La tour de Wardenclyffe du Dr Tesla

Manuel Administratif, volume premier : l'organisation de la Branche Française

La Fondation est dirigée par le Conseil O5. En ne le considérant que comme une seule entité, celui-ci est à la fois Président, Premier Ministre et Parlement : garant de l'indépendance de la Fondation, il est aussi "chef du gouvernement" des Directeurs Généraux, en plus de voter les politiques globales régissant la Fondation.
Les Directeurs Généraux de Départements sont équivalents aux ministres : ils dirigent, selon leur compétences et à l'échelle globale, tout un champ d'action spécifique de la Fondation (sécurité, recherche…) et prennent leurs ordres directement du Conseil O5. Ce sont eux qui donnent leurs ordres aux Directeurs de Département de chaque Branche et aux Directeurs de Département Locaux, qui les représentent sur une installation donnée.
Les Directeurs de Sites peuvent être assimilables aux préfets et aux maires : ils représentent le Conseil O5 sur une installation donnée qu'ils ont à leur charge. Ils ont également sous leurs ordres les Directeurs de Département Locaux.

Le Comité d'Ethique est en quelque sorte le Conseil Constitutionnel de la Fondation : créé à la suite d'exactions commises peu de temps après la création de la Fondation, il vérifie que les décisions du Conseil O5 soient conformes à l'éthique, et possède un droit de veto si ce n'est pas le cas. En règle générale, il s'occupe à la fois de surveiller l'ensemble de la Fondation à toutes ses échelles et de conseiller les O5. Le Comité d'Ethique est un ministère indépendant, et ses membres ne peuvent pas y cumuler un siège avec une fonction de direction supérieure.


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Du fait de son rôle particulier, le Département Administratif n'est pas dirigé par une "Direction Générale de l'Administration". En effet, c'est le Conseil O5 qui remplit cette fonction, en établissant les grandes politiques de la Fondation, que le Département Administratif doit ensuite appliquer. Les Directeurs des différents bureaux du Département Administratif sont parmi les fonctionnaires les plus hauts placés et les plus influents de la Fondation.










Procédures de Confinement Spéciales : Les entrées et sorties de SCP-CAP-FR doivent être surveillées afin d'empêcher toute éventuelle sortie d'une entité SCP-CAP-FR-1. Du fait des conditions particulières de l'apparition de SCP-CAP-FR, aucunes autres mesures de confinement ne se sont avérées nécessaires.

Description : SCP-CAP-FR désigne un ensemble de cinq (5) tours de bureau baptisé « Centre Olympia », situé dans le quartier de la Défense, au nord de Paris. Chaque tour fait partie de la catégorie des Immeubles de Grande Hauteur (IGH) et toutes sont en conformité avec la législation correspondante en vigueur en 1989. Les tours se répartissent comme suit :

  • Tour …, 57 mètres de hauteur, sud-est du centre,
  • Tour …, 62 mètres de hauteur, sud-ouest du centre,
  • Tour Smith, 68 mètres de hauteur, ouest du centre,
  • Tour Rand, 74 mètres de hauteur, est du centre,
  • Tour X, 80 mètres de hauteur, nord du centre.

Le rez-de-chaussée du « Centre Olympia » est fait d'un niveau reliant chaque tour et accueillant des restaurants et des magasins.

SCP-CAP-FR est apparu spontanément dans la nuit du 12 au 13 mars 1989 sur un terrain non bâti du quartier de la Défense, n'occasionnant aucune destruction matérielle. La forme générale du « Centre Olympia » correspondait d'ailleurs plus ou moins à l'emplacement sur lequel il est apparu, de même que son architecture se trouvait adaptée vis-à-vis du style des constructions alentours. Cette apparition ne semble cependant pas être le fait d'une quelconque organisation extérieure.

La Fondation a pris connaissance de l'apparition de SCP-CAP-FR environ quatre heures après l'événement, grâce au système de surveillance du niveau de réalité de région parisienne. Celui-ci a en effet enregistré une chute brutale et très localisée du taux de Humes dans le quartier de la Défense, correspondant à l'apparition spontanée du « Centre Olympia ». La Fondation a immédiatement mis en place une cellule de crise afin d'élaborer un scénario de couverture. Cependant, le retard dans la détection de l'anomalie (dû aux limites de l'informatique de l'époque) et le temps de réaction des différentes composantes de la cellule de crise ont fait que cette dernière ne put êtres mise en place avant l'arrivée des premiers travailleurs dans le quartier concerné.

