La boite du Dr. Skeledenn

Opération Neuvième Soleil

Document IA-███-CN

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Opération Neuvième soleil

Les documents qui suivent sont ceux retrouvés le 8 septembre 1902 dans le Col Wakhjir aux cotés de l'anomalie SCP-███-CN. Conservés dans un coffre en bois de cèdre, ceux-ci nous renseignent sur une des dernières actions d'envergure de l'Institut de l'anormale avant sa disparition en 1912, après près de 1500 ans d'existence.1

Accessible au personnel de Niveau 3

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Reproduction d'un des symboles apparaissant sur les sceaux métalliques.

Objet #: ██████

Catégorie : Objet anonyme

Sources classiques : Il est, dans les lointaines terres de l'Ouest, un objet connu seulement des sages sous le nom de Neuvième soleil. Personne ne l'a jamais vu de ses yeux d'homme car il est enfermé depuis des temps immémoriaux dans un grand cube de bronze de deux bù2 de coté. Celui-ci est gravé d'innombrables glyphes des montagnes3) aux significations encore inconnues, même des plus éminents lettrés de l'Empire Céleste4. Toutes les faces sauf une sont identiques, c'est à dire ornées d'un grand soleil à neuf rayons ayant en son centre un glyphe des montagnes de grande taille5. La dernière des faces, si elle est également ornée d'un soleil identique, comporte une profonde rainure en son centre telle une porte, ainsi que trois sceaux, disposés en colonne sur cette rainure. Deux d'entre eux sont de plomb et le troisième, celui du centre, est de l'or le plus fin et le plus pur qu'il soit possible de trouver en cette Terre. Ce dernier n'a jamais été ôté, contrairement à ses homologues de plomb. En effet, il a été remarqué que le fait d'ôter un sceau augmente considérablement la température de la pièce où se trouve la boite et une lumière semblable à celle de mille torches apparait depuis l'intérieur du cube à l'endroit où le sceau était auparavant placé. Lorsque deux sceaux sont ôtés, toute personne dans un rayon de quarante pas est instantanément brulée sur les parties faces au cube comme si elles avaient touché du métal chauffé au rouge et ceux dans un rayon de trois pas sont réduits en cendres. La lumière qui s'échappe du cube rend alors aveugle quiconque osant la regarder. Les effets cessent lorsque les sceaux sont replacés à leurs emplacements originels. Les sceaux de plombs, quoique for bien ciselés, sont de facture bien moins délicate que celui d'or et semblent suggérer qu'ils ont été réalisés dans une urgence relative afin de parer à la disparition des originaux en métaux précieux. Chaque sceau est orné d'un glyphe des montagnes à la signification tout aussi inconnue que les autres6 surmonté d'un corbeau à trois pattes.

Sources additionnelles :

Historique : D'après les archives, le Neuvième Soleil fut détenu au Site Qixing dans la province du Guandong dans le sud de l'Empire probablement à partir de l'ère des Royaumes Combatants et au moins jusqu'à la fin de la dynastie Ming. Il y a ensuite un vide entre l'année Ren-Zi du soixante-et-onzième cycle et l'année Gui-Wei du soixante-treizième cycle où un rapport indique le ravitaillement du site Shen dans le Xinjiang où l'objet est mentionné comme étant le seul confiné dans la forteresse. Les moyens par lesquels il fut transporté d'un site à l'autre ou la date de ce voyage sont pour l'instant inconnus. Le site Shen est une forteresse de la Dynastie Qing à remparts de pierre probablement batit sur un fort de la Dynastie Tang. Une centaine d'hommes en arme est en permanence présente sur place dirigée par un commandant nommé par les Grands Commandants de l'Institut. Du fait de sa position au millieu des dunes de Tamalkan, la probabilité d'une attaque est très peu élevée et la forteresse est armée de puissants canons et d'arquebusiers hors pairs pouvant la défendre vaillamment.
堡壘之書, Bǎolěi zhī shū, Chronique des Forteresses
Année Jia-Zi du soixante-quinzième cycle7

