La boite du Dr. Skeledenn

La fantastique présentation

"Je n’ai plus que les os un squelette je semble
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la Mort sans pardon a frappé,
Je n’ose voir mes bras que de peur je tremble."
Pierre de Ronsard

Bon ben voilà.

Voici tout ce qui traînait dans mon dossier libellé SCP. Comme vous pouvez le voir, il y a plein de trucs au mieux inachevés mais surtout même pas commencés. Et bourrés de fautes d'orthographes en plus.

C'est tout ce que j'ai écris pour sur mon temps libre durant ces trois dernières années en rapport avec la Fondation. Certains seront peut êtres publiés sur le site, la plupart non.

En espérant que ça vous plaise (j'en doute).

P.S. : Pardonne moi Nîké.

Les mirifiques rapports

notation: 0+x

Objet # : SCP-7##-FR

Classe : Euclide

Niveau de menace : Vert

Procédures de confinement spécial : SCP-7##-FR doit être gardé dans un hangar situé sur le site Aleph. Une surveillance constante de la zone par des caméras en circuit fermé est nécessaire. De plus, afin que SCP-7##-FR-A ne se déplace pas, il seras demandé à SCP-7##-FR-A un ouvrage par jours (la liste des ouvrages demandés est disponible sur demande au secrétariat du site Aleph sous réserve d'une autorisation de Niveau 2) et 2 kilogrammes de viande lui seras fournie en récompense. Si un ouvrage ne pouvant être fournit que par SCP-7##-FR est requis dans un projet de recherche, une demande de prêt doit être faite au secrétariat du site Aleph au moins 2 semaines à l'avance. Néanmoins, face à la demande croissante de documents, il est conseillé de s'y prendre plusieurs mois à l'avance afin d'être sûr qu'ils soient disponible à temps.
Dans le cas où SCP-7##-FR viendrais à briser son confinement, la FIM la plus proche (si possible la ??? Safari Time) doit être déployée afin de localiser SCP-7##-FR-B avant qu'il ne rentre en contacte avec des civiles. L'usage de la force est déconseillé mais autorisé si la sécurité d'un civile ou d'un membre de la Fondation est en danger. Néanmoins, du fait du comportement de l'objet jusqu'à présent, la probabilité d'un tel évènement est très basse bien que cela ne justifie pas de ne pas établir de protocoles de recaptures.
Il est interdit de demande à SCP-7#-FR des ouvrages anormaux ou pouvant être sujet à une haute surveillance. De plus, il est interdit de s'approcher à moins d'un mètre de SCP-7##-FR-B ou de toucher le masque de SCP-7##-FR-A si le protocole expérimental ne l'exige pas.

Description : SCP-7##-FR-A est une créature vaguement humanoïde sans aucun attribut sexuel, d'origine inconnue. Une fois dressé sur ses pattes arrières, l'objet mesure 3,5 mètres de haut pour un poids d'environ 300 kilogrammes. La peau de SCP-7##-FR-A est glabre et de couleur très claire en plus d'être assez résistante aux projectiles (les munitions de fusil d'assaut pouvant néanmoins la percer sans problème). De plus, l'objet possède des membres extrêmement longs avec notamment des avant-bras de 1m10 de long et des métatarses de 90 cm, lui donnant une posture globalement digitigrade. L'aspect animal de la créature est renforcé par sa locomotion globalement quadrupède et la présence d'une queue vestigiale. SCP-7##-FR-A présente également des ongles semblables à des griffes d'une longueur allant de 5 à 10 cm en fonction de la patte et du doigt où elles sont mesurées ainsi que de leur usure. Celles-ci sont d'une dureté exceptionnelles et lui permettent de creuser SCP-7##-FR-2 dans quasiment n'importe quelle surface ainsi que de se défendre. Son crâne est couvert de cheveux et son visage est dissimulé par un masque en céramique blanche marqué de deux points noirs au niveau des yeux. Toute tentative pour enlever ledit masque s'est révélé infructueuse et SCP-7##-FR-A devient vite nerveux quand un membre du personnel essaye d'y toucher. N'ayant pas de bouche ou de nez, l'objet respire par six ouvertures placées symétriquement à la base de son cou. C'est par ces orifices que SCP-7##-FR-A communique. Son langage est basé sur des séries de cliquetis ressemblant au bruit qu'un humain fait en claquant sa langue sur son palet ainsi que des vocalises aiguës semblables à des cris lorsque SCP-7##-FR-A est menacé. Il a été déterminé que l'objet comprenait la plupart des langues existantes ( à l'exception notable du [DONNEES SUPRIMEES]) et un code basé sur le morse fût mis en place afin d'effectuer des échanges compréhensibles. **Grâce à des tests de Q.I. basiques, il a été déterminé que SCP-7##-FR-A présente l'intelligence d'un enfant d'environ 4 ans. Quand il n'est pas sollicité, SCP-7##-FR-A reste à l'intérieur de SCP-7##-FR-B. A l'exception des fois où les procédures n'ont pas été respectées, SCP-7##-FR-A s'est toujours montré docile voir serviable envers le personnel et semble éprouver de la satisfaction à effectuer la procédure Sérapis.