Cependant, et de manière imprévue, l'apparition de nouvelles tours ne suscita aucune réaction parmi ces travailleurs — les premiers individus exposés à l'anomalie — et, comme il s'est avéré plus tard, parmi le monde civil en général. S'il a pu être déterminé que tous les individus percevaient bien SCP-CAP-FR, ceux-ci n'ont pas semblé concevoir la dimension anormale de l'apparition spontanée de nouveaux bureaux2. La prise de contact avec l'État français a pu confirmer ces résultats : le caractère anormal de l'événement avait également échappé à toutes ses composantes.

Il n'a pas été possible de déterminer si l'absence de réaction face à l'apparition de nouvelles tours était due à un effet anormal, ou si, celles-ci se fondant correctement dans le paysage urbain, personne parmi le monde civil ne l'a effectivement remarqué. Malgré la nature intrinsèquement imprévisible de l'anormalité, la cellule de crise a jugé « possible » que le « Centre Olympia » disparaisse dans les mêmes conditions qu'il était apparu. Il est supposé qu'une telle disparition passerait elle aussi inaperçue.







MANUEL ADMINISTRATIF

Volume premier :

Organisation générale de la Fondation


Troisième édition compilée par Natasha Matheny, coordinatrice à l'Administration Générale



0. Avant-propos

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I. A l'échelle globale

1. Organigramme

1.1. Visuel

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1.2. Nomenclature

2. Départements

2.1. Commandement

Les deux organes décisionnels de la Fondation, le Conseil O5 et le Comité d'Éthique, sont communément regroupés de manière informelle sous le nom de « commandement ». Les Superviseurs sont en communication permanente avec le Comité, qui les conseille dans leurs décisions. Bien que le Conseil O5 garde en toutes circonstances l'autorité suprême au sein de la Fondation, le Comité d'Éthique dispose de plusieurs leviers juridiques permettant de limiter ce pouvoir en cas de besoin.

2.1.1. Conseil O5

2.1.2. Comité d'Éthique

2.2. Département Administratif

2.3. Département des Affaires Externes

Chapitre à paraître.

2.4. Agence du Renseignement

Chapitre à paraître.

2.5. Département Scientifique

Chapitre à paraître.

2.6. Département de l'Ingénierie et des Services Techniques

Chapitre à paraître.

2.7. Département de la Logistique

Chapitre à paraître.

2.8. Département de la Manufacture

Chapitre à paraître.

2.9. Département Médical

Chapitre à paraître.

2.10. Département de la Sécurité

Chapitre à paraître.

2.11. Département de la Sécurité Interne

Chapitre à paraître.

2.12. Forces d'Intervention Mobiles

Chapitre à paraître.

3. Les Branches Internationales

II. A l'échelle locale

Chapitre à paraître.

III. Annexes





MANUEL DE L'ARCHITECTE

Pour la conception d'installations sécurisées, permanentes ou temporaires, aux normes de la Fondation


Cinquième édition compilée par …, Directeur du DI&ST de la Branche Française


Avant-propos

Les architectes de la Fondation exercent un métier bien singulier. Au croisement de l'ancien art de fortifier, de l'architecture carcérale et de la planification urbaine, leur savoir-faire constitue un atout véritablement unique, aussi bien dans le monde anormal que dans le monde civil. La mission de la Fondation repose sur des installations capables de protéger le monde extérieur — et de se protéger elles-mêmes — du danger qu'elles renferment. Architecture de l'isolement, qui demande par conséquent d'assurer une mise à l'écart du monde extérieur, de ses aléas et des factions hostiles. Mais comme tout lieu de travail, enfin, un site de la Fondation est également un lieu de vie et de sociabilité. Si les aspects fonctionnel et sécuritaire sont prioritaires dans leur conception, les installations se doivent également d'être vivables pour le personnel qui les occupent. Autant d'enjeux auxquels les architectes de la Fondation ont appris à répondre, faisant de leur savoir-faire un objet jalousement gardé. C'est toute la raison d'être du présent manuel que de compiler ces connaissances afin de les faire perdurer.






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Ile1.jpg

L'un des abris bétonnés côtiers de SCP-ILE-FR

Objet # : SCP-ILE-FR

Niveau de menace : Orange

Classe : Euclide

Procédures de Confinement Spéciales : bl
bl
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Description : SCP-ILE-FR est une île située au milieu de l’Atlantique Nord, aux coordonnées [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Sa superficie est actuellement inconnue. La majorité des côtes de SCP-ILE-FR est composée de falaise, et l'île ne possède qu'une seule plage autorisant les débarquements. De nombreuses fortifications côtières très diverses sont implantées sur toutes ses côtes, et en particulier sur sa plage. Ces fortifications se composent d'abris et de bunkers bétonnés ainsi que d'obstacles maritimes et terrestres en tous genres, dont le style rappelle les fortifications du milieu du XXe siècle. Un grand nombre de ces fortifications présentent un état de délabrement avancé.