Commentaire : Le Neuvième Soleil est probablement l'artefact le plus puissant qui existe à l'heure actuelle sur cette Terre. Comme il est dit dans les sources classiques, le simple fait de retirer deux sceaux suffit à tuer instantanément n'importe qui dans un rayon de trois pas. En sachant cela, imaginez ce qu'il se passerait si les trois sceaux étaient enlevés en même temps ou même que le cube soit ouvert. Les conséquences seraient potentiellement cataclysmique, d'autant plus si cela est fait dans un but militaire. Il est donc primordial que l'objet reste en confinement quoi qu'il en coûte, même si cela devait entrer en contradiction avec les ordres de la Cité Interdite.
Grand commandant Shénnóng8, Troisième Auguste
Douzième jour du dixième mois de l'année Gui-Mao du soixante-et-onzième cycle9


[[collapsible show="+ Journal du commandant Chen" hide="- Journal du commandant Chen"]]

5 mai 1902
Nous sommes partis de la forteresse ce matin au moment du lever du soleil. Celui-ci était d'une belle couleur dorée et le ciel était absolument sans aucun nuage. C'est un bon présage bien que pas vraiment surprenant, les nuages étant des plus rare dans le ciel sec du Tamalkan. Au final nous sommes deux cents hommes et à peu près un nombre équivalent de bêtes dans ce grands convoi. Il y a bien évidemment des gardes mais aussi des civils pour conduire les chariots et servir de guide. Bien évidemment, aucun ne connait la véritable nature de notre chargement. Déjà que nous sommes loin d'être discrets, il ne manquerait plus que toute la vallée soit au courant que nous transportions un des objets les plus puissants de cette Terre. Celui-ci est bien sagement rangé dans sa boite harnachée à un chariot à roues larges pour qu'il ne s'enfonce pas dans le sable et tiré par six chameaux de Bactriane. Afin de brouiller les pistes, le cube est enfermé dans une caisse en bois recouverte d'une toile et deux autres chariots identiques sont également dans le convois. Il n'y a que moi qui sait quel est le bon chariot. D'après mes calculs, le voyage est parti pour durer à peu près deux semaine pour l'aller et un peu moins pour le retour. Enfin bref, je ne m'inquiète pas trop. Nous sommes dans un des endroits les plus isolés du monde avec une armée d'hommes de confiance sur-entrainnés et nous avons pourvu à presque toutes les éventualités. Qu'est ce qui pourrait mal se passer ?

6 mai 1902
Que le ciel me pardonne mon arrogance ! Cela ne fait pas un jour que nous sommes partis qu'un problème nous assaille. Nous avions sous-estimé la consomation d'eau de la colonne. Aujourd'hui les hommes et les bètes ont bu autant que ce qu'ils auraient dû boire en trois jours d'après notre plan. Heureusement, nous avions vu plus large que prévu mais nos réserves nous permettrons à peine de tenir jusqu'à la prochaine oasis qui se trouve à cinq jours de marche. Je prie le ciel que nous arrivions à temps.

8 main 1902Le rationnement en eau a commencé. Les hommes sont en colère, surtout les auxiliaires oïghours et je ne peux leur en vouloir. Quel piètre commandant je fais de ne pas avoir vu un problème aussi primordial ! Lorsque nous arriverons à l'oasis, je ferais construire deux nouveaux chariots citerne pour que cela ne se reproduise pas. Enfin bref, un autre détail retient mon attention. Ce soir vers vingt heure, les sentinelles ont remarqué une intense lumière orangée semblant venir de derrière une grande dune de sable. J'ai immédiatement envoyé un groupe de soldats explorer l'origine de cette lumière mais ils n'ont rien trouvé sur place. Cela m'inquiète. Il pourrait s'agir de l'un des groupes ennemis contre lesquels l'Institut m'a mis en garde. Si cela recommence, je doublerai les effectifs dédiés à la protection du convoi pendant la nuit.