SCP-7##-FR-B est une cavité d'environ 1 m de largeur semblant être creusée par SCP-7##-FR-A dans une surface rigide horizontale ou verticale. Ce dernier devient très agressif quand un membre du personnel s'approche à moins de 2 mètres du trou. Quand on regarde de l'extérieur, le boyau est très sombre et semble s'étaler sur plusieurs centaines de mètres même quand SCP-7##-FR-A a été creusé dans un mur d'épaisseur normale. Une exploration de la structure (voir Addendum-2) a révélé que la première partie du tunnel avait une longueur variant entre 100 mètres et ██ km en fonction des instances et des explorations. On pensait tout d’abord que c'était SCP-7##-FR-A qui creusait SCP-7##-FR-B mais il semblerait qu'il n'excavait que les premiers mètres, le reste de la cavité se formant d'elle-même par un procédé inconnu. Si SCP-7##-FR-A est tué, une autre instance sortiras de SCP-7##-FR-B 24 heures plus tard. La nouvelle instance ne seras pas agressive envers les chercheurs et contineras à apporter les ouvrages demandés. Néanmoins, l'objet auras un comportement méfiant envers le ou les membres du personnel présents lors de la mort de l'instance précédente. Si SCP-7##-FR-A s'éloigne trop de SCP-7##-FR-B, une secousse sismique combleras le trou et celui-ci réapparaitras quelques heures plus tard à l'emplacement de SCP-7##-FR-A.

Une fois par jour, il est possible d'ordonner à SCP-7##-FR-A d'exécuter la Procédure Sérapis. Si celle-ci n'est pas réalisée au moins une fois toutes les 24 heures, SCP-7##-FR-A rentreras dans SCP-7##-FR-B et combleras la cavité. L'objet réapparaitras alors environ une semaine plus tard dans un lieu abandonné, de préférence à proximité d'un lieu culturel (théâtre, bibliothèque, université…). La procédure Sérapis consiste à demander à SCP-7##-FR-A un livre publié avec son titre, son auteur, son édition, son année d'édition et la langue souhaitée. SCP-7##-FR-A disparaitras alors dans SCP-7##-FR-B pendant une durée la plupart du temps égale à dix minutes mais pouvant aller jusqu'à 3 heures si l'ouvrage demandé était considéré comme perdu. C'est ainsi que la Fondation pût mettre la main sur des ouvrages comme De la Comédie par Aristote, Peines d'Amour gagnées par William SHAKESPEARE, 2 évangiles et ███ ██████ █████ par ████ ███████. Depuis l'incident SCP-7##-FR/1, il est interdit de demander des ouvrages uniques susceptibles d'être placés sous haute surveillance. Néanmoins, il est impossible de se servir de SCP-7##-FR afin de constituer une bibliothèque permanente, les ouvrages disparaissant sans explications exactement 3 semaines après leur emprunt et ce peu importe les mesures de sécurité prises (les caméras tombent en pannes, l'alimentation électrique se coupe, les gardes sont pris de malaise à cause d'une intoxication alimentaire…). Dans l'optique d'économiser au maximum nos moyens, il est donc préférable de retourner les ouvrages à SCP-7##-FR une fois ce délai atteint. En paiement de son action, SCP-7##-FR-A exige généralement de petits objets comme des stylos, des casse-têtes ou des fournitures de bureau (voir document annexe G63). Pour cette raison, un assortiment de ces objets doit lui être présenté à chaque nouvelle demande (dans le cas où SCP-7##-FR-A demanderais un objet indisponible, la demande doit être envoyé au département administratif et la procédure en elle-même reportée au lendemain). Si le paiement n'est pas versé pendant plus de trois jours, SCP-7##-FR feras comme si la procédure Sérapis n'avait pas été réalisée et changeras d'emplacement. On ne sait pas ce que SCP-7##-FR-A fait des objets qui lui sont donnés ni pourquoi il en a besoin hormis pour satisfaire sa curiosité.

Addendum-1 : SCP-7##-FR-A fût capturé à Alexandria, province de l'Ontario, Canada, au milieu des ruines du lycée ████ █████, fermé en 198█ pour insalubrité. SCP-7##-FR-A s'est d'abord calme puis devint subitement agressif quand un agent s'est approché trop près de SCP-7##-FR-B. Après avoir sévèrement blessé ledit agent, il fût maitrisé et héliporté au site Aleph pour plus d'analyses. Quand SCP-7##-FR-A fût à plus de 4 kilomètres, une secousse sismique de magnitude 4,2 fît s'effondrer l'accès de SCP-7##-FR-B, condamnant ainsi le tunnel. Environ 1 heure après avoir été placé dans une enceinte de confinement, une secousse sismique semblable à celle d’Alexandria a secoué le site Aleph pendant 153 secondes. Environs 5 secondes avant le début de l'événement, ce dernier s'est mit à gratter frénétiquement le sol de sa cellule jusqu'à creuser un trou suffisamment profond pour qu'il puisse s'y glisser. Après 37 secondes, SCP-7##-FR-A ne peut plus être vu par les caméras de surveillance. Un périmètre de sécurité fût installé autour SCP-7##-FR-B et environ une heure plus tard, SCP-7##-FR-A sortit du trou. L'objet fût immédiatement abattu par les agents de sécurité et le corps retomba dans la cavité avant d'avoir pût être récupéré. Après 24 heures, une nouvelle instance de SCP-7##-FR-A est sortit du trou. Alors que les gardes allaient tirer à nouveau sur la créature, le Dr. ███ s'est interposé.

Suite à cette première rencontre, une communication pacifique fût établie avec SCP-7##-FR-A. La barrière du langage fût traversée grâce à l'établissement d'un code permettant à SCP-7##-FR-A d'exprimer ses cliquetis en mots par le code morse et une machine de l'invention du Dr. Benji dispensant une traduction en langage orale en directe.