Un nombre important de bâtiments occupe également SCP-ILE-FR. Les plus proches des côtes sont systématiquement en grande partie démolis, tandis que cet état de délabrement diminue à mesure que l'on se rapproche du centre de l'île. Malgré cela, l'agencement de ces bâtiments montre qu'ils faisaient partie d'un réseau organisé, réseau se densifiant également à mesure que l'on se rapproche du centre de l'île.

SCP-ILE-FR est affecté par une anomalie spatiale semblable à un "allongement" des distances à mesure que l'on se rapproche de son centre. De fait, il a été jusque-là impossible d'atteindre ledit centre : toutes les équipes d'exploration s'en sont rapproché indéfiniment avant d'abandonner. Malgré cette anomalie, la surface de SCP-ILE-FR n'est pas supposée infinie, et son centre est en théorie atteignable après un temps de trajet estimé à [DONNÉES SUPPRIMÉES]. L'île semble de plus constamment entourée et recouverte d'une épaisse brume indépendante des conditions météorologiques alentours. Ce phénomène rend SCP-ILE-FR invisible au-delà de sept kilomètres (7 km) et depuis l'espace.

Il est à noter que l'ensemble de SCP-ILE-FR possède un taux de Humes beaucoup plus élevé que la moyenne, augmentant graduellement à mesure que l'on se rapproche de son centre.

SCP-ILE-FR est occupée par des entités humanoïdes désignées SCP-ILE-FR-01 ci-après. Ces entités sont à l'origine des constructions présentes sur l'île et, bien que non fondamentalement hostiles, tentent d'empêcher l'accès à SCP-ILE-FR par tous les moyens possibles, et en utilisant la force s'il le faut. La communication avec les entités SCP-ILE-FR-01 est possible grâce à leur maîtrise partielle de plusieurs langages humains et une certaine capacité d'apprentissage, malgré une nature visiblement intrinsèquement anormale4. Celles-ci démontrent une intelligence et une sociabilité proches de leurs équivalents humains, mais également des différences fondamentales.

Atatalante.jpg

L'Atalante photographié depuis le B2M Nekker.

Addendum : Le … 2012, un porte-conteneur civil signala au milieu de l'Atlantique Nord un "navire fantôme" dérivant sans équipage. Le signalement attira l'attention de la Fondation car les inscriptions sur sa coque indiquaient qu'il s'agissait du FSCP-053 l'Atalante, déclaré disparu corps et biens en 1953, alors qu'il transportait

<ACCÈS REFUSÉ>

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<brèche du pare-feu détectée>

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[installation-02]

[veilleur n°113-02]

[statut : non-reporté]

seul

seul

seul

[date du dernier protocole de maintenance : xeX$r@re*/&ur]

[protocole de maintenance décennal enclenché]

à quoi bon

[début de la maintenance n°█████]

je eeeeeeeeeeeee

les autres ne répondent

peut-être traversent-ils des complications inattendues

des siècles de complications inattendues

à quoi bon_
[DONNÉES SUPPRIMÉES]
. La trajectoire de l'Atalante fut ensuite suivie par satellite pour permettre à un B2M de la Branche Française de rejoindre le "navire fantôme" et de lancer une investigation.

La fouille du navire révéla la disparition complète de l'équipage, de la cargaison et de la grande majorité des biens présents à bord avant sa disparition. Le seul objet de valeur retrouvé fut le journal de bord du capitaine, entièrement effacé à l'exception de l'entrée de l'entrée du ██/██/19██, entrée ne comprenant que les coordonnées suivantes : [DONNÉES SUPPRIMÉES].

Opération Atlantis-1 : bla
bla

Opération Atlantis-2 :

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La structure inconnue photographiée depuis une embarcation légère

À … heures, alors que la flotte se trouvait à environ six miles des côtes de l'île, une large structure métallique flottante est sortie de la brume. De nature inconnue bien que visiblement très délabrée, cette structure se déplaçait de manière autonome à une vitesse proche de deux nœuds (2 kt), sans qu'aucun signe de vie ne puisse être détecté à sa surface. Une escouade de Commandos Marins fut alors dépêchée pour inspecter la structure dans une embarcation légère. La forme hexagonale de la structure ainsi que la présence d'une plateforme pour hélicoptères furent confirmées. Toutefois, des anomalies ont également été remarquées : un tirant d'eau incompatible avec la taille et la masse supposée de la structure, … et [DONNÉES SUPPRIMÉES]. L'idée d'aborder la structure fut par conséquent abandonnée.

