Le placard du Dr. Skeledenn

La fantastique présentation

"Je n’ai plus que les os un squelette je semble
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la Mort sans pardon a frappé,
Je n’ose voir mes bras que de peur je tremble."
Pierre de Ronsard

Bon ben voilà.

Voici tout ce qui traînait dans mon dossier libellé SCP. Comme vous pouvez le voir, il y a plein de trucs au mieux inachevés mais surtout même pas commencés. Et bourrés de fautes d'orthographes en plus.

C'est tout ce que j'ai écris pour sur mon temps libre durant ces trois dernières années en rapport avec la Fondation. Certains seront peut êtres publiés sur le site, la plupart non.

En espérant que ça vous plaise (j'en doute).

P.S. : Pardonne moi Nîké.

Les mirifiques rapports

Classe : Keter

Procédures de Confinement Spéciales : le sujet doit être confiné dans une cellule de 5 x 5 x 2 m, vidée d'air et avec les parois tapissées de platine (Pl). Étant vide d'air, elle n'a pas besoin d'être nettoyée. La cellule doit comporter un miroir sans tain, lui aussi recouvert d'une fine couche de platine, pour la surveillance. Les expériences doivent obligatoirement se faire par le biais de robot, eux aussi tapissés de platine et réduites au maximum pour d'évidentes raisons de budget.

Description : SCP-###-FR est une masse semi-liquide argentée d'actuellement environ 2 m3. Elle fut trouvé à [DONNÉES SUPPRIMÉES] le 19/12/2014 dans les ruines d'un laboratoire secret probablement affilié à [DONNÉES SUPPRIMÉES].
Elle est constituée de milliards de nanorobots semblables à des crevettes. Chaque individus possède des caractéristiques distinctes en fonction de leur composition. Ils ont la particularité de pouvoir assimiler n'importe quel matériaux (excepté le platine) et de l'utiliser pour reconstruire le matériaux d'origine (voir addendum-1).
Exposé au vide SCP-###-FR reste inactif et prend la forme d'un icosaèdre régulier de 1m50 de haut.

Addendum
Liste non exhaustive des choses recopiés par SCP-###-FR

Objet d'origine : plaques d'acier rouillé de dix (10) centimètres d'épaisseur.
Aspect de SCP-###-FR : Grande plaque d'acier brillant de dix (10) centimètres d'épaisseurs.
Note : Aspect lors de la découverte de l'objet.

Objet d'origine : Briques de lego de plusieurs couleurs
Aspect de SCP-###-FR : briques de Lego imbriqués de couleur argenté brillant.
Note : Utilisé dans le cadre d'une expérience. Les briques argentés gardent les mêmes propriétés physiques et chimiques que les briques d'origine malgré la différence de couleur.

Objet d'origine : Bague en platine
Aspect de SCP-###-FR : Aucun changement
Note : La bague a été absorbée puis expulsée par SCP-###-FR après quelques minutes. Il ne semble pas pouvoir utiliser de platine.

Objet d'origine : Rat de laboratoire
Aspect de SCP-###-FR : Des organes tels qu'un cœur, des poumons ou des membres sont apparus à la surface de SCP-###-FR.
Note :

Objet d'origine : D-6678
Aspect de SCP-###-FR : Résultat similaire à l'expérience précédente Des organes humains sont apparus temporairement à la surface de SCP-###-FR après qu'il ait assimilé D-6678. Il ne restait plus aucune trace de lui après cela.
Note : Il n'est plus nécessaire de faire des tests sur des êtres vivants.

Objet d'origine : Morceau de SCP-682
Aspect de SCP-###-FR : [DONNÉES SUPPRIMÉES]
Note : Expérience non-autorisée.
Bordel de [CENSURÉ], si on vous dit qu'il faut pas faire de tests entre les SCP, c'est qu'il y a une bonne raison. O5-4

Objet d'origine : Pistolet mitrailleur FN P90
Aspect de SCP-###-FR :
Note :

Les orgasmiques contes

 
 
"Ainsi parle l’Éternel : Le ciel est mon trône, Et la terre mon marchepied." Esaïe 66:1
 
8 Novembre 1968, Eaux territoriales Norvégiennes
 
Parfois, en voulant exprimer leur détermination et l'infinité de possibilités d'un sujet donné, certains humains utilisent l'expression "Le ciel sera la limite". En effet, l'étendue azur du firmament apparaît aux créatures terrestres comme un infini parfois parsemé de taches blanches cotonneuses et devenant, une fois que l'astre du jour a tiré sa révérence, un immense velours sombre sur lequel est posé une myriade de diamant. Qu'il est bon de profiter de la chaleur et de la sécurité du plancher des vaches ! Les basses couches de la troposphère sont si accueillantes avec leur température moyenne de 15°C pour une pression de 100 hPa. De ce fait, l'eau liquide abonde à la surface et permet à la vie de prospérer. Cependant, cela n'est pas le cas partout. Prenons de la hauteur, 80 000 pieds pour être exact. Nous sommes maintenant à un quart de la distance avec l'Espace et sa présence est déjà visible. Le ciel bleu a laissé sa place à une étendue d'un noir plus sombre que ce que les Hommes peuvent imaginer, même en plein jour. Le soleil n'est plus un astre débonnaire jaune pâle répandant sur la Terre sa chaleur bienveillante mais un titanesque et éclatant démon d'un blanc immaculé crachant à tout-va ses radiations aussi aveuglantes que mortelles. En effet, il règne une odeur d'orage aux frontières du ciel. Cela est dû à l'ozone de la célèbre couche et nous sommes en plein dedans. Ce nuage planétaire d'O3 forme une armure quasi-impénétrable quand nous étions au sol mais à une telle altitude nous ne sommes plus protégés des dangereux rayons ionisants venus des étoiles et au-delà. Cependant, les dommages irréversibles infligés par les radiations ultraviolettes à son bagage génétique seraient le cadet des soucis d'un être vivant projeté à une telle altitude. Excepté la chute mortelle aussi interminable qu'évidente vers le sol si lointain, la température de -30°C pour une pression au moins six fois inférieure à celle de la surface de la planète est fatale à la majorité des vertébrés. Pourtant, cet endroit hostile et désolé n'est pas vide de vie. Il est probable que vous n'ayez pas vu le flash noir qui est apparu devant nous à l'instant, bien qu'il ait été causé par un objet de près de 30 mètres de long. En effet, il est difficile de voir un objet allant à trois fois la vitesse d'une balle de revolver, aussi grand soit-il. Cela tombe extrêmement bien car c'est exactement la raison pour laquelle il a été conçu.  


