2015 quand le personnel du site s'est retrouvé confronté à une série d'incidents. Pendant plusieurs semaines, des inscriptions murales et des représentations picturales se sont retrouvées modifiées ou grimées. Des panneaux de signalétique standardisés, comme ceux à l'entrée des cellules de confinement, ont été intervertis. Une équipe d'investigation a donc été formée pour découvrir l'origine du phénomène. L'équipe a découvert des sons étranges enregistrés par des microphones de sécurités dans les couloirs, qui ont conduit à la découverte de SCP-XXX-FR. Lors de sa capture, SCP-XXX-FR s'était réfugié dans le hangar de stockage du niveau -2, dont l'éclairage était hors service. Les membres de la FIM ont appréhendé SCP-XXX-FR en le braquant avec les lampes torches de leurs armes. Quand SCP-XXX-FR fut totalement éclairé, sans possibilité de fuite, il produisit un son très aigu. Il a finalement été déplacé à l'aide des lampes jusqu'à une cellule provisoire.

Le lendemain, une équipe scientifique composée du Dr Moreau et du Dr Laurence, fut envoyée dans la cellule avec des lunettes de vision nocturne. La cellule provisoire, était parsemée de graffitis :
« Je n'ai rien fait », « Laissez-moi », « Partez ! »…
Bien que la pièce soit plongée dans le noir, SCP-XXX-FR se bougeait sans cesse pour éviter d'être vu avec les lunettes de vision nocturne. SCP-XXX-FR semblant savoir écrire, le Dr Laurence a demandé à voix haute si l'entité comprenait ce qu'ils disaient. Aucune réponse audible ne fut entendue, mais un nouveau graffiti apparut sur un mur après le passage de SCP-XXX-FR : « OUI ».

Depuis, l'équipe de recherche affectée à SCP-XXX-FR a pu « dialoguer » de cette façon avec lui. SCP-XXX-FR n'écrit que rarement des phrases entières, mais écrit des mots, des expressions, des petites phrases pour répondre aux questions. SCP-XXX-FR se définit comme un farceur et un artiste.
Il a avoué avoir volontairement modifié certains panneaux, et même certains documents dans le but de voir les réactions que cela engendrerait. Il a été observé que SCP-XXX-FR réutilisait les pigments de ses premiers graffitis pour écrire les nouveaux, montrant ainsi qu'il ne transporte avec lui qu'une quantité limitée de pigments. Un pot de peinture a été introduit dans la cellule, mais SCP-XXX-FR a manifesté qu'il ne pouvait utiliser que ce qui était inscrit sur l'étiquette du pot et non la peinture en elle-même. Des documents obsolètes, dont certains en couleurs, ont été introduits dans la cellule et SCP-XXX-FR a pu les utiliser (il est à noter que les papiers, une fois dépourvus de pigments, peuvent être réutilisés, faisant ainsi de SCP-XXX-FR un atout pour le développement durable de la Fondation). Après un mois, le Dr Laurence a observé que SCP-XXX-FR pouvait manifester de la confiance envers les êtres humains. Ainsi, SCP-XXX-FR utilise des typographies et des couleurs en plus de l'écriture, pour donner du sens à ce qu'il écrit quand il est en présence du Dr Laurence seule.
Lorsque SCP-XXX-FR est en présence des deux docteurs ou du Dr Moreau uniquement, il se contentera d'écrire dans un style plus traditionnel d'écriture.

Après deux mois d'observation, SCP-XXX-FR a été transféré dans la cellule de confinement avec les dispositifs de sécurité actuels.

Malgré la nouvelle cellule dédiée à l'expression graphique, SCP-XXX-FR a manifesté la demande de pouvoir sortir de sa cellule et de se déplacer dans le Site en écrivant sur l'un des murs de sa cellule le mot « inspiration ». Le Dr Laurence a suggéré une liberté conditionnelle, lui autorisant de sortir de sa cellule uniquement pendant des tranches horaires proches de midi et par jour de beau temps, la lumière du soleil l’empêchant de s'évader du Site. Après autorisation du comité scientifique et de la commission de la sécurité, des autorisations de sorties exceptionnelles peuvent maintenant être demandées par le personnel scientifique de SCP-XXX-FR. Les sorties sont soumises à des règles très strictes, qui doivent être rappelées à SCP-XXX-FR à chaque sortie :