Il devint rapidement évident que le cap de la structure inconnue changeait en fonction de celui de la flotte, et en particulier de celui du BPC La Bastide. Celle-ci semblait "suivre" le bâtiment dans ses mouvements et conserver une trajectoire qui aurait provoqué une collision entre les deux navires, sans que cela puisse être expliqué. À … fut prise la décision de couler la structure du fait de la menace qu'elle représentait pour le navire amiral. Toutefois, à peine quelques minutes plus tard, l'objet se mit à émettre de violents grincements, avant de visiblement se désintégrer petit à petit. À …, la structure avait entièrement disparue.

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Ce texte apparaît sous l'image.

Opération Initia Itinere :

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Ce texte apparaît sous l'image.







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Dossier d'Information des Installations de la Fondation SCP

Désignation Officielle : Site Protégé de Commandement d'Urgence Français

Code d'Identification du Site : FFECHRC-Site-Heth

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Informations Générales


Création : 12/12/1918

Fonction : Conservation des archives de la Branche Française et centre de recherche historique et archéologique. Sert également de centre de gestion de crise pour le territoire français.

Taille : Superficie de 22 hectares

Couverture : Base militaire de l'Armée Française classée comme infrastructure de haute sécurité.

Organisation :

Secteur 1 (secteur protégé)

Aile A (surface) : Administration et quartiers du personnel

Aile B (surface) : Archives Modernes

Aile C (premier sous-sol) : Centre de Commandement d'Urgence

Aile D (premier sous-sol) : Logements d'Urgence

Aile E : (premier sous-sol) : Archives Anciennes

Aile F (second sous-sol) : Archives Critiques

Secteur 2 (centre de recherche historique et archéologique)

Secteur 3 (secteur de confinement)

Aile A - Poste de sécurité

Aile B - Confinement est

Aile C - Confinement ouest



Description de l'Installation


Le Site-Heth est initialement créé en 1918 dans l'ancien fort de ██████, fort polygonal du système Séré de Rivières, bâti entre 1874 et 1876 et cédé par le gouvernement Français du fait de son obsolescence. Celui-ci servait alors d'installation de confinement pour des objets de grande valeur ou à haut potentiel stratégique. Toutefois, en 1920, la destruction de toute la partie sud du fort par la brèche de confinement de SCP-███-FR pousse à l'abandon du site. La remise en l'état n'est en effet pas jugée rentable par les dirigeants de l'époque, le fort étant ainsi re-cédé au gouvernement français après que les derniers objets SCP aient été déplacés dans d'autres installations.

Dans les années 1970 est lancé le Programme Crépuscule Hivernal, qui impliquait la création d'installations sécurisées en cas de conflit thermonucléaire au cours de la Guerre Froide. L'ancien Site-Heth fut choisi pour l'installation du Centre de Commandement d'Urgence du territoire français métropolitain et le fort de ██████ a donc été acquis à nouveau par la Branche Française. N'ayant pas été remis en état jusque-là, le fort subit une reconstruction complète ainsi qu'une rénovation en profondeur, et devient la Zone-Protégée-Heth. En tant que telle, l'installation est dotée de mesures de sécurité exceptionnelles, comme des cages de Faraday, une surpression atmosphérique dans toute l'installation et un système de filtration de l'air, en plus d'une source d'eau et de réserves de vivres. Ainsi, la Zone-Heth est capable de résister aux attaques nucléaires5, bactériologiques et chimiques (NBC) et de fonctionner de manière autonome pour une durée de deux mois.

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Le fort de ██████ en 1918.

En 1992, la probabilité d'un conflit nucléaire mondial ayant grandement diminuée suite à la fin de la Guerre Froide, la Zone-Protégée-Heth est déclassée en Site-Heth. Bien qu'elle conserve encore un Secteur Protégé abritant le Centre de Commandement d'Urgence, qui reste une installation de haute sécurité, le Site accueille désormais des anomalies. En effet, les systèmes de régulation de l'atmosphère à l'intérieur des locaux ont été jugés idéaux pour la conservation d'archives et d'objets SCP fragiles. Ainsi, le Site-Heth est désormais l'installation de recherche et de confinement principale de la Division Histoire et Archéologie, ainsi que le lieu de stockage des archives de la Branche Française. Les anomalies confinées sur place, de classe Sûr voire Euclide, le sont pour leur valeur historique et la proximité des archives, ce qui facilite le travail des historiens.