*Objet # :** SCP-19#-FR

Classe : Sûr

Niveau de menace : Vert

Procédures de confinement spécial : SCP-19#-FR-A doit être confiné dans un local de stockage sécurisé de taille adaptée. SCP-19#-FR-B doit être confiné dans la musicothèque anormal du Site-Aleph du Site-Yod du site où il est confiné, dans un étuis à disque et des conditions atmosphériques adaptées. Les deux objets ne doivent se trouver dans la même pièce que lors des expériences destinées à provoquer volontairement SCP-19#-FR-C.

Les tests sur l'anomalie doivent se dérouler dans une enceinte insonorisée et verrouillée de l'extérieur. Un garde ayant une formation de secouriste doit se trouver à l'intérieur de l'enceinte avec le sujet afin de veiller à sa sécurité lors du test. Tout le personnel participant à l'expérience doit être pourvu de protections auditives, y compris celui restant à l'extérieur de l'enceinte. Les protections auditives doivent être vérifiées deux fois par deux procédés différents avant chaque test. Dans le cas où un ou plusieurs membres du personnel seraient malgré tout exposés, ils doivent être considéré comme des sujets de test et traités comme tel.

A la fin de l'expérience, le sujet doit être envoyé dans un secteur spécialisé de l'infirmerie du site où a eu lieu l'expérience jusqu'à son réveil. Il est recommandé d'ajourner les tests si une brèche de confinement importante ou une attaque d'envergure sur le site a eu lieu dans la semaine précédent l'expérience afin de ne pas distraire le personnel médical des blessés plus urgents. Une fois le sujet réveillé, celui-ci doit être interrogé par un des responsable des expérience sous la surveillance d'au moins un garde.

Mise à jour du 08/11/1946 : Le sujet doit rester entravé de la fin de l'expérience jusqu'au moment où un psychologue agréé certifie qu'il ne représente aucun danger pour les autres et surtout pour lui-même. Le garde présent dans la cellule ne doit pas être pourvu d'un armement létal. Dans le cas où un membre du personnel serait exposé, il doit être amnésié et renvoyé à la vie civile dès la fin des tests sur sa personne.

Du fait de ses vertus pacificatrices, SCP-19#-FR peut être utilisé afin de permettre un meilleur contrôle sur certains Classe-D particulièrement violents, notament ceux ayant reçus un entrainement militaire. Chaque proposition doit être examinée par le comité d'éthique avant d'être validée. Le nombre de sujets exposés hors test scientifique est limité à ██ par ans. Toute exposition volontaire d'un membre du personnel ou d'une personne étrangère à la Fondation de la part d'un ou plusieurs membres du personnel est passible d'une rétrogradation en Classe-D du ou des responsables.

Description : SCP-19#-FR-A est une statue en plâtre grandeur nature représentant le buste d'un soldat allemand de la première guerre mondiale. L'uniforme est extrêmement bien reproduit et a permis de dater la représentation aux premiers mois de la guerres, à savoir entre juillet et novembre 1914. La statue est entièrement faite en plâtre, à la manière des modèles préliminaires à une sculpture en bronze, à l'exception notable des yeux et d'une partie du socle. En effet, les iris de la statue sont constitués de disques de pierre aux propriétés optiques semblables à la labradorite et les pupilles de pâte de verre uniformément noire, peut-être de l'obsidienne. Le socle est pourvu d'une fente fermée par une petite porte en laiton, à la manière d'une boîte aux lettres. En dehors de l'évènement SCP-19#-FR-C, il a été impossible de d'accéder à l'intérieur de SCP-19#-FR-A, ni même d'affirmer avec certitude si l'objet est creux ou plein. Au-dessus de la fente se trouve une inscription en lettres dorées en Allemand "Eine Nachricht von jeder Mutter auf der Erde" pouvant se traduire par "Un message de toutes les mères de la Terre". La statue en elle-même ne présente pas de propriétés anormales flagrantes, si ce n'est que la majorité des humains ont tendance à regarder instinctivement vers ses yeux quand ils se trouvent en sa présence.

SCP-19#-FR-B est un disque 78 tours dont la capacité de stockage a été augmentée par un procédé anormal. En effet, alors que la grande majorité des disques de ce type peuvent contenir une musique de 5 minutes maximum par face, la face 1 de SCP-19#-FR-B contient une boucle de 31 minutes et 54 secondes du Dies irae de Giuseppe Verdi. La face 2 est gravée avec un arrangement pour piano et violon de Sarabande d'Haendel qui ne présente aucune propriété anormale. Il semblerait que ce soit un des deux morceaux qui étaient présents à l'origine sur le disque, la face 1 ayant été regravée par un moyen inconnu. Les deux morceaux peuvent être jouées sur un tourne-disque standard et ne présentent aucune propriété anormale notable, si ce n'est un effet anxiogène qui peut éventuellement être attribué à la musique en elle-même.

L'évènement SCP-19#-FR-C a lieu quand la face 1 de SCP-19#-FR-B est joué en présence de SCP-19#-FR-A et qu'un humain conscient regarde dans les yeux de SCP-19#-FR-A. Le sujet reste alors le regard fixé sur la statue durant toute la durée du morceau. Pendant ce temps, celui-ci est totalement insensible à tout stimuli extérieur, un sujet s'étant même pris une balle dans le genoux sans sourciller alors qu'il était sous l'emprise de SCP-19#-FR-C. Malgré tout, au fur et à mesure de l'évènement, le sujet commencera à manifester les signes d'une terreur intense comme une sudation accentuée, des pupilles dilatées, des yeux écarquillés et le souffle court. Il arrive même à certain sujets de gémir, hurler ou se faire dessus au cours de l'évènement. Au bout de 31 minutes et 54 secondes, le gramophone diffusant SCP-19#-FR-B va dérailler, arrêtant ainsi la musique. Le sujet retrouvera alors l'usage de ses sens et perdra connaissance dans 50% des cas. Il est à noter que le comportement du sujet ou la suite des évènements ne changera pas si l'on cache les yeux de SCP-19#-FR-A ou si l'on arrête manuellement la diffusion de la musique. Il est à noter que