  • Chaque sortie ne doit s'effectuer que dans un secteur précis et délimité du site, déterminé avant la sortie de SCP-XXX-FR de sa cellule et uniquement pendant une période comprise entre 11 H 30 et 14 H 30 les jours de soleil.
  • Une équipe de trois membres de la FIM doit se trouver dans le secteur choisi pour la sortie.
  • Il est strictement interdit à SCP-XXX-FR de rentrer dans les compartiments sensibles.
  • Il est strictement interdit à SCP-XXX-FR de modifier ou d'effacer des inscriptions, des documents ou toute autre information vitale au Site.
  • SCP-XXX-FR doit signifier sa présence toutes les quatre minutes en émettant un son aigu au niveau d'une grille d'aération proche des membres de la FIM chargés de sa surveillance.

Tout manquement à ces règles causera l'enfermement définitif de SCP-XXX-FR et une sanction pourra être appliquée au personnel scientifique de la sortie si celui-ci a commis une négligence. Lors des sorties, la grille de ventilation de la cellule est ouverte à distance, permettant à SCP-XXX-FR de se déplacer dans le site via le réseau d'aération sans craindre la lumière. Ces sorties ont pour but d'évaluer la perception de SCP-XXX-FR, en vu d'utiliser ses capacités de perception et de reprographie sur des SCP dont les visuels ne sont pas fiables ou absents. La liste des SCP qui pourraient faire l'objet d'une tentative de reprographie par SCP-XXX-FR sont :

Depuis le début des sorties, SCP-XXX-FR a réalisé plus de 400 dessins et fresques murales. Les productions dépeignent souvent des lieux du site, représentés avec plus de couleurs et des illusions d'optiques rappelant ESCHER1. Il arrive aussi à SCP-XXX-FR de représenter des membres du personnel, ou des SCP qu'il a vus sur des panneaux ou des documents. Certaines productions sont marquées d'un pseudonyme : Kerus. Interrogé à ce sujet, SCP-XXX-FR a indiqué que c'était son nom, et qu'il ne le mettait que sur les créations qu'il trouvait réussies.

Addendum du 23/04/2016 : SCP-XXX-FR a reproduit avec un haut niveau de détail SCP-650 sur le mur d'un couloir du niveau 3. La représentation n'étant visible que depuis l'autre extrémité du couloir, elle fut prise pour réelle, et une équipe de la FIM a été mobilisée pour sécuriser SCP-650. L'équipe d'intervention a finalement pris le canular comme un exercice réalisé en un temps record.
il a été demandé à SCP-XXX-FR de ne pas recommencer, sous peine de sanctions.

Addendum du 18/07/2016 : Le 17/07/2016, lors d'une "discussion" entre SCP-XXX-FR et le Dr Moreau, SCP-XXX-FR a clairement signifié ne pas vouloir se faire examiner par le docteur, et ce malgré l’insistance de ce dernier. La « conversation » a fini par devenir virulente au point que le docteur proféra des insultes envers SCP-XXX-FR. Le lendemain, SCP-XXX-FR profita de sa sortie programmée à 12H30 pour réaliser une nouvelle fresque dans la salle de repos du personnel. Celle-ci représentait le Dr Moreau dans une posture █████ ███████. Elle fut observée aux alentours de 13H45 et a rapidement mis au courant tout le personnel du litige. Le lendemain, lors de sa deuxième sortie programmée, SCP-XXX-FR remplaça son dessin par une fresque dans le style psychédélique-géométrique. La fresque, ayant l'air de plaire à l'ensemble du personnel, n'a pas été effacée.

Traductions

Traduction du rapport annexe SCP-610-L3.

notation: 0+x

La destruction du Site C, causée par un soudain effondrement durant la tentative d'exploration SCP-610-L2, a entraîné une série d’événements inattendus sur le Site A. Lors de la destruction pyrotechnique de la formation sphérique du site C, les habitants infectés par SCP-610 du site A ont été enregistré par un drone aérien, entrain de convulser. Les infectés immobiles ainsi que toute la chaire infectée présente autour des objets immobiles du village ont rapidement commencé à se décomposer et à mourir. Les infectés mobiles ayant pu reformer leurs pieds, se sont tous dirigé vers une habitation de classe supérieur et sont rentré à l’intérieur. Lorsque les infectés sont entrés dans le bâtiment, les fondations se sont effondrées, révélant la présence d'un trou en dessous. La comparaison entre la taille du trou et la structure qui s'y tenait rend impossible le fait que la structure ait pu tenir sans s’effondrer, ce qui suggère que quelque chose dans le trou supportait l'entière structure et qu'en se retirant elle a exposé le trou.

