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Dans la ville de [Censuré] en France


C'est la nuit sur la ville. Une ville urbaine tout ce qu'il y a de plus normale, pas très animée à cette heure du soir.

Pourtant, il sortait. Il sortait la nuit. Pourquoi faire ? Lui seul le savait.

Qui ça ? Mais "La truita de la notche" bien sûr !

C'est une légende de la ville. Tout le monde en a entendu parler, mais qui l'a vu réellement ?

Certains le décrivent comme un criminel, d'autres comme un héros.

Mais qu'est-il vraiment ?

Peut-être allons-nous le découvrir ce soir ?

Il se met en marche. Seul. Dans la nuit, vêtu d’une cape noire à capuche, le visage masqué par cette dernière ne semble pourtant pas l’aveugler pour autant.

Passant de ruelles en ruelles, à peine éclairées par des lampadaires, tout était silencieux, même ses pas.

"La truita de la notche" était discret comme une ombre.

Soudain, une voiture passe non loin de lui. Rien à signaler de plus.

Il s’était pourtant caché à l’ombre des lampadaires. On ne sait jamais.

Il attendit. Une minute. Puis, sorti de la pénombre. Plus rien. Il continua sa route.

Il marcha un moment entre les bâtiments d’une architecture fermette, rasant les murs.

A gauche, tout droit puis à droite, à force il connaissait le chemin par cœur.

Il passa près des ruelles habituelles mais chacune de ces voies près de la grande rue se ressemblaient, cependant il les avait apprises à force de passer près d'elles, quasiment chaque soir. Certaines étaient encombrées, d'autres non, certaines avaient des portes en bois, d'autres en fer sur les maisons endormies et les magasins fermés.

Mais même en connaissant le chemin par cœur et ayant appris leurs structures et contenu, le fait qu'il connaissent chaque recoins des alentours de la grande rue ne fit que renforcer sa surprise de s'être fait attraper par le bras puis tiré dans une allée.

Non, ce n'était pas celle de coutume, cette dernière était plus loin.

Il garda son calme et une fois dans cette nouvelle voie, il chuchota froidement :

« Tu aurais pu prévenir que tu changeais le lieu de rendez-vous, Dyliano.

-Héhé ! Que veux-tu ? Je suis un génie imprévisible. Répondit ce "Dyliano" à voix basse.

- Pourquoi ce changement ? On était ensemble aujourd’hui, tu aurais pu prévenir. Dit "La truita de la notche" non sans regarder froidement son interlocuteur.

-Imprévisible, j’ai dit. Et je n’avais pas prévu que la ruelle allait être surveillée désormais, je l’ai appris seulement ce soir. "Gertrude" m’a prévenu dans la soirée. Tu le connais, toujours au courant. La police secrète municipale, c’est son truc. Renchérit "Dyliano" en haussant les épaules.

-Et à chaque fois il risque de se faire prendre… M’enfin. Tu n’as rien oublié ? C’est notre ultime coup, ce soir. Le dernier des derniers, pour pas mettre encore "Gertrude" dans la panade et parce qu’il y a plus de vélib. Dis "la truita de la notche" en regardant son associé, souriant et le regard avide d’une réponse.

- No señor, je n’ai rien oublié même si ces « sorties nocturnes » vont me manquer. Dit "Dyliano" en faisant les signes de guillemets avec les mains, rendant son regard à son partenaire.

- Parfait ! Elles vont me manquer aussi. Mais tu sais très bien pourquoi on arrête. On en a déjà parlé et nous n’allons pas revenir là-dessus. Dit "la truita de la notche" le visage fermé.

-Je comprends, je comprends, j’ai juste dit ça comme ça. Bref. Dis "Dyliano" en fouillant dans un sac en toile noire non loin de là, dans lequel se trouve de multiples outils. Les vélibs n’ont qu’à bien se tenir !

-Mais on les a déjà tous, quasiment… Répondit "La truita de la notche"

-Ne casse pas mon délire !» S’esclaffa un peu trop fort "Dyliano", ce qui résonna entre les murs de la ruelle.

Cela attira à sa fenêtre, qui était ouverte, une dame, la trentaine, probablement par curiosité. "Dyliano" et "la truita de la notche" prirent le sac à deux mains et se dirigèrent d'un même pas vers l'extrémité sombre de la ruelle déserte. C'était sans compter la femme curieuse qui les repéra et les obligea à prendre un air décontracté, ignorant l'aura suspecte dont ils étaient affublé. Ils attendirent sans un bruit que cette dernière reparte, marchant aussi tranquillement que possible dans la pénombre, jetant quelques regards en direction de cette dernière, vérifiant quand elle rentrerait chez elle. Attente qui parut interminable, mais finalement, elle rentra chez elle, ne se méfiant pas des deux acolytes. Quelques minutes après qu'elle fut rentrée chez elle, ils sortirent de la pénombre et quittèrent sans un bruit la rue, tenant chacun une lanière du sac en passant par un autre chemin que celui qu'ils empruntaient habituellement, qui devait lui aussi, être surveillé.

Au bout de quelques instants à marcher à l’ombre des lampadaires, ils décidèrent de s’arrêter non loin des derniers vélib en liberté, mais suffisamment loin de leur point de départ. Ils se lancèrent un regard complice, se comprenant sans un mot. Il fallait être silencieux pour ça. Les vélibs, malgré leurs manques de conduit auditif ou même de tête, pouvais très bien les repérer : « Et ce n’est pas le but. » Comme dirait "Gertrude".