En ce matin du 8 novembre 1971, Chuck Jagger était l'homme le plus rapide du monde et de loin. Taillé comme un vaisseau spatial, l'oiseau de titane noir fondait dans le ciel de la Mer du Nord plus vite que n'importe quel objet jamais construit. Cet ange d'ébène repoussant les limites de l'ingénierie humaine répondait au nom de Lockheed SR-71 Blackbird. Ses collègues cantonnés à Mach 1 demandaient parfois à Chuck si c'était amusant de piloter le coucou le plus véloce de la planète. "Amusant" n'aurait pas été le terme utilisé par Chuck. Intense plutôt, comme un cavalier montant un étalon sauvage réputé pour son caractère retord dont il devait en permanence surveiller le comportement pour éviter une éventuelle ruade qui rendrait l'activité tout de suite moins ludique. La métaphore n'était pas si éloignée de la réalité, le Blackbird appartenant à la catégorie dite des "4s", soit un avion dont le pilote doit vérifier les instruments toutes les quatre secondes afin d'être sûr que celui-ci ne soit pas sur le point de partir en vrille (au sens figuré, bien entendu).

Il faut dire que l'avion était soumis à des conditions pour le moins extrêmes. Volant à près de 3500 kilomètres par heures à une altitude de plus de 20 000 mètres, ses puissants moteurs de 160 000 chevaux aspiraient chaque seconde 3 000 mètres cubes d'air, soit autant que 2 millions de personnes inhalant en même temps. D'autre part, malgré la température glaciale du dehors, la friction intense sur le fuselage charbon faisait augmenter la température de la carlingue à près de 600°C et le cockpit ne pouvait pas être pressurisé dans des conditions terrestres à une telle altitude. Des combinaisons stratosphériques, impressionnantes armures pressurisées oranges à casque blanc qui n'avaient rien à envier aux scaphandre des astronautes, équipaient les deux membres d'équipage. Oui, il était bel et bien deux hommes dans cet enfer céleste. Derrière le pilote, dans un cockpit séparé, se trouvait son coéquipier, l'officier des senseurs Neil Collins. Sa tâche était d'une importance capitale pour la mission. En effet, Chuck étant accaparé par le pilotage de l'appareil capricieux, c'était lui qui devait d'occuper de tout le reste, des communications aux dispositifs de renseignement. Car c'était là la mission du Blackbird, l'espionnage. Volant plus haut et plus vite que n'importe quel avion, sa silhouette avait été étudiée par Lockheed dans les moindres détails afin de renvoyer l'écho radar le plus petit possible. Et Skunk Works8 avait fait du beau travail car l'oiseau de 30 mètres de long n'avait l'air que d'un gros aigle aux yeux des stations radar ennemies. Cette caractéristique était d'une première importance dans les missions d'espionnage derrière les lignes ennemies qui lui étaient affectés et où la furtivité pouvait être garante de la survie de l'équipage.

C'était d'ailleurs de l'une de ces missions que revenaient Chuck et Neil. Ils étaient partis de Middenhall, leur base en Angleterre, et avaient fait un passage au-dessus de la Pologne communiste afin de prendre des photos d'installations militaires du Pacte de Varsovie. La mission s'était déroulée sans véritable problème. Un radar les avait bien fugacement détectés au-dessus de Cracovie mais ils n'avaient eu qu'à pousser un peu plus la manette des gaz pour se mettre hors de vue. Ils étaient maintenant sur le chemin du retour et traversaient les eaux territoriales Norvégiennes. Alors que la côte se faisait de plus en plus lointaine, Chuck entendit la voix de Neil dans son casque :

-Ah tiens.

-Qu'est-ce qu'il se passe ?

-J'ai un écho.

-Un écho ? Bizarre ça.

-On dirait un avion à environs 50 milles devant nous. À peu près à la même altitude que nous.

-Boarf, probablement un bug. C'est surement les suédois qui ont remis ça9.

-Ouais t'as raison, je vois pas comment ça pourrait se fai- oh putain.

-Quoi ?

-J'en ai un deuxième.

-Quoi un deuxième ?

-J'ai un deuxième écho tout près du prem- bordel, un troisième. Et un quatrième. Et un cinquième. Oh putain, il y en a plein !

-Mais comment c'est possible ?

-J'en sais rien. Chuck, on va à combien là ?

- 1900 nœuds de vitesse sol.

-Sainte mère de Dieu !

-C'est pas sensé aller aussi vite des Mig10.

-Aucun avion ne peut aller aussi vite tout court. Ni si haut d'ailleurs. On est à combien ?

-80 000 pieds.

-Bordel, c'est quoi ces trucs ?

-J'en sais rien. Contacte la base pour savoir s’ils ont des informations.

-Je… J'ai aucun signal.

-Quoi ? Attends, tu as quatre radios, comment ça se fait que tu n'aies aucun signal ?

-J'ai rien je te dis, même pas un grésillement, c'est comme si elles étaient éteintes.

-Réessaye.

Chuck entendit le bruit du bouton de la radio dans son casque. Neil lança :

-Middenhall, ici Sierra Romeo Seven One Charlie Alpha Mike, Middenhall vous me recevez ?

Chuck s'attendait à entendre la voix calme et posée du contrôleur aérien de la base anglaise. Il leur dirait qu'ils avaient perdu un instant le signal avec eux et que les échos devant eux n'étaient que des ballons sondes qui avaient été lâchés en masse pour étudier les vents de la stratosphère. Mais son casque resta silencieux. Il n'y avait même pas le grésillement caractéristique des parasites qui retentit quand personne ne parle. Il n'y avait que le silence, un calme assourdissant qui fit exploser sa fréquence cardiaque.

-Putain…

-Je te l'avais dit. On est seuls sur ce coup-là.

-Bon qu'est-ce qu'on fait ?

-J'en sais rien.

-On va voir ?

-T'es fou ? Et si c'était des russes ?

-On est pas à fond et on les rattrape déjà. Il suffira de pousser un peu les gaz et on les sèmera sans difficulté. D'ailleurs, à l'heure qu'il est on est déjà plus rapide qu'un missile standard donc on a rien à craindre. Et puis, si les soviétiques ont des appareils capables d'aller aussi haut et aussi vite ainsi que de couper toutes les communications dans la zone, je pense que l'État-major serait intéressé.

-Hum… ça se tient. De toute façon c'est toi qui a le volant.

-Exact. On y va ?

-D'accord.

Il leur restait une minute avant d'atteindre l'objectif. Chuck résista à l'envie d'augmenter l'arrivée de carburant dans les moteurs Pratt & Whitney J58 de peur de dépasser la cible.

-Normalement tu devrais avoir un début de visuel, dit Neil.

En effet, Chuck commençait à voir des petits points se détacher sur les nuages blancs en contre bas ainsi que quelques reflets argentés contrastant avec le noir de l'espace. En se rapprochant, il parvint à identifier la forme de l'un d'eux. Gris brillant, avec une double queue se rejoignant à l'arrière, une tête émergeant de l'aile comme celle d'un oiseau et une cocarde bleue à étoile blanche sur le flanc.

-Oh putain, qu'est-ce que… Non… c'est pas possible.

-Quoi ? Qu'est-ce que c'est que quoi ? demanda Neil en se tortillant dans tous les sens afin d'apercevoir le spectacle par les deux maigres hublots du cockpit arrière.

-Est-ce que c'est… un P-38 ?