Lors de sa transe, le sujet se retrouve transporté à l'intérieur de la tête d'un autre humain, généralement à une autre époque. La durée ressentie dans la vision (notée SCP-19#-FR-C-année du test-numéro du test) n'est pas proportionnelle à la durée de la transe, certains sujets rapportant y avoir passé des heures alors même que le temps de 19 minutes et 14 secondes n'a pas été dépassé. Dans la grande majorité des cas, ces visions auront lieu en temps de guerre, bien qu'elles ne se déroulent pas systématiquement sur un champ de bataille. Ainsi, SCP-19#-FR-C-1972-83 montre la mort par crucifiement d'une adolescente arménienne par des soldats turcs aux alentours de 1916, selon toute probabilité dans le cadre de la tentative de génocide perpétrée par les autorités turques envers ce peuple au cours de la décennie 1910. De plus, la vision ne semble pas dépendre du sexe, de l'âge ou de l'origine ethnique du sujet (ainsi dans le cas de SCP-19#-FR-C-1972-83, le sujet était un homme de 34 ans de nationalité franco-tchadienne). Néanmoins, il a été observé que la vision n'était pas totalement aléatoire. En effet, sur les 237 évènements CP-19#-FR-C ayant eu lieu entre 1919 et la dernière mise à jour de ce rapport (22/04/2███), 191 présentent des scènes se déroulant sur une période de temps comprise entre 1914 et 1919, soit une proportion près de 70%. La deuxième période la plus représentée est le XVIIIème siècle (14%), puis le XIXème siècle (8%). Les 7% restants couvrent des évènements isolés compris entre -564 et 1700. À ce jour, aucun évènement datant d'avant -564 ou d'après 1919 n'a été relevé.

C'est à la fin de l'évènement SCP-19#-FR-C qu'une ou plusieurs cartes en papier cartonné de 20 cm sur 40 sortirons de la fente située sur le socle de la statue. Le recto de ces cartes portera une description détaillée de la vision vécue par le sujet durant sa transe. L'écriture de ces cartes est manuscrite et l'expertise graphologique a montré qu'il s'agit de celle d'une seule et même personne. De plus, le papier utilisé est d'une excellente qualité et la datation au carbone 14 a permis de découvrir que toutes les feuilles archivées depuis le confinement de l'objet proviennent d'arbres abattus entre 1890 et 194010. Le nombre de cartes apparaissant à la fin de l'évènement ne semble pas limité et il en apparait toujours suffisamment pour que l'histoire soit entièrement écrite11. Dans le cas où plusieurs sujets seraient atteints en même temps, les cartes décrivant leurs expériences sortent les unes après les autres par ordre de contamination. Par ailleurs, le texte aura un style particulier et relativement constant bien qu'atypique peu importe la langue choisie. En effet, pour les langues en étant pourvus, la personne principale est systématiquement la deuxième personne du singulier sans aucune marque particulière de respect. D'autre part, les phrases sont généralement courtes avec une forte prédominance du présent de l'indicatif, encore une fois pour les langues qui en sont pourvues. Le rapport Uniform-19#-FR détaillant les spécificités d'usage dans les documents des douze langues y étant apparues à ce jour est disponible en annexe. Enfin, on peut noter que le texte se termine systématiquement par "Et maintenant on est mort", même si le personnage principale ne meurt pas pendant la vision.

Le réveil du sujet sera généralement suivit d'une phase de mutisme complet durant en fonction des sujets entre 2 heures et 15 semaines. Par la suite le sujet montrera des changements à long terme sur sa personnalité. En premier lieu, il éprouvera une grande révulsion à l'égard des symboles militaires comme les uniformes, les armes12 ou tout métier en rapport avec la violence envers d'autres êtres humains. Cette sensation de révulsion peut mener les sujets atteints à menacer leur intégrité physique pour ne pas avoir à être mis en contact avec les objets susnommés (voir Addendum-19#-FR-A). D'autre part, il est fréquent que les sujets s'investissent dans des actions politiques pacifistes ou ayant une finalité voisine (désarmement nucléaire, soutient aux réfugiés…). Il est à noter que ce pacifisme n'implique pas forcément la docilité. Même après l'exposition, le sujet gardera son libre arbitre ainsi qu'une tendance à la rébélion similaire à celle qu'il avait a posteriori. Cependant, il répugnera à utiliser la violence dans ses actions.

On peut noter qu'un sujet ne peut être victime de SCP-19#-FR-C plus d'une fois. Une exposition conjuguée supplémentaire à SCP-19#-FR-A et SCP-19#-FR-B ne causera donc pas de réaction particulière de la part du sujet. L'effet du phénomène persiste même après la prise d'amnésiques.

Récupération : La première apparition de SCP-19#-FR a eu lieu le 11 novembre 1922 à la [galerie bleue] d'Hambourg, une galerie d'art contemporain tenu par M. Igor Klarsfeld. Celui-ci avait autorisé une de ses proches amies, Käthe Schwalbe (née Schrapp) à exposer sa nouvelle sculpture. Mme Schwalbe était à l'époque une sculptrice reconnue dans le milieu artistique hambourgeois, notamment pour ses œuvres abstraites. Socio-démocrate convaincue, celle-ci approuve néanmoins l'entrée en guerre de son pays en 1914, en grande partie à cause de l'enthousiasme nationaliste de son fils unique, Karl. Celui-ci est un des premiers à s'engager dans la Reichwehr et part vers le front de l'Ouest en septembre 1914. Il est tué le 20 octobre 1914 lors de la première bataille d'Ypres par une salve d'artillerie alliée. Très peu d'informations nous sont parvenus au sujet de Mme Schwalbe entre la mort de son fils et l'exposition à la galerie de M. Klarsfeld a part sa dépression nerveuse suivant la mort de son fils et le décès de son mari, le professeur de philosophie Johann Schwalbe, en 1918 de la grippe espagnole.