Mais ils le savaient déjà cela, ils prenaient toutes les précautions possibles pour être discret, au bout d’un moment ils avaient fini par le devenir, ils étaient synchrone, discret et presque… professionnel.

En un tour de main, en moins de temps qu’il en faut pour le dire, ils avaient réussi leur coup. Les derniers vélibs, attaché à la corde, à leurs pieds. Ils se regardaient avec un grand sourire, fiers de leur coup.

Il restait que deux vélib en liberté dans la ville, "La truita de la notche" étant le plus fort des deux, les pris sur son dos tandis que "Dyliano" pris le sac, désormais plus léger, mais aide tout de même son complice pour le déplacement des vélibs attachés. Ils repartirent en direction de la sortie de la ville. Une fois sortis et après un moment de marche, ils s’arrêtaient devant une trappe.
Le fameux «laboratoire de Dyliano» où ils placèrent les vélibs sauvages qu’ils capturaient lors de leurs sorties nocturnes habituelles. Mais là, c’était les derniers vélibs et le laboratoire ne pouvait en contenir plus que les deux nouveaux arrivants.

Une fois ces derniers placé dans le « laboratoire », "Dyliano" posa le sac par terre, près de son bureau et laissa "La truita de la notche" s’affaler sur le fauteuil légèrement délabré qui siégeait là depuis des années. Après un temps de silence où "Dyliano" regardais des feuilles sur son bureau, "La truita de la notche" brisa le silence en demandant :

«À quelle heure arrivent-ils ? » en regardant sa montre et en enlevant sa cape, qu’il avait toujours sur le dos, laissant voir ses écailles grises parsemé sur son visage et sur son corps.

-D’ici une vingtaine de minutes, tu sais à quel point "Gertrude" est à cheval sur les horaires.» Répondit "Dyliano", le nez toujours dans ses documents et écrivant parfois sur ses derniers, ne remarquant pas l’aspect anormal de son collègue, elle y était habituée après tout.

Dix minutes passèrent.

Les deux compères n’avaient pas quitté leurs places. "La truita de la notche" semblais impatient.

Vingt minutes. On toqua à la trappe, ce qui fit sursauter l’homme écailleux.

"Gertrude" entra dans le « laboratoire », tout sourire. Il fut accueillit avec sourire de la part de "La truita de la notche" et "Dyliano" et entama la conversation.

« Toujours dans ce vieux local poussiéreux que tu appels « laboratoire » ? Décidément, quand prendras tu un vrai endroit propre et aux normes pour garder des objets anormaux comme ceux-ci ? Dit "Gertrude" en pointant la porte où était confiner les vélibs.

- Hé ! Je me sens mieux dans ce genre d’endroit ! Et puis, l’important c’est que ça marche, non ? Répondit "Dyliano".

-Meh. Enfin bref. Les agents vont devoir sortir les différentes instances confiner ici pour les emmener dans le convoi à l’extérieur, ça ne prendra pas longtemps et ces instances seront surement classée sur, mais rester prudent, vous n’êtes encore que des recrues… Oui, je sais, vous avez de l’expérience blablabla bref ! Dit-il en voyant le visage consterné de "Dyliano" et de "La truita de la notche". Restez à l’écart, on ne sait jamais ce qu’un SCP peut faire, même si vous avez bel et bien respecté les procédures, oui. »

Les agents entrèrent dans le « laboratoire » et ouvrirent la porte de la cellule où était confiner les instances et les sortirent sans problème pour les mettre dans le convoi où ils allaient être déplacé jusqu’à leur cellule de confinement définitif. "Dyliano" et "La truita de la notche" restèrent en retrait, comme leur avait demandé « Gertrude » leur supérieur. Le garçon écailleux regarda sa montre. Trois heures dix du matin. Il tira la manche de "Dyliano" pour lui montrer, il avait le visage légèrement paniqué. "Dyliano" regarda la montre de "La truita de la notche" et fis signe à "Gertrude" quand les agents eurent fini de déplacer les instances. Il s’approcha des deux jeunes et leur adressa ces mots :

«Bien ! Ces instances SCP sont désormais entre de bonnes mains. Merci d’avoir aidé à le confiner. La Fondation vous recontactera certainement. Au plaisir» Dis "Gertrude" avant de partir du «laboratoire» et partir avec tout le convoi dans le silence le plus total.

Et c’est ainsi que "La truita de la notche" repartis en courant dans la nuit, tel une ombre, après avoir salué son partenaire.

Quand il rentra chez lui par la fenêtre de sa chambre, il fut accueilli par «la mama».

C’est ainsi que se finit la légende de "La truita de la notche" personne ne sut jamais son identité dans cette ville. Ni ce que sont devenus tous les vélibs disparu dans la semaine du ██/██/████ au ██/██/████.


Cantine du Site Aleph. 10 heures du matin.

Sandrine, la sulfureuse employée de la comptabilité entra, pris une pomme puis est allé s’asseoir à côté de D-1202. Ce dernier était occupé à donner à manger au Dr Hinault pour son petit-déjeuner. En voyant Sandrine s’asseoir à côté d’eux, il la salua.

«Oh ! Bonjour, monsieur D-1202, comment va le Dr Hinault aujourd’hui ?

-Ma foi, il a l’air d’aller bien, même s’il est encore un peu endormi.

-Mais à quoi il peut bien penser de si bon matin ?

-Qui sait ? C’est un saumon… »

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