En effet, à quelques centaines de mètres d'eux se trouvait un exemplaire du vénérable chasseur au design atypique datant de la Seconde Guerre Mondiale. Bientôt, Chuck s'aperçut qu'il n'était pas le seul. À mesure qu'ils s'approchaient de leur objectif, le ciel se remplissait d'avions de toutes les époques. Il vit des Fokker de la Première Guerre mondiale, des Mig-19 de Corée, des F-4 Phantom du Vietnam, des B-17, des Hurricanes, des Nieuports et même quelques frêles esquifs volants de bois recouverts de toile crème semblables à ceux utilisés par les pionniers du début du siècle. Chuck et Neil avaient le souffle coupé. Tous ces appareils volaient de concert dans une formation semblant contenir des centaines d'avions. Cependant, il n'y avait pas que cela car Neil poussa une exclamation :

-Regarde ! Un hélicoptère !

Un Iroquois aux couleurs du corps des Marines venait en effet de doubler un BF-109 au nez jaune et de passer à bâbord du Blackbird.

-Ça peut pas aller aussi haut un hélicoptère, dit Chuck.

-Parce que tu penses qu'un seul de ces coucous le peut ? répondit Neil. Franchement je comprends rien à ce qu'il se passe.

-Toujours rien à la radio ?

-Nada.

Pendant qu'ils parlaient, le soleil disparut. Chuck leva la tête et vit un énorme avion de ligne traverser le ciel au-dessus du Blackbird pour rejoindre la tête de la formation. Un Dewotine qui se trouvait sur sa route se poussa juste à temps pour éviter la collision. La coordination qu'avaient les appareils était proprement stupéfiante. On aurait dit un banc de sardines dans lequel chaque individu semble connaitre à l'avance les mouvements de son voisin et adapte sa trajectoire en conséquence pour que le groupe suive une direction cohérente.

-Oh putain, t'as vu celui-là à 3 heures ? dit Neil.

Chuck regarda sur sa droite. Il aperçut un bombardier B-24 Liberator et faillit lâcher le manche de surprise en voyant l'avant de l'appareil. Ou plutôt l'absence d'avant car le nez de transparent où se trouvait le guetteur avait laissé sa place à une charpie de tôle et d'éclats de verre. À y regarder de plus près, de nombreux avions semblaient être mal en point. Au-dessus d'eux se trouvait un Spitfire auquel il manquait une aile et à bâbord un Spad XIII avaient l'air encore être en feu malgré l'altitude. Le plus étrange était surement l'hélice qui les doubla juste après. Oui, juste une hélice sans aucun avion derrière qui filait à toute allure dans l'air raréfié de la stratosphère.

-Bon, dit Chuck, je crois que de toute façon on est plus à une bizarrerie près.

-Effectivement, répondit laconiquement Neil trop subjugué par le spectacle pour vraiment y prêter attention.

Chuck aussi se sentait gagné par l'excitation. Depuis tout petit, les avions étaient son unique passion et il se retrouvait à présent dans l'aéronef le plus rapide du monde entouré de tous côtés par des appareils de légendes. Il remarqua tout particulièrement un appareil qu'il reconnut tout de suite. Un nez recouvert d'un motif d'échiquier, des formes épurées comme celles d'un lévrier, de courtes ailes carrées, un cockpit en bulle offrant une grande visibilité, une carlingue argentée… Il n'y avait aucun doute sur son identité.

-Un P-51 Mustang, murmura Chuck.

En entendant son nom, l'avion sembla prendre vie. En un éclair, il se cabra et partit en chandelle. Pendant une éternité, il galopa tout droit, en direction du soleil, sans que rien ne puisse l'arrêter dans sa course effrénée vers le zénith. Arrivé en bout de course, il redescendit en looping, fonçant à toute vitesse vers le cœur de la formation en tournoyant sur lui-même. Évitant de justesse un Mirage F1 puis un Yak 3, il semblait ruer et piaffer au milieu du ciel comme un cheval fougueux et indomptable. Le voir ainsi virevolter dans l'éther plongea Chuck dans une euphorie indescriptible, mélange insolite d'admiration enfantine et d'ébahissement de pilote chevronné.

Le Mustang cloua son spectacle par un tonneau barriqué11 qui l'amena quasiment à aile contre aile avec le Blackbird. Le chasseur étant maintenant stable, Chuck put enfin le regarder plus attentivement. Il vit qu'il y avait un homme dans le cockpit. Il portait un boomer, un gilet de sauvetage jaune canari et un casque d'aviateur en cuir rembourré. Son visage était caché par un masque à oxygène ainsi que d'épaisses lunettes de vol. Il remarqua aussi une longue ligne de trous sur l'ensemble de la carlingue. À en juger par la taille de ceux-ci, il devait au moins s'agir de traces de balles de calibre .50, sinon plus. La chaine d'impacts allait du flanc tribord de l'appareil jusqu'à la verrière qui en avait plusieurs de taille appréciable. C'est alors que le mystérieux pilote tourna la tête vers son noir voisin et que Chuck se demanda s’il n'avait pas perdu la tête. Une chose était sûr, à ce jeu-là c'était leur étrange compagnon qui gagnait la palme. En effet, la partie droite de son crâne qui était cachée quand il était de profil fut révélé quand il tourna la tête.

Si un médecin avait été présent dans le cockpit du Blackbird à ce moment-là, il aurait sans doute dit que la partie droite des os frontaux et pariétaux ainsi qu'un gros morceau du cortex cérébral avaient été brutalement arrachés par un projectile à forte vélocité. Pour un militaire comme Chuck et Neil, il était clair que le gars s'était pris un bastos de mitrailleuse .50 en pleine face.

La chose qui surprit le plus Chuck, en dehors du fait qu’un avion avec un moteur à piston de la Seconde guerre mondiale pilotée par un gars ayant la moitié du cerveau manquant était au coude à coude avec l'avion le plus rapide de la Guerre Froide le tout dans la stratosphère, fut l'expression du pilote. En effet, même si son visage était caché, ses yeux ne mentaient pas. Chuck savait que sous son masque le pilote de P-51 arborait un grand sourire. L'inconnu leva la main et fit un petit salut moqueur aux deux hommes engoncés dans leurs tenues d'astronautes. Ne sachant pas vraiment quoi faire, ils le lui rendirent avec un sourire béat.
Le pilote éclata de rire puis retourna son attention à son appareil avant de pousser la manette des gaz au maximum. En un éclair, le Mustang accéléra et disparut quelques instants plus tard à l'horizon. Il fut bientôt imité par le reste de la formation. Les uns après les autres, les appareils mirent les gaz à fond et se volatilisèrent au loin. Dix secondes plus tard, les deux pilotes étaient à nouveau seuls dans le ciel noir de la stratosphère. Au même moment, un crépitement retentit dans leurs casques suivit de la voix passablement paniquée d'un contrôleur aérien.

-Sierra Romeo Seven One Charlie Alpha Mike, ici Middenhall. Sierra Romeo Seven One Charlie Alpha Mike est ce que c'est vous ?

-Middenhall, ici Sierra Romeo Seven One Charlie Alpha Mike, dit Neil, nous vous recevons 5 sur 5.

-Putain vous étiez où ? Ça fait trois jours qu'on vous cherche !