13 mai 1902
Nous avançons bien moins vite que prévu et les réserves d'eau sont presque épuisées. J'espère de toute mon âme que nous arriverons à l'oasis demain ou cette expédition risque d'être la dernière pour nous tous.

14 mai 1902
C'est non sans une extrème joie que j'écris ces lignes. Grâce au ciel, nous avons réussit à rejoindre l'oasis in extremis. Les hommes sont contents, d'autant plus qu'il y a une petite ville dans lequel ils peuvent se reposer. Je leurs ait donné deux jours de permission, le temps que nous construisions d'autres citernes pour la suite du voyage. On ne me reprendra pas à refaire la même erreur. Cependant, un détail m'inquiète. Mes discussions avec les locaux m'ont apris que des militaires européens ont fait étape dans la ville il y a quelques semaines avant de repartir aussi vites qu'ils étaient venus. Cela n'est pas vraiment extraordinaire quand on y réfléchit. Les traités inégaux signés par la Cité Interdite autorisent les puissances européennes à déployer à peu près comme bon leur semble leurs forces armées pour protéger leurs intérêts. Non, ce qui m'inquiète c'est que d'après les locaux aucun d'entre eux ne portait d'insignes pouvant permettre d'identifier leur pays d'origine. Et connaissant les militaires, ce genre de détails n'augure jamais rien de bon.

17 mai 1902
Nous sommes enfin repartis. Nous avons suffisemment d'eau et de nourriture pour tenir des semaines même si nous ne passons pas par la prochaine oasis. Cela va certes nous ralentir d'au moins une bonne semaine mais je ne veux sous aucun prétexte retomber dans la situation dans laquelle j'ai mis la colonne il y a quelque jours. Le temps n'est ni trop chauds ni trop froids et les hommes sont requinqués après leur permition. C'est tant mieux car nous ne sous arrêterons pas avant d'être au pieds des monts Samarikol.

20 mai 1902
Nous avons essuyé notre première attaque. Aujourd'hui vers 15 heure, une caravane d'une trentaine d'homme et de chameaux chargés de tissus est venue à notre rencontre et nous a demandé la direction de l'oasis que nous venions de quitter. Notre guide a à peine eu le temps de répondre qu'un de leurs chariots qui s'était subresticement faufilé sur notre flanc explosa, causant une passagère désorganisation parmi mes hommes. Les pseudos-marchands ont alors sortis des plis de leurs vêtements sabres, pistolets, fusils et même une de ces mitrailleuses anglaises portative d'un ballot de tissus. La première salve a fait un carnage parmi mes hommes et un petit groupe d'ennemis a réussit à se faufiler jusqu'à une des boites et a tenté de s'en emparer. Heureusement, mes hommes ont rapidement repris leurs esprits et ces chiens ont compris que la légendaire habileté de notre peuple au combat au corps à corps est loin d'être usurpée. Heureusement pour nous, la mitrailleuse s'est enraillée à peu près au même moment et nous avons réussit à les repousser in extremis. Malheureusement, nous n'avons pas pu faire de prisonniers, chacun de ces combatants ayant préféré se donner la mort grâce à une capsule de cyanure plutôt que de se rendre. L'examen des cadavres ne nous a pas beaucoup avancé. Sous leurs loques se voulant locales, ils portaient des uniformes militaires européens dont les insignes avaient été ôtés. Impossible de savoir qui les a envoyé. Nous avons perdu soixante-neuf hommes dans la bataille, dont une trentaine de soldats. Ils se sont battus avec honneur et seront enterrés dignement dans la soirée. Pour terminer sur une note positive, quoique un tantinet cynique, nous consommons à présent bien moins de vivres et nous disposons de matériel militaire européen dernier cris.

27 mai 1902
Le paysage change. Peu à peu les dunes laissent place aux rochers et les montagnes à l'horizon sont de plus en plus grandes. J'estime que nous arriverons à notre prochaine étape dans environ trois jours. Nous y sommes presque


[NOTES TEMPORAIRES]

Avec certains d'entre vous. Mais aujourd'hui, je vais être complètement honnête avec vous. 

Gewehr 88 7,92mm

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