La révélation de la sculpture est sensée avoir lieu à 21h30 en petit comité. Une vingtaine de personne sont présentes dans la galerie, aucune sauf M. Klarsfeld ne connaissant Mme Schwalbe en dehors de son travail. Parmi eux se trouve le capitaine Von Rittleberg, officier supérieur de Karl durant la guerre et invité par. La sculptrice arrive avec un quart d'heure de retard, prétextant d'avoir dû aller chercher des aiguilles de gramophone, les ayant toutes usées lors des précédents essais. Les témoignages indiquent que la révélation a lieu à 22h. Les convives sont retrouvés le lendemain matin par la concierge dans un état d'hébétude prononcé. Il semblerait que toutes les personnes présentes aient été frappées par SCP-19#-FR-C en même temps, ce qui en fait à ce jour la plus grande manifestation connue de ce phénomène. Seul manquent à l'appel Mme Schwalbe et le capitaine Von Rittleberg, dont aucune trace n'a été trouvé à ce jour.

[[collapsible show="+ Addendum-19#-FR-B : Exemples de SCP-19#-FR-C" hide="- Addendum-19#-FR-B : Exemples de SCP-19#-FR-C"]]

  1. [[ SCP-19#-FR-C-1921-17 ]] : Le Christ des Dolomites
  2. [[ SCP-19#-FR-C-1921-20 ]] : Wouf wouf
  3. [[ SCP-19#-FR-C-1931-32 ]] : Les titans des mers
  4. [[ SCP-19#-FR-C-1949-80 ]] : Les rats
  5. [[ SCP-19#-FR-C-1951-102 ]] :

1 Le premier meurtre
2 Par-delà le regard des hommes
4 Le feu
5 Le sang du frère

Les orgasmiques contes

Juin 1937, Alpes italiennes

 
Juin 1937, Alpes italiennes
 
 

L'air était rare à cette altitude et le Dr Gaspare D'Appiolo avait du mal à respirer. D'ordinaire en forme sans être vraiment athlétique, l'atmosphère lacunaire du sommet de l'Europe rendait le moindre geste lourd et maladroit. Son guide, Wilfried n'en semblait absolument pas le moins du monde affecté. Grand tyrolien habitué aux sommets, il avançait d'un pas décidé mais prudent sur la piste de terre en guidant par les rennes la mule noire de son employeur à demi assommé. Ne portant d'autre nom que Wilfried, c'était un simple vacher qui avait accepté avec réticence l'argent du Dr D'Appiolo en apprenant le but de sa visite.

Il y avait au-dessus d'eux un ciel d'un bleu immaculé seulement perturbé par un soleil de plomb. Tout autour, la nature semblait profiter du répit estival pour déployer une débauche impressionnante de couleurs avant que la neige ne stérilise l'alpage pour de longs mois. Sur l'herbe verte apparaissait une multitude de fleurs de toutes tailles et de toutes couleurs, des grandes gentianes aux subtils sabots de vénus, sans oublier les myriades de campanules qui parsemaient la prairie alpine d'admirables touches mauves. Le silence des cimes n'était troublé que par le claquement docile des sabots des mules et par les sifflements sporadiques des marmottes. Le docteur eût l'occasion d''apercevoir deux marmottons en train de chahuter dans un massif de ####### avant qu'il ne soient rappelés dans le terrier par les couinements sévères de leur génitrice

Le changement du paysage fut progressif. Tout d'abord, ce furent les fleurs qui s'évanouirent imperceptiblement à mesure qu'ils avançaient, laissant place à une herbe sèche parsemée de pierres grises. Celle-ci disparût à son tour pour laisser place à une uniforme étendue minérale. Les deux mules étaient de plus en plus nerveuses et il fallut à Wilfried toute la patience du monde pour les calmer. L

Wilfried eut un frisson.

-Nous y sommes, docteur, dit-il en allemand.

Le Dr D'Appiolo descendit de sa mule sans un mot.

-Vous êtes sûr que c'est l'endroit ? lança-t-il en touchant le sol.

-Tout à fait, les gens du coin évitent cet endroit. On a eu des disparitions bizarres dans la zone.

-Vous en êtes vraiment sûr ? insista D'Appiolo.

Wilfried soupira. Après avoir attaché les mules à un arbre mort, il enleva son chapeau et s'assit sur un rocher.

-Il y a environ deux ans, la cadette de mon cousin Franz avait égaré une brebis dans les rochers, répondit le tyrolien avec un air sombre. On a retrouvé sa tête deux semaines plus tard dans le ruisseau en contrebas.

-Beaucoup d'histoires pour une simple brebis.

-Je parle de celle de la gamine.

-Oh… Santa Maria…

-Vous l'auriez vu… Les yeux et les paupières avaient été arrachées, ainsi que la langue et une joue. Je vous dit pas la peur qu'a eu le gamin qui l'a trouvé en faisant boire ses chèvres. Je crois pas qu'il a reparlé depuis.
À mesure que Wilfried parlait, le Dr d'Appiolo restait à le fixer sans rien dire, comme s’il ne réalisait que maintenant quelle abomination hantait ces pics décharnés.