-Attendez 3 jours ? dit Chuck, mais on est partis de la base ce matin !

-Non, je vous confirme que ça fait bien… euh… 3 jours, 5 heures et 8 minutes qu'on a perdu votre trace. Vous étiez où ?

-C'est une longue histoire, commença Neil, on était tranquillement en train de rentrer au bercail…


-Et c'est là que le gars a disparu à l'horizon avec les autres avions de la formation.

-C’est environs dix secondes après on a eu de nouveau le contact avec la base et qu'ils nous ont tout raconté, termina Chuck.

-Je vois…

L'homme qui venait de parler les avaient accueillis dès leur atterrissage à Middenhall. Tiré à quatre épingles et empestant le tabac froid, il s'était présenté à eux comme l'agent Gerome Mahn, émissaire de la Fondation SCP. Chuck et Neil en avaient déjà vaguement entendu parler dans les couloirs des diverses bases militaires qu'ils avaient fréquentées au fil des années mais c'était la première fois qu'ils étaient confrontés à un de ses émissaires. Bien que parlant un anglais parfait, Mahn conservait néanmoins un accent indéfinissable d'Europe du nord, probablement Allemand ou Danois, qui lui donnait un air sérieux. C'était cigarette à la bouche qu’il les interrogeait avec un air sévère dans une salle de briefing inoccupée.

-Vous êtes sûrs qu'aucun autre appareil normal n'était dans la zone à ce moment-là ? dit-il finalement.

-Ça serait étonnant, répondit Chuck, à part les prototypes de la Nasa et peut être leurs équivalents russes, aucun appareil ne peut voler aussi haut qu'un Blackbird.

-En plus, ajouta Neil, on l'aurait détecté une fois la formation partie.

-Très bien, dit simplement Mahn.

Sur ces mots, il se leva, écrasa sa Reval dans le cendrier aux couleurs de l'escadron, descendit de l'estrade et alla se planter devant les deux pilotes, ses luxuriants sourcils un peu plus froncés qu'à l'accoutumée.

-Maintenant écoutez-moi bien vous deux. Ce que vous avez vu est placé sous le sceau du secret. Ce que vous avez détecté là-haut n'était que des ballons météos lancés par la Royal Navy en prévision de manœuvres dans la zone. D'autre part, en raison d'une panne technique, vous avez dû atterrir en urgence sur une base aérienne Ouest-Allemande, ce qui explique votre absence de trois jours. Enfin, nous n'avons jamais eu cette discussion et nous ne nous sommes jamais vus, est-ce clair ?

Réagissant avec réflexe au ton autoritaire de l'agent de la Fondation, Chuck et Neil se mirent au garde à vous d'un bon et dirent en cœur :

-Oui monsieur !

-Fort bien. Je crois que ma présence ici n'est plus requise, je vous souhaite une bonne journée.

Il prit sa veste et se dirigea, vers la porte d'un pas assuré.

-Euh monsieur ? se risqua Chuck, puis-je vous poser une question ?

Mahn soupira.

-Si c'est rapide oui, mon avion doit partir dans dix minutes et j'ai horreur de faire attendre les gens.

-Par rapport à ce qu'on a vu, enfin ce qu'on a PAS vu justement, est-ce que… ben… vous savez ce que c'est en fait ?

Mahn resta silencieux pendant plusieurs secondes. C'est après ces longs instants sans parler qu'il dit enfin :

-Êtes-vous croyant, monsieur Jagger ?

-Oui monsieur. Baptiste.

-Ah, très bien. Vous n'aurez donc aucun mal à imaginer que le ciel est loin d'être vide, n'est-ce pas ?

Et sans dire quoi que ce soit de plus, l'agent de la Fondation disparut dans le couloir.

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Les divines traductions

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Photographie de SCP-1810 prise au coin d'une rue à Paris, France, en 1932.

Objet # : SCP-1810

Classe : Euclide

Procédures de confinement spéciales : SCP-1810 doit être contenu dans une Enceinte de Confinement pour Humanoïde de Grande Taille du site 147 attenante à une zone de récréation pourvue de divers jouets, livres, ainsi que de matériel artistique. Trois repas quotidiens doivent être fournis à l'entité, en accord avec les directives diététiques de la Fondation. Toute nourriture ou boisson donnée à SCP-1810 doit être coupée d'un mélange d'antidépresseurs et de sédatifs légers afin de réduire la tension nerveuse due au fait d'être empêché d’exécuter sa mission, le stress dû aux interactions avec les agents de sécurité et le personnel ainsi que la probabilité d’une autre tentative de la part de l’entité pour briser son confinement ou échapper à la garde de la Fondation. Le personnel interagissant avec SCP-1810 doit maitriser le français. SCP-1810 doit avoir accès à sa zone de récréation jusqu'à quatre heures par jour. Ce privilège peut être révoqué par le personnel de sécurité ou les chercheurs à la tête du projet si SCP-1810 est jugé non coopératif.

À compter de l'Incident 14-1995-7, SCP-1810 n'est plus autorisé à avoir accès à des documents enregistrés ou des jouets à l'aspect humanoïde. La porte de l'enceinte de confinement a été renforcée afin de résister à des agressions physiques et un agent en civil supplémentaire a été assigné à l'extérieur de la cellule afin de maîtriser SCP-1810 en cas de besoin. Tous les membres personnel affectés à ce poste doivent présenter un passé documenté de réponses émotionnelles réduites envers les objets SCP humanoïdes ainsi qu'une aversion envers l'usage d'une force excessive. De même, le psychologue présent sur le site doit pouvoir être contacté à tout moment afin de calmer SCP-1810 durant ses épisodes de stress post-traumatique et de troubles dépressifs majeurs. Veuillez consulter l’Addendum 1810-C1 et l’Interview 1810-1 pour en savoir plus sur les effets anormaux de SCP-1810.

Description : SCP-1810 est une entité humanoïde mesurant 3,8 m de haut pour un poids de 81,6 kg, entièrement recouverte d’un tissu gris anthracite fait d’un matériau inconnu et incluant un masque dissimulant son visage. De plus, deux grands disques faits dans un alliage inconnu sont situés approximativement au niveau de ses oreilles. Il a été à ce jour impossible de retirer les objets précédemment cités de SCP-1810. L’entité parle le français (bien qu'elle possède le niveau attendu de la part d'un enfant) et préfère être appelée "Pierrot", nom également écrit sur la face interne du col de son enveloppe en tissu. SCP-1810 n’a présenté aucun changement physique ou signe de vieillissement bien qu’ayant été confiné pendant presque 70 ans. On suppose qu’il est immunisé contre toute forme de vieillissement et qu’il continuera à vivre indéfiniment tant qu'il n'est pas éliminé. Du fait des conséquences de l’Incident 147-1995-7, SCP-1810 ne présente pas de capacités de guérison anormales et se remettra de ses blessures à la même vitesse qu’un humain standard. Voir Addendum 1810-C1 pour plus d’informations.