Enfin, le Site-Heth abrite les locaux de la FIM bleh-42 "Bleh", spécialisée dans l'archéologie, la recherche historique et la conservation d'objets anciens.


Organisation du Personnel


  • Direction :

Directeur du Site : Bernard Roche (4)

Directeur des Ressources Humaines : (3 - 4/RH)
Responsable des Affaires Internes : (3)
Responsable du Comité d'Éthique : (3)

Effectifs : 20

  • Commandement d'Urgence :

Responsable : Alexis Lacombe (3 - 4/EM)
Effectifs : 25 (DS) - 15 (DSI) - 5 (BSBI6)

Composante Spéciale du DS, le Commandement d'Urgence est le premier rempart face à un Évènement de Classe-K ou toute autre crise majeure impliquant l'activation d'un Protocole d'Urgence7, et ne dépend alors plus de la structure hiérarchique classique : en temps de crise, les Commandants d'Urgence prennent leurs ordres directement du Conseil O5.

Les Centres de Commandement d'Urgence sont répartis dans des lieux stratégiques et placés au sein d'installations hautement sécurisées. Ceux-ci possèdent des moyens de communication avancés et de quoi superviser des opérations post-cataclysme, comme le système SYCOMURA8. Les Centres possèdent également des bunkers d'habitation pour le personnel de l'installation correspondante et d'éventuels rescapés extérieurs.

  • Archives :

Responsable : Sofia Jacobin (4)
Effectifs : 37 (Département Administratif)

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Des coffres sécurisées des Archives Critiques sur le Site-Heth.

Le Site-Heth est actuellement l'installation abritant la plus grande quantité de documents d'archives de la Branche Française. Par conséquent, celui-ci nécessite un nombre important de conservateurs spécialisés et de restaurateurs du Bureau des Archives. De plus, le Site-Heth abrite les Archives Critiques de la Branche Française, en faisant une installation stratégique. Les archivistes de cette division sont des documentalistes possédant de hauts niveaux d'accréditation du fait des informations sensibles contenues dans les documents qu'ils manipulent. Ceux-ci sont sélectionnés après une carrière exemplaire au Bureau des Archives puis passent des tests psychologiques rigoureux pour s'assurer de leur fiabilité. Ils reçoivent fréquemment de nouvelles archives à classifier et des documents en tous genres et sont chargés de leur bonne conservation.

  • Centre de recherche historique et archéologique

Responsable :
Effectifs : (Division Archéologie et Histoire)

Le Site-Heth est la principale installation du Département d'Histoire et d'Archéologie sur le territoire français. Les chercheurs, historiens et archéologues, y étudient les anomalies confinées et retracent leur historique ainsi que leur potentielle influence sur le cours de l'Histoire, bénéficiant des Archives Anciennes, critiques ou non. Ceux-ci étudient également l'histoire de l'anormal et des organisations y étant lié.

  • Confinement :

Responsable : Spé Maxime Rostaing (3)
Effectifs :

Les anomalies confinées sur le Site-Heth ne présentant généralement pas de menace excessive, les équipes de confinement de l’installation sont avant tout formées à la conservation d'objets anciens et à la restauration. Les formations à ce sujet se font par ailleurs sur le Site-Heth.

  • Sécurité :

Responsable : Cdt Fabien Bucchini
Effectifs : 50

Les agents de sécurité du Site-Heth sont chargés d'effectuer des patrouilles pour sécuriser la grande surface de l'installation, ainsi que de veiller à la protection des Archives Critiques et du Centre de Commandement d'Urgence. Du fait de son intérêt stratégique, le Site-Heth est, en plus de sa nature fortifiée d'origine, doté de mesures de défense importantes pour une installation de cette taille, comme des missiles sol-air Mistral ou des missiles antichar Milan ER. Le secret de son emplacement exact reste toutefois la mesure de sécurité la plus efficace.


Liste partielle des anomalies confinées sur le Site


SCP-295-FR




Gentilshommeries

Il y a oppression contre le corps social lorsqu'un seul de ses membres est opprimé.

Mademoiselle de Maurepin faisait tourner la phrase en boucle dans sa tête. Chacun de ses mots résonnait avec l'un de ses combats. Tous pesaient lourdement de leur sens et du souvenir d'une lutte — du souvenir de la Lutte.

Il y a oppression contre chaque membre lorsque le corps social est opprimé.

Oui. Voyant du sang couler sur ses doigts, elle hésita pendant une fraction de seconde. Elle n'aimait pas le sang. Elle n'aimait pas ce qu'impliquait la vue du sang. Encore moins lorsqu'elle en était à l'origine. Mais le devoir l'appelait. Le Bien, le Beau et le Vrai la poussait à agir.