-Et la mère, mein Gott… J'étais là quand on lui a amené ce qu'il restait de sa fille. Elle a poussé le hurlement le plus déchirant que j'ai jamais entendu. Tant de douleur et de désespoir dans sa voix… Elle a pris la tête dans ses bras tremblants et s'est mise à pleurer, alternant entre des murmures incompréhensibles et des cris stridents. On a dû se mettre à 3 pour lui reprendre la tête. Le pauvre Franz quant à lui, je pense qu'il était trop choqué pour faire quoi que ce soit. Il est resté là à regarder la scène, comme un lapin qui remarque qu'il a un canon pointé sur lui. Bien sûr, après il a pleuré, beaucoup même, mais sur le moment je crois que la douleur était trop forte pour que sa cervelle puisse marcher correctement. Faut le comprendre, l'Isonzo avait déjà pris son frère, la Spanische Grippe sa mère et maintenant sa Katrina.

-Mon Dieu…

-Et encore, on avait emmené les autres gosses chez leur grand-père pour qu'ils voient pas le corps parce que j'imagine pas ce que ça aurait été s’ils avaient assisté à la scène.

-Quelle horrible histoire.

-Oh non, vous avez pas encore entendu la pire partie. On est allés voir le curé pour lui demander de lui rendre les derniers sacrements et de l'enterrer. D'abord il a accepté donc on est retourné chez Franz pour préparer les obsèques. Et voilà que le curé vient nous voir pour nous dire qu'on pourra pas la mettre dans le cimetière. Apparemment il y a la moitié du village qui est allé le voir pour lui demander de tout annuler. Soit disant qu'elle serait maudite et qu'elle se relèverait la nuit pour bouffer les autres macchabées. Schwachsinn ! Comment une simple tête pouffait faire du mal à qui que ce soit ? J'vous jure, avec des conneries comme ça je comprends que vous les italiens nous prenez pour des péquenauds.

-Mais non voyons… Enfin si, ça serait vous mentir que de vous dire qu'aucun de mes compatriotes ne pense cela mais je vous assure que jamais je n'ai eu de telles pensées.

-Vous êtes bien gentil.

-C'est tout naturel. Et ensuite ? Qu'est-ce que vous avez fait du corps ?

-Le prêtre est venu au chalet et il a fait un semblant de messe dans la cuisine. Ensuite on est allé sur la bute au-dessus de la maison et j'ai creusé un grand trou avec mon frère Ulrich. C'est là qu'on a mis la tête. Le prêtre a dit quelque mot sur la vie, la mort et tout ça et on l'a rebouché vite fait. Même si c'est pas un vrai cimetière, elle doit être bien sur sa colline au milieu des coquelicots et au moins elle est pas au milieu de tous ces bouseux arriérés. Les parents ont jamais été tout à fait les mêmes depuis, surtout la mère. Faut la comprendre, c'était pas le premier gosse qu'elle perdait mais les deux premières fois c'était juste des bébés morts nés, donc on avait pas eu le temps de s'attacher. Là elle avait quoi, 12 ans ? Elle allait faire sa première communion le mois d'après. Je sais qu'on le dit dès que quelqu'un meurt dans sa famille mais scheiß, elle aurait pas dû partir aussi tôt et surtout comme ça.

-Toutes mes condoléances.

-Merci. Vous comprendrez que je préfère que vous fassiez votre expérience vite fait et qu'on parte le plus vite possible.

-Mais naturellement, répondit D'Appiolo, aidez-moi à décharger les mules, voulez-vous ?

Wilfried s'exécuta. Cela lui avait fait du bien de se confier à quelqu'un d'étranger aux évènements. "Ce D'Appiolo n'est peut-être pas comme les autres italiens en fin de compte" se dit-il. Il y avait assez peu de bagages, surtout du matériel scientifique que Wilfried ne reconnut pas et ils ne mirent pas beaucoup de temps à tout décharger.

-Pourriez-vous guetter le ciel pendant que je prends ma longue vue ? demanda d'Appiolo. Cela serait dommage de le rater a si peu de temps.

-Très bien docteur, répondit Wilfried.

Il tourna le dos à son interlocuteur et dirigea son regard vers l'horizon à la recherche de tout mouvement pouvant trahir la présence de ce qu'ils cherchaient.

-Vous allez sacrifier une des mules pour l'attirer ? demanda-t-il pour passer le temps.

-Euh… oui, oui, c'est ça.

- Ça va être dur de tout redescendre avec une seule mule.

-Ne vous en faites pas, j'ai pris mes dispositions.

-Ah ?

Imperturbable, D'Appiolo continuait de fouiller dans son sac.

-Vous n'avez dit à personne que vous veniez ici, n'est-ce pas ?

-Bien sûr que non, ils m'auraient traité de sorcier ou je ne sais quoi. Déjà que je travaille pour un Italien…

D'Appiolo se leva.

-Très bien.

Wilfried entendit un cliquetis métallique derrière lui.

-Je suis désolé Wilfried, je n'ai pas le choix.

Alors qu'il allait répondre, Wilfried fut interrompus par une détonation. Le ciel si bleu vira au noir d'encre et il se sentit partir dans une chute interminable dans les ténèbres.


 
//-… Et ne nos inducas in tentationem sed libera nos a malo. Amen. //

Gaspare termina sa prière d'un signe de croix avant de ranger son Beretta 1935 dans son sac. A aucun instant sa main n'avait tremblé alors qu'il pointait l'arme sur la tête du tyrolien. Ce n'était pas la première fois qu'il tuait quelqu'un de sang-froid, il avait fait la guerre après tout, même si un meurtre aussi sournois aurait probablement dégoûté ses nobles ancêtres. "Qu'importe, pensa-t-il, la fin justifie les moyens". Et y avait-il une fin plus justifiée que celle qui l'occupait ?