Les propriétés anormales de SCP-1810 se manifestent quand il se trouve à moins de 500 mètres d’un enfant qu’il estime "perdu". SCP-1810 le prendra alors en charge et essaiera de satisfaire ses besoins et volontés. Néanmoins, il semble y avoir un léger décalage dans la compréhension que SCP-1810 a des besoins de l’enfant. Il utilisera souvent la violence et le vol afin de pourvoir aux volontés des enfants et montrera un niveau de force surnaturel quand il s’agira de les protéger ou de satisfaire leurs besoins.

SCP-1810 a attiré l’attention de la Fondation en 1947, quand des témoins ont rapporté avoir vu une créature kidnapper des enfants et voler divers objets dans un quartier dans la banlieue de Paris, en France. De nombreuses photographies et vidéos montrant SCP-1810 ont été découvertes puis stockés au site-147. La Fondation a administré des amnésiques à tous les témoins connus et a mis en place une opération de désinformation portant sur un forain kidnappant et tuant des enfants de la zone.

Addendum 1810-C1 : Le ██/██/1995, après avoir vu plusieurs épisodes d’un dessin animé éducatif pour enfants durant sa période de récréation, SCP-1810 s’est levé dans son enceinte de confinement et a renversé la télévision ainsi que le magnétoscope fourni avec, endommageant de ce fait l'écran et le meuble portant l'appareil. SCP-1810 a ensuite commencé à frapper la porte de sa cellule, demandant à sortir et disant qu’il devait "protéger les bébés". La sécurité s’est déplacée afin de neutraliser SCP-1810 mais les gardes ont été repoussés et assommés par SCP-1810 après que la porte ait été ouverte, ce dernier montrant une force physique encore insoupçonnée.

Alors que SCP-1810 atteignait le bout du couloir, une seconde équipe de sécurité est arrivée et lui a administré un choc électrique à l’aide d’un bâton incapacitant, ce qui permit de mettre SCP-1810 hors d’état de nuire et de le ramener dans son enceinte de confinement. Les blessures des deux parties furent soignées, y compris une lésion encore non reportée à la tête de SCP-1810 semblant avoir été causée après que celui-ci ait été ramené dans sa cellule. L’examen de la vidéo regardée par SCP-1810 avant sa brèche de confinement a montré qu’il était en train de visionner un épisode spécial du programme [DONNÉES SUPPRIMÉES] dédié au harcèlement et à la pression de groupe chez les enfants.

Extrait de la transcription du discours du Directeur de Site A. Beaufort au Site-147 RE : Incident 147-1995-7

"Il semblerait que SCP-1810 n’ait pas seulement une réponse émotionnelle très élevée envers les enfants mais envers tout objet perçu comme étant un enfant en danger ou semblant en état de détresse émotionnelle et a présenté une force physique grandement augmentée durant ces périodes de tension émotionnelle. Les protocoles de confinement ont été mis à jour du fait de cette hypothèse confirmée et les privilèges de distraction ont été suspendus pour une semaine en réponse à sa tentative d’évasion. Toute autre tentative de briser son confinement résultera en des sanctions plus sévères. Il a peut-être l’esprit d’un enfant mais nous ne pouvons pas l’autoriser à outrepasser nos attentes en matière de comportement ou de respect des protocoles du site… De plus, j’officialise la reclassification de SCP-1810 de Sûr en Euclide du fait des mesures de confinement nécessaires à son confinement. "

" … Les actions de l’Officier de Sécurité Roux ont été punies par une suspension d’une semaine et il sera réassigné dans une autre aile à son retour. J’espère qu’il aura appris une leçon de cet évènement, parce que je ne tolèrerai pas l’usage d’une force excessive dans le confinement des objets SCP ou des entités placées sous notre garde. Nous sommes supposés être précis et efficaces, pas cruels et brutaux. Il avait été re-confiné et neutralisé. Aucune autre action plus poussée n’était nécessaire. Nous sécurisons. Nous contenons. Mais plus que tout, nous protégeons. Cela inclut aussi ceux que nous avons contenus. Ce sera tout. "

Interview 1810-1

Interviewé : Madeline O███████, 6 ans, prise en charge par SCP-1810 lors du confinement initial de l’entité.

Intervieweur: Docteur Amelia J. P█████, pédopsychologue employé par la fondation.

Avant-propos : L’interview qui suit a été menée treize heures après le confinement initial de SCP-1810 et approximativement sept jour après que Madeline fut capturée par SCP-1810. L’enfant était dans un état critique et sous contrôle médical de la Fondation à ce moment. Tout le dialogue a été traduit depuis le Français afin de faciliter la documentation. Dans un souci de clarté et afin de faciliter la communication avec le témoin, il est fait référence à SCP-1810 par le nom qu’il utilise généralement, à savoir M. Pierrot, pendant toute la durée de l’interview. De plus, la parole de l’enfant a été standardisée et corrigée afin de faciliter la documentation. Veuillez-vous référer au département des enregistrements pour une copie de la transcription originale en Français incluant les expressions familières, tics de langage et erreurs grammaticales.

Discours de clôture : Après l’interview ci-dessus, les souvenirs du témoin au sujet des évènements furent effacés et elle fut envoyée dans une structure médicale hors du site avant d’être placée dans un orphelinat. Une inspection de la zone dans laquelle SCP-1810 fut capturé permit de découvrir les corps de plusieurs enfants stockés dans une pièce avec des lettres d’excuses, rendues presque illisibles par l’humidité, éparpillées autour des cadavres. Les murs étaient recouverts d’inscriptions se rapportant au désir de l’entité de retourner chez elle. De plus, le corps mutilé d'un cheval fut également retrouvé avec les mots "Mauvais" et "Faux"32 gravés sur son flanc. Un dessin simpliste représentant le témoin, SCP-1810 et le cheval fut trouvé froissé dans un coin de la pièce. L’emplacement de la "clef" mentionnée par le témoin n’a pas pu être trouvé.

Auteur original : Vincent_RedgraveVincent_Redgrave
Source Originale : The SCP Foundation
Date : 19/03/2013
Lien : SCP-1810

Le bordel cyclopéen

Tad, pardon dezho, rak n'ouzont ket ar pezh a reont.

Je forme la lumière, et je crée les ténèbres, Je donne la prospérité, et je crée l'adversité; Moi, l'Eternel, je fais toutes ces choses.

Alors c'est un romain qui rentre dans un bar et lance au barman :
- Sert moi un martinus.
- Un quoi ?
- Un martinus.
- C'est quoi un martinus ?
- Bah, un coktail avec du gin, du vermouth et du citron. Vous êtes sûr que vous êtes barman ?
- D'accord… Donc vous voulez un martini ?
- Nan, un martinus.
- Mais pourquoi un martinus ?
- Je suis tout seul
*badum tss*

Alors c'est un gars qui vas chez le médecin. Le toubib lui dit :
- Je suis désolé monsieur, il va falloir que vous arrêtiez de vous masturber.
- COMMENT ? Apprenez, soit disant practicien, que de nombreuses études ont montré que la masturbation n'avait aucun effet sur la santé et que le fait qu'elle rende sourd est une légende urbaine. C'est un scandale que vous ne sachiez pas monsieur !
- Je sais, mais ça me gène que vous le fassiez alors que je vous parle.