Alors elle répéta sa question, en menaçant le trafiquant d'abattre à nouveau sa tête contre le bureau.

« Où est le Marquis ? »

En vérité, les transcendances qu'étaient le sens du devoir et les idéaux Gentilshommes lui restaient imperméables. Seules la souffrance et la destruction des corps lui importait. Le matériel passait avant l'essentiel. La peau lacérée des deux Petits Messieurs et leurs plaintes geignardes, les cages dont elle les avaient sortis, leurs incontestables traces de viol, tout cela importait plus qu'une vague idée du bien ou du devoir.

L'homme, dont elle tenait fermement la tête, ne répondait pas. Difficile de savoir ce qui, entre son nez cassé et son manque de volonté, le rendait si peu bavard. Mademoiselle de Maurepin voulut tenter une nouvelle fois de lui rendre sa verve, mais il ne lui laissa pas le temps :

« Du Champ de Mars à Notre-Dame. »

Elle s'arrêta net.

« Quoi ?
- J'sais pas. — Il cracha un caillot rougeâtre — J'sais pas c'que ça veut dire. Mais c'est ce qu'il se dit sur le domaine du Marquis. Si vous croyez que je l'ai déjà rencontré en personne…
- Du Champ de Mars à Notre-Dame…
- Vous allez me laisser partir, maintenant ? »

Elle le regarda avec des grands yeux, que l'on aurait pu dire presque amusés, si les trafiquants d'êtres humains ne lui inspirait pas le dégoût le plus fondamental.

« Je ne crois pas, non. Le Comité de Fortification Humaniste décidera de votre sort.
- Le quoi ? »

Alors elle le remit droit sur ses deux pieds, avant de lui décocher une droite dans la tempe — une application pratique de l'humanisme dans laquelle elle excellait. Le corps inanimé du trafiquant s'effondra avec fracas, comme désarticulé. Ce sur quoi Mademoiselle de Maurepin sortit son téléphone pour passer un coup de fil. Le « Ah, c'est vous, Mademoiselle de Maurepin » de l'autre bout de la ligne en disait long (sans vraiment le dire).

« J'ai un trafiquant de plus. Inconscient. L'adresse ? Je suis au… »

Après l'appel, elle se laissa tomber dans le fauteuil. Le visage ensanglanté du trafiquant gisait à ses pieds. Ses traits disaient de lui « quarante-trois ans, deux enfants, une femme qu'il n'aimait plus vraiment et un boulot de bureau aliénant ». Mais la vérité de ses actes était toute autre : « quarante-trois ans, certes, mais trafiquant d'êtres humains, sadique, sûrement, violeur, sans aucun doute, sous-fifre du plus grand réseau de trafic d'anormaux d'Europe et pion insignifiant du Marquis, son dirigeant ». La banalité du mal horrifiait Mademoiselle de Maurepin. Les regards craintifs des deux Petits Messieurs du Dr Wondertainment, dans le coin de la pièce, lui inspirait la plus profonde pitié. Mais l'expérience lui commandait de ne pas les approcher trop rapidement : c'étaient bien les seuls jouets que la maltraitance rendait agressifs.

Elle concentra plutôt son regard sur le petit bout de papier retrouvé dans le blouson du trafiquant. « 41 rue Saint-Placide - la cave ».


Le quarante-et-un rue Saint-Placide. Ne restait plus qu'à trouver un moyen d'entrer. Ou plutôt, d'attendre que quelqu'un entre ou sorte : personne ne refuserait l'entrée de l'immeuble à une mince jeune femme aux cheveux clairs. Il y aurait probablement plus de réticences si les passants pouvaient voir le kilo d'acier et d'humanisme du sabre de dragon modèle 1854 fermement arnaché à sa ceinture, mais l'arme avait l'heureuse particularité de rester invisible selon la volonté de son porteur. Une antiquité de famille. À peine quelque minute plus tard, un résident tint aimablement la grande porte à l'inoffensive jeune femme qui attendait dehors.

En ouvrant la porte de la cave, sa main gauche se posa instinctivement sur la fusée de son sabre invisible. Peut-être aurait-elle dû attendre d'autres Gentilshommes. Une suie grasse occultait les murs de pierre claire. Peut-être était-ce un piège. L'ampoule dénudée peinait à éclairer toute la cage d'escalier, pourtant étroite. Cela faisait un certain temps que Mademoiselle de Maurepin luttait contre le réseau du Marquis, alors cela pouvait être un piège. Peut-être qu'elle le souhaitait. En arrivant au bas de l'escalier, la lumière s'alluma d'elle-même, dévoilant… une cave.