Il s'approcha du cadavre face contre terre et le retourna. La balle avait traversé le crâne de part en part, la mort avait dû être instantanée. Parfait, les hormones du stress ne devaient pas encore avoir atteint les organes internes. Il était temps de se mettre au travail.

Gaspare étendit une grande bache de toile bleue au bout du promontoire et y traina tant bien que mal le corps. Cela fut particulièrement ardu, le tyrolien faisant une foi et demi son propre poids mais il finit par y arriver. Il prit ensuite dans un sac de toile verte dont il sortit douze éclats de jadéite de la taille d'une soucoupe portant chacun un des Douze Sceaux de Baomota. Consciencieusement, il les répartit en deux hexagones concentriques autour du corps. Une foi l'opération réalisée, il passa un tablier et prit ses outils de chirurgie pour la partie la plus salissante du processus.
 
Tout d'abord, il trancha avec un grand couteau les vêtements du mort et mit les lambeaux de cuir et de toile dans un petit sac. Le docteur choisit ensuite un des scalpels posés sur un mouchoir à côté de lui et fit deux grandes incisions partant de chaque épaule pour se rejoindre au niveau du diaphragme et continuer le long de l'abdomen. Le métal coupait la chaire comme du beurre et il ne lui fallut que quelques entailles supplémentaires pour mettre à nu les organes internes. Il brisa une à une chaque côte à l'aide d'une grande pince avant de retirer la cage thoracique entière, comme s’il enlevait le grillage d'une cage à oiseaux. En dessous se trouvait deux poumons rose pâle et le cœur rouge vif. La plupart des gens ne réalisent pas la taille du cœur, sur ou sous-estimant souvent sa taille. Celui du tyrolien était un peu plus gros que le poing de Gaspare, peut-être un peu plus lourd cependant. Il entreprit de couper les vaisseaux sanguins principaux les uns après les autres. Les veines caves ne lui résistèrent pas, les pulmonaires non plus. Leurs homologues artérielles furent plus ardues à trancher et il lui fallut changer de scalpel quand il se trouva face à la crosse aortique. Une foi toutes les amarres de chaire sectionnées, il prit le myocarde à pleine main et l'extirpa délicatement de la cavité qui commençait déjà à se remplir de sang en partie coagulé.
 
Il était encore chaud, la mort ne remontant qu'à quelques minutes, et il semblait encore en parfait état de marche, comme s’il ne faisait qu'une courte pose au dehors du corps qui l'abritait. D'un geste précis, il déposa le cœur dans une petite coupelle en métal à la taille parfaitement adéquate. Il préleva ensuite à l'aide d'une pipette en verre un peu du sang qui avait coulé dans la cavité cardiaque avant de le verser dans un petit bocal en verre brun. Le fluide carmin prélevé, Gaspare prit la cage thoracique nonchalamment posée à côté de lui et la replaça sur le thorax lacunaire. Sans le cœur et avec les poumons vidés de leur air, l'enchevêtrement osseux donnait d'autant plus l'impression la voute blanche et décharnée destinée à confiner un monstre s'étant échappé. Il posa délicatement le cœur sur sa voute et se concentra sur le flacon de verre brun.
 
Le sang était devenu pâteux et commencé à prendre la teinte du récipient. Il retourna à son sac et versa le contenu transparent d'une petite fiole en verre dans le bocal. Quelques agitations suffirent à rendre sa couleur et sa fluidité au liquide. La préparation pouvait réellement commencer.
 
Fouillant dans une grande boite à compartiments, il ajouta d'une main experte poudres colorées, huiles parfumées et d'autres ingrédients étranges que le commun des mortels ne pouvait identifier [pas d'idées pour le rythme ternaire].
 
Venait maintenant l'étape la plus pénible de toute. Il prit un petit bol et y versa un peu de vinaigre blanc, juste assez pour pouvoir immerger son pouce entièrement. Il mit ensuite une cuillère de sel. Et une autre. Et encore une autre. A la cinquième cuillère, il sut qu'il y en avait assez et ajouta pour finir une fine poudre rouge au parfum de souffre. Une légère mousse jaune apparut à la surface de la solution. Sa main ne trembla pas quand il prit le couteau et l'immergea dans le liquide acide. Ne pas trembler, surtout ne pas trembler. D'un coup rapide, il se trancha la paume de la main droite. La douleur fût immédiate. Il avait l'impression que son bras était en feu. Le sang coulait sur sa paume, rouge comme celui de Wilfried. Il en laissant quelques gouttes tomber dans le bocal brun en murmurant les dents serrées :
 
- Vlomc'hlo vlek è, Baomota.
 
Il fallait répéter la formule dix fois et Gaspare faillit s'évanouir après la cinquième. Il se ressaisit juste à temps et prononça pour la sixième fois.
 
- Vlomc'hlo vlek è, Baomota.
 
Il faut tenir.

- V-lomc'hlo vlek è, Baomota.
 
C'est horrible mais il doit continuer.

- Vlom.…c'hlo vlek è, Bao… mota.
 
La douleur a maintenant dépassé l'épaule et il sent son épaule puis sa nuque s'embraser.
Il faut tenir.
 
- Vlomc'hlo v… vlek è, Ba… Baomota.
 
Son âme est déjà damnée, il ne peut plus faire machine arrière.
 