Tombemine - Aujourd'hui à 00:24
benji étant déjà un diminutif
Neremsa - Aujourd'hui à 00:24
:p
B
Tombemine - Aujourd'hui à 00:24
"b"
hf Nerem
benj - Aujourd'hui à 00:25
Tombemine en manque de hf
Again
Tombemine - Aujourd'hui à 00:25
J'AI DIT HF :gun:
@benj y'a que toi qui me valide mes hf en ce moment
:zambla:
comme quoi
tu es…
Neremsa - Aujourd'hui à 00:25
B, diminutif de Bee, diminutif de Ben, diminutif de Benj, diminutif de Benja, diminutif de Benjamin, diminutif de Benjaminabuchodonosorroidebabylone.
Tombemine - Aujourd'hui à 00:25
… gentil, en fin de compte
BENJI JE T'AIME
BENJI EPOUSE-MOI
BENJI SI TU VOIS UNE SEULE PERSONNE, JE LA TUE POUR NOTRE BIEN.

justarandompseudo - Aujourd'hui à 14:56
les fameux yacths, ces animaux magnifiques qui vivent dans les montagnes
Lonesquement ridicule - Aujourd'hui à 14:56
J'adore j'en ai trois dans mon 10m^2
Ça prend un peu de place mais c'est sympa

Johannes [Ping=urgence] - Aujourd'hui à 00:15
numérote tes fesses Topy
on va les botter jusqu'en Urugay

Dr Tesla - Aujourd'hui à 00:01
Tout ce qui tu diras sera screené, retenu contre toi, amplifié et dramatisé dans le chan staff.

Max - Aujourd'hui à 20:54
ava les gens ?
Lyrkarreau - Aujourd'hui à 20:54
tu es un petit sale con gosse

Dr. Grym - Aujourd'hui à 21:17
Dernière fois que j'ai rêvé d'un clown flippant, ben j'ai courru sur lui et j'lui ai mis une droite

Me suis réveillé juste après, jamais eu de rêves similaires.

Dr Caca [conte posté] - Aujourd'hui à 22:20
C'EST QUI LE FDP QU'A CHANGÉ MON PSEUDO ?

Zaap - Aujourd'hui à 21:02
après moi je suis plus BD/SM(édité)

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Projet L-3

Le projet L-3 est un projet de langue construite réalisée dans l'optique de l'utiliser dans diverses contribution SCPiennes. Comme le nom le suggère, il s'agit du troisième essai de ce que j'appel le programme L qui sont mes tentatives de réaliser des semblants de "langue" à l'aspect exotique avec un succès variable (L-4 par exemple, c'est juste de l'anglais avec toutes les voyelles qui sont remplacées par des a. Autant dire que ça passe presque à l'oral mais t'as l'air vraiment un con à l'écrit). Le L-3 est pensé pour être une adaptation pouvant être prononcée et comprise par des humains du L-1 qui est un langage théorique destiné à être utilisé dans un environnement hors de notre compréhension à la manière de la langue des grands anciens de Lovecraft. Maintennant que cette introduction est passée, passons aux choses sérieuses.

I. Alphabet et phonologie
Le L-3 est une langue en majorité alphabétique. Cela signifie que chaque phonème est représenté par une lettre. A ce jour, il y a 7 voyelles et 15 consonnes mais la liste s'allongera en fonction des besoins.

Voyelles

  1. Ka : son a (Aloices)
  2. So : son o à la manière d'un Oméga (Johannes)
  3. Lau : son au à la manière d'un Omicron (cloche)
  4. Fi : son i (lit)
  5. Tougnou : son ou (caillou)
  6. Beu : son eu (feu)
  7. Kmè : son è (chèvre)
  8. Wgaltl : son w (wallabie). Comme en gallois, le W compte comme une voyelle.

Consonnes

  1. Mlak : son m (Mafiew)
  2. Yel : son y (yaourt) ou ï (saï)
  3. C'hema : son c'h (R guttural comme le Ach allemand)
  4. Rmora : son équivalent à un R roulé. Il sera symbolisé par un R majuscule.
  5. Klok : son k (Sonitrok)
  6. Sleut : son s (Cendres)
  7. Tlog : son t (Tesla)
  8. Remaï : son r (Gray)
  9. Glom : son g (Grym)
  10. Neg : son n (Neremsa)
  11. Foul : son f (fémur)
  12. Lèm : son l (Lucy)
  13. Zgloh : son z (Zaap)
  14. Shleïm : son sh (chien)
  15. Lloï : Son n'existant qu'en Inuit groenlandais, Gallois et dans certaines langues d'Afrique Centrale. La prononciation revient à prononcer deux L en même temps ou un H aspiré puis un L.

Néanmoins, le L-3 conserve des pictogrammes pour certains usages très simples (comme la marque du pluriel) ou au contraire pour exprimer des idées abstraites :

  • Gleuh : Dieu
  • Magak: Vie
  • Shgleh : être
  • Stromagol : sens inconnu mais probablement relié au champs lexical du sacré. Ce mot fut traduit en 1936 par Josef Schrapp et les récentes études ont montré qu'il devait probablement se prononcer, ShtRomagaul. Néanmoins, Stromagol reste la graphie la plus utilisée.
  • Mekona : sens inconnu

De plus, le L-3 possède un système de numération duodécimal, soit en base 12 qui est encore à l'étude.

II. Grammaire

Les phrases ont une structure différente du Français. En effet les phrases françaises sont souvent dans la structure Sujet-Verbe-complément. Les phrases en L-3 suivent quant à elle une structure Verbe-Sujet-complément. De plus, à la manière du mandarin, tout mot peut être nom, verbe ou adjectif en fonction de sa place dans la phrase rendant la syntaxe indispensable à la compréhension du message. Les verbes se conjuguent de la même façon que les noms s'accordent au pluriel.

Si le mot commence par une consonne on ajoute une caractère au début du mot :

  • Na pour un dénombrable
  • Ta pour un indénombrable

Si le mot commence par une voyelle, on ne prononce pas le a et on utilise à la place ladite voyelle.

Le L-3 comporte 5 temps (ma) : passé (loma), présent (moma), futur (toma), présent de vérité générale (yoma) et C'hloma (usage inconnu). Ils s'obtiennent en ajoutant une syllabe à la fin du verbe.

  • lo pour le passé
  • mo pour le présent (souvent oublié)
  • to pour le futur
  • yo pour le présent de vérité générale
  • c'hlo pour le c'hloma

Il est possible que la subtilié entre moma et yoma échappe aux francophones. Dites vous que le premier correspond au présent simple anglais et le second au présent be + -ing.

Dans le cas d'un passé antérieur, le mot sera souligné et prononcé avec un ton plus grave. En théorie, dans le cas d'un futur postérieur le mot sera surmonté d'une barre et prononcé de façon plus aiguë.