De la tuyauterie, un compteur électrique et des rangements : rien qui ne soit pas à sa place dans la cave d'un immeuble parisien. Ce n'était pas un piège - elle en fut presque frustrée. Cela faisait trop de temps qu'elle ne rencontrait plus que des sous-fifres. Trop de temps que le Marquis affermissait sa prise sur l'anormal parisien. Trop d'enfants anormaux enlevés et vendus, privés de leur corps, exploités dans l'impunité la plus totale. Mais en scrutant une dernière fois la cave, la Gentilhomme sentit… quelque chose. Un quelque chose de si familier et de pourtant toujours étranger. Cet étrange sentiment de "décalage" que produisait la Particularité chez beaucoup d'êtres humains. Celui-ci suintait d'un mur en face d'elle. En s'approchant, des lignes commencèrent à apparaître vaguement sur la surface de pierre, cherchant visiblement à se dissimuler sans y parvenir. C'est en vérité toute une porte cachée qui se dévoila aux yeux de la jeune femme, l'artifice la dissimulant n'étant visiblement pas assez puissant pour résister aux yeux expérimentés d'une Gentilhomme.

Sortant lentement son sabre de son fourreau pour se mettre en garde, sa main gauche tira la porte d'un coup sec. Pour dévoiler à son tour… un mur. Elle voulut un instant sabrer tout ce qui se trouvait à portée. Elle poussa plutôt à long soupir. Un ami à elle disait souvent que le travail de détective était fait de trois quarts d'échecs, après tout. Mais quoiqu'il se trouvait derrière le mur, le lien avec le Marquis ne faisait aucun doute. Son ventre gargouilla. Elle connaissait la personne à même de l'éclairer sur le Paris souterrain — et de lui offrir un repas.


Quelques dizaines de minutes plus tard, Mademoiselle de Maurepin se trouvait à nouveau sous Paris, dans les catacombes, grâce à une entrée dont elle et quelques initiés avaient le secret. Elle connaissait le chemin par cœur, bien loin du tracé touristique, et pouvait presque reconnaître chaque os, chaque crâne et chaque pilier noirci. Puis une porte. Au-dessus était inscrit en lettres de charbon « Syndicat des Non-Morts » et, quelques centimètres en-dessous, sa devise : « Un spectre hante l'Europe… ».

Passée la porte, et l'on entrait dans un autre monde. Le silence des morts laissait place à un swing endiablé joué par quelques squelettes sur la scène du fond. L'odeur de calcaire et de moisissure des catacombes disparaissait au profit de celles de bière et de merguez-frites. Et surtout, la solitude des souterrains se voyait balayée par les centaines de corps décharnés ou pourris qui dansaient, buvaient, jouaient ou préparaient les prochains blocages de cimetières. Certains reconnaissaient Mademoiselle de Maurepin et la saluait. Il fut un temps où les mains squelettiques à la peau déchirée aux tendons apparents la mettait mal à l'aise, mais elle s'était liée d'amitié à beaucoup de Non-Morts. C'étaient des gens joyeux.

Elle finit par s'asseoir sur l'un des tabourets du comptoir. Un tas d'os en costume de barman y préparait des commandes.

« Comment va, Pablo ? »

Il se retourna brusquement.

« Ah ! Mademoiselle de Maurepin ! Quel plaisir de vous voir sous Paris ! »

Il s'empressa de lui servir un merguez-frites et une pinte de bière.

« Eh bien, je ne me porte pas trop mal. Le Syndicat non plus : les négociations avec la Fondation SCP vont bon train. Ils comprennent peu à peu que nous sommes bien trop nombreux pour tous nous confiner. Et nos menaces de bloquer les cimetières et de lever des barricades de cercueils et de pneus enflammés font mouche. Un renoncement de la Fondation à nous confiner serait notre plus grande avancée depuis… l'acceptation du terme « Non-Morts », au moins.
- Les Gentilshommes sont de tout cœur avec vous.
- C'est que le phénomène des Non-Morts ne ralentit pas. Combien de « résurrections », de morts se baladant hagards dans un cimetière la Fondation doit-elle couvrir ? Trop. Alors qu'en nous laissant gérer le phénomène celle-ci aurait la paix. Et vous ? Toujours à le recherche de ce "Marquis" ?
- C'est exact. »

Elle laissa passer un silence en sirotant sa bière avant de poser sa question.