Le trou à l'air libre est suffisamment large pour contenir trois hommes adultes debout, épaule à épaule. Le projecteur du drone télécommandé n'a pas réussi à éclairer plus que les quatre premiers mètres de l'intérieur du trou. Des objets ont été largués dans le trou sans produire de son d'impact, suggérant que le fond se trouverait potentiellement à plus de mille mètres de profondeur.

Des recherches à l'extérieur du trou du site A ne pouvaient être menée qu'en deux heures.

En trente minutes, un total de trois équipes d'explorations constituées de deux à trois membres de recherche et de quatre à cinq membres d'escorte armées, se sont dispersées dans les restes du village et ont mis en place des stations. Une exploration humaine a été immédiatement approuvée et envoyée au site A. Toutes les formes de vie infectées qui ne se sont pas enfui dans le trou sont mortes et se sont rapidement décomposée. Des échantillons d'air ambiant du site A ont indiqués une mort de toute la matière liée à SCP-610. Des recherches à l'extérieur du trou du site A ne pouvaient être menée qu'en deux heures. Des échantillons d'infectés décédés et de la matière convertie/corrompue ont été renvoyés au QG pour conditionnement et transport. Une équipe a été en mesure de récupérer un échantillon de tissu de SCP-610 toujours en vie d'un bâtiment et de le conditionner pour la recherche. Durant la deuxième heure d'exploration du site A, plusieurs unités d'écholocalisation ont été mises en place autour du trou dans le but d'obtenir une carte précise du trou et si possible des branches de tunnels.

Sur la fin de la deuxième heure, avant que les unités d'écholocalisation aient pu être activées, une activité sismique est survenue sur le site A. Deux des trois équipes sont restées sur le site pendant que la troisième était en route pour le QG avec les échantillons. La troisième équipe a reçu l'instruction de retourner au QG lorsque que l'activité sismique s'est déclaré et l’ordre a été donné de ne pas retourner au site A pour assistance.

L'activité sismique au site A a atteint le niveau 2,3 sur l'échelle de Richter avant de s’arrêter. Immédiatement après l'activité sismique, un nuage de spores de SCP-610 a jailli du trou et a recouvert une zone autour du trou sur une envergure de cinquante mètres. Le personnel sur site étant en combinaisons hazmat de niveau A, l’éruption de spores n'a conduit à aucune infection. Durant l'éruption, chaque équipe sur le site A a rapportée subir des attaques de formes de vie aviennes infectées par SCP-610. Ces organismes ont été capturés par l'équipement vidéo du drone télécommandé, qui montre un état très avancé de contamination ; il est impossible de dire à partir de quoi elles ont mutés pour atteindre ce stade. Beaucoup des créatures aviennes ont attaqué en ouvrant leurs têtes en deux et en les refermant sur les membres de recherche puis en les emportaient en l'air pour les lâcher dans le trou si possible. Les créatures aviennes se sont avérées être vulnérable aux armes à feu légères. Au total, deux des membres de recherche ont été perdus dans le trou et un autre a été blessé à cause d'un feu croisé. Le membre du personnel blessé a été immédiatement abattu, montrant des signes d'infection dû à la déchirure dans sa combinaison.

Avant que le contact vidéo et radio ne soit perdu avec les équipes restantes dans le site A, une seconde activité sismique a commencée, de magnitude 1 à 1,5 sur l'échelle. L'attention a donc été dirigé vers le trou pour préparer un second assaut. Une seconde éruption de sports a jailli du trou durant la montée en puissance de l'activité sismique. Au moment où l'activité a atteint la magnitude enregistrée de 3 à 3,5, une nouvelle entité inconnue de SCP-610 a commencée d’émerger du trou. Le seul enregistrement de la créature montre une tête humaine gonflée approximativement vingt fois plus grosse que la normale perçant hors du trou, sans corps discernable. Le contact radio et vidéo ont ensuite été perdus quand le séisme a atteint la magnitude 7 pendant deux secondes avant de cesser brutalement. La surveillance aérienne a posteriori du trou du site A et des environs n'a montré aucune activité et aucune trace des équipes de recherche ou de leur présence lors de l'incident. Tout le personnel et l'équipement sont considérés comme perdus.

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