Enfin, le L-3 comporte 4 pronoms :

  • E : Je/nous
  • Kè : Tu/vous
  • Tlè : Personne extérieure
  • C'hè : usage inconnu

En bref, voici la conjugaison du verbe être au présent
Shglèmo è
Shglèmo Kè
Shglèmo Tlè
Shglèmo C'hè
Na'shglèmo è
Na'shglèmo kè
Na'shglèmo Tlè
Na'shglèmo C'hè

Il n'y a aucun genre en L-3. La seule subilité sera avec les parents où la mère sera généralement appelée parent-1 (mota so) et le père parent 2 (mota sleu), bien que ce soit très loin d'être systématique. Pas de message politique ici, le langage étant à la base prévu pour des êtres pour lesquels le concept de sexe/genre n'a pas de sens en soit (venez pas me casser les couilles il y a pas de message pro ou anti lgbt, merci).

L'interrogation se réalise en ajoutant un mot interrogatif à la fin de la phrase :

  • Pour une question fermée on utilisera Ya.

Exemple : Est ce que tu es Grym ? = Shlgèyo kè Grym Ya ?

  • Pour une question ouverte on utilisera en fonction des circonstances un mot interrogatif parmi ceux ci que l'on placera également en début de phrase :

 * Qui/quoi : kyo.
Qui est Grym ? = Shlglèyo Grym kyo ?

  • Où : chtock

Où est Grym ? = Shlègmo Grym chtock ?

  • quand : whohaum

Quand est ce que Grym sera là ? = Shlègto Grym wa whohaum ?

  • Comment : noma

Comment va Grym ? = Shlègmo Grym noma ?

La négation s'obtient en rajoutant l'idéogramme Kè devant le mot concerné de la phrase.
Exemple : Je ne suis pas Grym. = Shglèyo kè è Grym.

III. Vocabulaire
Le problème de cette langue est qu'elle est très récente. Seules les règles de grammaires et les grandes lignes de l'alphabet sont prêtes. De plus, la civilisation ou le peuple utilisant cette langue n'ont pas encore été définis ce qui pose la question sur leur vocabulaire. En effet, il est évident que les indiens d’Amazonie n'ont pas de mot pour la neige et que les romains n'avaient pas de mot pour désigner un téléphone-fax. D'autre part, ils ont probablement des mots pour des concepts qui nous sont inconnus comme par exemple Stromagol dont la définition reste encore aujourd'hui mystérieuse. En attendant d'avoir un dictionnaire à proprement parler, nous allons utiliser ce que l'on appel une Liste Swadesh personnalisée. Cette liste regroupe certains mots élémentaires communs à beaucoup de langues afin de les comparer.

Français L-3 Traduction littérale*
1 Je E   
2 Tu   
3 Ceci zot   
4 ici Wa   
5 qui/quoi kyo   
6 chtok   
7 quand wohaum   
8 comment noma   
9 quelques chtRum   
10 peu boca   
11 autre fuaum   
12 un so   
13 deux sleu   
14 grand bao   
15 long  dov    
16 large wada   
17 épais  tak    
18 lourd avo   
19 petit nami   
20 court  sab    
21 étroit  awa    
22 mince c'hma   
23 Humain Naam ou Nami-mekona Petit mekona
24 Enfant Naminaam Petit humain
25 père Mota sleu Parent 2
26 mère Mota so Parent 1
27 animal  baye ou Irukiemekona  Mekona d'Irukiem 
28 Poisson  Plishk    
29 oiseau  Kopaye    
30 Chien  Kowa    
31 serpent  Swol    
32 arbre  dadRè    
33 forêt  Ta'dadrè    
34 chose kyautlo   
35         
36         
37         
38         
39         
40         
41         
42         
43         
44         
45         
46         
47         
48         
49         
50         
51         
52         
53         
54         
55         
56         
57         
58         
59         
60         
61         
62         
63         
64         
65         
66         
67         
68         
69         
70         
71         
72         
73         
74         
75         
76         
77         
78         
79         
80         
81         
82         
83         
84         
85         
86         
87         
88         
89         
90         
91         
92         
93         
94         
95         
96         
97         
98         
99         
100         

*Cette colonne sert quand un mot est en fait constitué de deux mots accolés. Elle n'a donc aucun intérêt pour les auxiliaires.

IV. Lore et découverte
Cette partie sera complétée et modifiée au fur et à mesure des évolutions du concept. Néanmoins, on peut dire pour l'instant les bases de la langue furent découvertes dans les années 30 par le linguiste français alsacien Josef Schrapp (1897-1944) alors qu'il travaillait pour la Fondation. Il est possible qu'il fasse à terme partit du canon Dans les coulisses si ce cadre spatio-temporel atypique le permet.

Pour ce qui est des circonstances de découverte de la langue, je suggère qu'on ait trouvé des tablettes recouvertes de ces symboles dans des endroits très éloignés des uns les autres. Je pensais par exemple aux nécropoles de Saqqarah et de Denderah en Egypte, à Nazka, dans un tumulus de la civilisation du Mississippi et à Þingvellir en Islande. J'avais également pensé à Stonehenge mais j'ai peur que cela fasse trop avec le skip de Benji, c'est pourquoi il est possible que nous nous rabattions sur Carnac en Bretagne (<3) ou alors le complexe mégalithique de Brú na Bóinne en Irlande (qui comprends notamment Newgrange, Knowth et… Tara). Les documents consistent généralement en des inscriptions directement gravés dans des tablettes de pierre locale ou plus rarement d'argile ou encore de façon exceptionnelle, gravés sur une parroi en pierre (Þingvellir) ou une plaque de métal (bronze à Denderah).

La première tablette documentée fût découverte en 1798 à Saqqarah par Hyacinthe de Malmaison (1743-1799). Néanmoins, des mentions d'écritures étranges ont été faites bien avant notamment dans un texte d'Hérodote racontant la découverte de plaques d'or gravées à Délos par des marchands Athéniens en -479 et de même pour les archives Ming qui rapportent une trouvaille similaire dans le nord du Vietnam au XVIIème siècle. Néanmoins, elles en furent pas conservées pour deux raisons. En premier lieu, le métal précieux qui les constituait attira immédiatement les convoitises et il est plus que probable qu'elles furent fondues pour celui ci. De plus, on a remarqué que la découverte d'une tablette s'accompagnait souvent d’événement terribles. Ainsi, Athènes fût mise à sac en -480, la dynastie Ming fût renversée en 1644 et De Malmaison mourut de la peste de Jaffa en 1799. Le krach de 1929 suivit la découverte des inscriptions de Þingvellir et la dernière tablette en date, celle du Mississippi, fût découverte par une équipe américaine en août 2001 et je crois pas avoir besoin de préciser ce qu'il s'est passé quelques semaine plus tard. Néanmoins, la théorie selon laquelle les documents influenceraient le destin de leurs découvreurs est très minoritaire au sein de la Fondation.