« Si vous deviez trouver un endroit dans Paris où cacher votre immense réseau de trafic humain, où iriez-vous ? »

Le crâne de Pablo afficha ce qui devait être de la consternation presque offusquée.

« Je n'ai pas de réseau de trafic humain ! »

Mademoiselle de Maurepin était bien trop habituée pour soupirer.

« Je sais bien, mais il ne s'agit pas de vous. Imaginez.
- Ah.
- Vous connaissez le Paris souterrain mieux que n'importe qui, vous devez bien avoir une idée ?
- Eh bien avant toute chose, je précise que je n'ai pas de réseau de trafic humain, mais que, si c'était le cas, les Catacombes seraient ma première idée.
- Mais ?
- Mais elles sont presque entièrement ralliées au Syndicat, qui ne laisserait pas passer une telle chose. Non, si je devais dissimuler un réseau de trafic humain — ce que je n'ai pas —, eh bien… J'utiliserais les lignes de métro abandonnées pour relier les anciennes carrières souterraines, mais cela nécessiterait de creuser des galeries. Et il n'y a pas eu de grands travaux sous Paris depuis… »

Mademoiselle de Maurepin leva la tête.

« … depuis le [ Salon Anartistique].
- Du Champ de Mars à Notre-Dame… murmura la jeune femme.
- Oui, c'est à peu près l'étendue du Sialap Dnarg. »

Elle fixa ses merguez, sûrement à la recherche d'une vérité cosmique cachée dans de la viande épicée. Tout cela avait du sens sans en avoir.

« Le Sialap Dnarg n'a pas été détruit ?
- Non. Ce n'est pas très clair, mais Spilhoholo a visiblement souhaité le conserver jusqu'au prochain Salon.
- Et personne ne le maintient en état ?
- Pas à ma connaissance. Tout ce qui l'entoure est très flou, aujourd'hui. »

Le Sialap Dnarg était immense, en plus de n'être connu que du monde Particulier. Un lieu idéal, mais… Spilhoholo aurait-il laissé son chef-d'œuvre envahi par la vermine ? Un agent du Beau comme lui resterait-il insensible à l'horreur qui corrompt son œuvre ? Ce n'était pas raccord avec son égo légendaire.

« Laissez-moi vous poser une question, Mademoiselle.
- Oui ? »
- Que ferez-vous quand vous rencontrerez le Marquis ? »

La question s'abattit sur Mademoiselle de Maurepin comme une chape de plomb. Cette chaleur étouffante si caractéristique de la gêne d'être pris en train de faire quelque chose de mal la prit à la gorge. C'était plutôt sa réponse, la réponse qu'elle pensait évidente au point de ne pas avoir à y penser, qui l'horrifia. Le simple fait d'y penser, d'envisager des possibilités, de questionner la brutale évidence lui fit prendre la mesure de l'horreur qu'elle était capable d'imaginer. La Lutte pouvait-elle voler sa propre humanité ?

« Je ne sais pas. »

Le tas d'os débarrassa l'assiette de la jeune femme.

« Vous reprendrez bien un peu de ces merguez de la lutte syndicale ?
- Non merci, Pablo, je dois y aller. Merci pour tout.
- Vous n'avez jamais été très merguez, vous Gentilshommes, songea-t-il. Mais bonne chance, mademoiselle de Maurepin. »





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Tau3

Dossier d'Information des Forces d'Intervention Mobiles de la Fondation SCP

Désignation Officielle : Force d'Intervention Mobile Tau-3

Surnom : Régiment du Roy

Code d'Identification : FIMFRT3GDI74


Informations Générales


Création : 09/12/19██

Créateur(s) : Directeur Bruce Garrett, O5-██

Quartier Général : Site-Aleph

Fonction : Cette FIM a été créée dans le but de localiser et récupérer les objets SCP créés ou appartenant au Groupe d'Intérêt "Les Gentilshommes" ainsi que d'appréhender les Gentilshommes eux-mêmes. De manière générale, cette FIM est la première réponse face aux menaces posées par le Groupe d'Intérêt.

Profils recherchés : Afin d'éviter tout basculement d'un membre du personnel vers le Groupe d'Intérêt, les agents de cette FIM devront posséder en priorité un profil hostile à l'anormalité, que ce soit à la suite d'un traumatisme ou par simple conviction. Ceux-ci devront également être sélectionnés pour leur manque de réceptivité face aux problématiques soulevées par les Gentilshommes, soient l'humanisme et le transhumanisme, et la philosophie des Lumières en général. Pour les agents de terrain, une faible sensibilité aux agents mémétiques est également recherchée.


Personnel affecté







Objets récupérés



Rapports de mission


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