C'est ainsi que 38 fragments de textes furent découverts aux quatre coins du monde au cours des 220 dernières années. La moitié fût découverte par un détachement de la Fondation dirigé entre autre par Josef Schrapp dans les années 30. L'Opération Tacitus a une place à part dans l'histoire de la Fondation car c'est la seule qui fût faite en partenariat avec le IIIème Reich. Un département de l'Ahnenerbe (insitut de recherche de la SS) fût affecté à l'opération et dirigé par Viktor Schwalbe, officier de la SS et universitaire de renom. La suite de l'histoire sera détaillée dans la biographie de Josef Schrapp mais il serait superflu de dire que cela a mal tourné, Schrapp étant Juif.

Les textes découverts avaient des sujets variés. Pour la plupart, il s'agissait de contes et d'histoire racontant fréquemment la rencontre entre des hommes et des créatures qui pouraient aujourd'hui être qualifiées d'objets SCP. On trouvera également des texte religieux ou philosophiques ainsi que plus rarement des textes plus terre à terre tels qu'un relevé de compte trouvé à Ur. Reste encore cinq textes dont la signification est encore à spéculer. La moitié des textes découverts grâce à l'opération Tacitus fût atribué à la fondation et l'autre moitié envoyé dans des centres d'études en Allemagne. Seulement la moité de ceux ci pût être récupéré après la guerre.

Aujourd'hui la plupart des tablettes restantes sont réparties entre la Fondation et la CMO dans un entrepôt commun suite à un traité sur le partage des connaissances qui fait un peu grincer tout le monde. La Division P du GRU a également vendu à la Fondation en 2002 deux tablettes de schiste trouvées dans une tombe kourgane en 1974 et il est possible qu'ils en aient encore d'autres. Nous ne savons pour l'instant pas si d'autres GdI connaissent l'existence de cette langue ou si ils en possèdent des fragments. De même, nous ne savons pas si la bibliothèque du vagabond peut donner accès à de tels documents.

L'analyse des tablette a montré l'existence de plusieurs entités supérieures. Il est difficile de dire si il s'agit vraiment de divinités car ils font généralement des apparitions rapides dans les récits en tant que personnages à part entière mais surtout en tant que Deus ex machina. De plus, les prières qui leurs sont dédiés sont extrêmement rares et on ne sait toujours pas si ils faisaient l'objet d'une religion organisées. Ces entités sont :

  • Ariomath : Entité de la connaissance et de la folie. Correspond à l'archétype du fou-sage.
  • Sykoc'haks : Entité des rêves et de la peur.
  • Kaalibahn : mentionné à la suite de Sykoc'haks
  • Baomota : Entité principale, présentée comme la créatrice de toute chose.
  • Kyotloch'ma : Entité mystérieuse, décrite comme la gardienne du Stromagol.
  • Le Roi des Rochers : Entité au rôle encore mystérieux, généralement posé en tant qu'antagoniste. Sa présence engendre des traumatismes tans physiques que psychiques chez les humains. Contrairement aux autres entitées, il possède son propre glyphe dont la prononciation est inconnue. Roi des rochers n'est que l'épithète principal de la créature. C'est également le seul à avoir été représenté de façon picturale.
  • Les Crocs Rouges : Serviteurs bestiaux du Roi des Rochers, particulièrement féroces.
  • Zaalh : Être créé par Ariomath à titre expérimental (sans l'accord de Baomota) avant d'être abandonné par celui ci et d'être corrompus par le Roi des Rochers.
  • Irukiem : Entité des terres sauvages

(Liste non exhaustive)

V. L'avenir du L-3

Avant toute chose, L-3 n'est qu'un nom temporaire et je trouverai bien un moyen de lui donner une désignation classe (suggestions acceptées).

D'autre part, cette langue vous appartient. Vous pouvez l'utiliser comme bon vous semble dans vos œuvres de fiction si possible en respectant ce background. J'aprécierai être cité comme son créateur dans les commentaires de l'article mais faites comme bon vous semble. Vous pouvez vous inspirer des règles de grammaire du L-3 pour faire vos propres langues construites. Néanmoins, je préférerai que l'alphabet reste propre au L-3 afin de conserver une identité visuelle.

Le projet ultime qui ne sera probablement jamais réalisé serait de traduire des rapports en L-3. J'aimerai bien voir 173 lisible dans cette langue à la fois trop simple et trop compliquée. Néanmoins, le principal projet est d'intégrer des petits bouts de L-3 dans vos contes. Il est possible que vous ayez déjà lu l'appel de Cthulhu. Une phrase revient dans la nouvelle ainsi que dans l'oeuvre de Lovecraft. Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn soit Dans sa demeure de R'lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant. Une créature millénaire peut de la même manière dire une telle phrase en L-3 ou alors un adorateur d'une antique secte.

Il n'y aura probablement jamais de dictionnaire complet disponible sur le site de la Fondation afin de préserver le mystère autour de la langue. Peut être que Schrapp publiera un rapport donnant les bases de la langue et reprenant la majorité des informations mentionnées ci-dessus.

Au final ce projet, c'est comme une toile vierge. On ne sait pas ce qu'on va y faire, on ne sait pas si ça va être bien ou pas ou meme si les autres vont aimer. Donc on trace un canevas et on le montre aux autres pour voir ce qu'il manque. "Une touche d'orange serait bien ici". Je prend mon pinceau et je m'exécute. "Cette zone là est trop sombre". Je met un peu de blanc dans la peinture et j'éclairci l'endroit montré. L'époque où les artistes travaillaient seuls est maintenant révolu. Nous sommes la Fondation, nous avons probablement l'univers de fiction le plus étendu de tous ceux créés sur Internet. Rien de tout cela n'aurait été possible sans les centaines de petites mains travaillant inlassablement à la réussite de cette entreprise. Je ne suis que l'initiateur de ce projet, c'est à vous de le continuer. Je demande à ce que toute utilisation du L-3 soit accompagné de la mention "le L-3 est une création de la Branche Française de la Fondation SCP initiée par l'utilisateur Skeledenn".

SCP-125

Kyotlo # : 125

Doyama c'hmora : Tomoyayo SCP-173


Marcus est responsable d'au moins 12 grossesses non désirées parmi le personnel du Site Aleph, toutes causées d'un simple regard. C'est pour cela qu'il porte généralement des lunettes de soleil.

Marcus a déjà tué Able avec pour seule arme un kiwi trop mûr.

Marcus sait quel SCP-001 est le vrais.

Marcus a survécut à l'envoit à Johannes d'un rapport rédigé en SMS.

Marcus n'a pas peurt de publier des articles sans tags.

Marcus a battut Grym à un jeu à boire 2 3 fois.

Montrez Marcus à ceux qui veulent rejoindre SAPHIR, ça va les chambouler dans leur athéisme.

Marcus lave sa blouse uniquement avec OLYMPE, LA LESSIVE DES DIEUUUUX !

Marcus pourrait faire du Pangirot un rapport à +100.

C'est Marcus qui fait entrer à Aleph les fûts de Guinness de la Saint Patrick.

Marcus a gagné à "Je te tients, tu me tients par la barbichette" avec TOUS les SCP actuellement confinés.

Marcus a participé au concours de noms pour les bateaux de la fondation mais on a du supprimer le message car ils étaient tellement badass que le premier gars qui les a lu est mort sur le coup.

aracnochtone

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