- VLOMC'HLO VLEK È, BAOMOTA !
 
Il hurla la dernière incantation. Vite, le poison a presque atteint le cœur, il lui faut l'antidote. Heureusement, il l'avait sorti avant le rituel et il n'eut qu'à le boire et en verser quelques gouttes sur la plaie qui s'était recouverte d'une croute vert-de-gris. La douleur commença alors à s'éteindre. Après quelques minutes, la douleur avait presque disparue. Tant bien que mal, il réussit à se remettre sur ses pieds.
 
Maintenant qu'il avait souffert dans sa chair, la potion était prête
 
L'holocauste devait commencer.
 
Il prit le pot et s'avança vers le cadavre. Il mit ses doigts dans la mixture et traça sur son front le Tétragramme du Roi des Rochers. Ensuite il psalmodia :
 
- Shglemo moya komaï, llemto moya vaya !
 
Il versa alors le reste du liquide écarlate sur le cœur. Tout d'abord, rien ne se passa. L'organe restait un morceau de chair morte et recouverte de sang. Puis, un tressaillement infime sembla secouer la membrane musculaire. Brusquement, les ventricules se contractèrent, éjectant un peu de sang pâteux par les artères sectionnées. Puis les oreillettes se comprimèrent à leur tour avec un bruit de succion. Et ensuite à nouveau les ventricules. Puis les oreillettes. Puis les ventricules. La chaire s'imprima d'un mouvement régulier, presque mécanique. Le cœur avait ressuscité.
 
Extatique, Gaspare lança à la vallée :

- Aldloï Komaï, Aldlol Komaï, efllatlc'hlo c'hé moya flotllaï !
 
Là encore, il fallut attendre plusieurs secondes pour que les effets de l'incantation se manifestent. Il entendit un grincement derrière lui qui le fit se retourner. Un grand corbeau se tenait derrière lui, perché sur une pierre. En temps normal, le grand corbeau est déjà un grand oiseau et dépasse souvent la taille d'une poule, mais ce n'était décidément pas une situation normale. En effet, l'oiseau était vraiment énorme, au moins de la hauteur d'un grand chien assis.
 
- Aldloï Komaï ? tenta Gaspare.
 
Le corbeau le regarda et poussa un croassement moqueur. "Tu t'es fait avoir, l'ami" semblait il dire.
 
Gaspare se retourna vers le cadavre et vit que chacun des gros rochers parsemant la corniche était désormais coiffée d'un gardien aux plumes noires. Et ils se mirent tous à rire. Une cacophonie discordante de cris rugueux envahit l'air des montagnes. Ils se moquaient de lui. Ils se moquaient de son malheur. Ils se moquaient de son fratricide. Ils se moquaient de Dieu et de tous les saints du paradis. Ils se moquaient du diable et de toutes les créatures de l'Hadès. Ils savaient que ce qui était à l'œuvre était bien plus ancien que toutes les créations des hommes.
 
Soudain, ils se turent tous et le silence de la montagne ne fût plus troublé que par les battements d'un cœur sectionné. Les corbeaux tournèrent avec insistance la tête vers l'est et Gaspare fit de même.
 
Au début, il n'y avait que le ciel bleu, profond, inaltérable. Puis il commença à apercevoir une tache sombre qui apparaissait à l'horizon. On eût dit un grand oiseau noir, comme un vautour ou un aigle. Mais plus la tâche s'approchait, plus elle grandissait. Bientôt, Gaspare put évaluer son envergure à près de cinq mètres. Juste avant de passer au-dessus de la corniche, la créature partit en chandelle et se laissa tomber avec une délicatesse étonnante sur le sol de pierre grise.
 
Gaspare étouffa un hoquet d'horreur en voyant la créature. Celle-ci était au premier abord vaguement semblable à un homme, en taille comme en aspect. Deux bras, deux jambes, une tête et ça s'arrêtait là. La peau était grise et grêlée de croutes vertes et de bubons purulents. On ne la voyait que sur les bras et le visage, le reste du corps étant entièrement recouvert d'un épais manteau de plumes noires. Elle n'avait pas de pieds comme les humains, mais des serres écailleuses pourvues de griffes de la taille d'une dague. De ses épaules partaient deux gigantesques ailes de près de deux mètres chacune qui étaient maintenant repliées sur le dos, comme une grande cape noire. La tête de la créature était probablement le plus horrible. Elle était coiffée d'une petite crête de plumes noires qui succédait hélas bien vite au même cuir purulent que le reste du corps. La moitié inférieure de la face était quant à elle occupée d'un grand bec crochu en partie recouvert de lambeaux de peau putréfiés. La description de la créature aurait probablement dû se finir par ses grands yeux jaunes au regard féroce. Cependant, il n'y avait rien à décrire. Les orbites étaient vides, sombres avec des bribes de paupières en décomposition pendant lamentablement devant l'ouverture vacante.
 
L'abomination s'avança vers le cadavre en se dandinant, courbée comme un vieillard. Elle claqua du bec de satisfaction en sentant l'odeur du sang répandu sur la bâche. Le monstre prit délicatement dans ses mains putrides le cœur encore battant et resta en suspend pendant de longues secondes. La scène semblait irréelle. Un coup de bec éclaire mit fin à l'attente en engloutissant d'un coup l'organe dans les entrailles puantes du volatile. C'était le hors d'œuvre, venait maintenant le plat de résistance. Le monstre entreprit de s'attaquer aux viscères.
C'est ce moment-là que Gaspare choisit pour l'interpeler :
 
- Aldloï Komaï ?
 
La créature leva la tête en entendant un de ses nombreux noms.
 
- Ah Gaspare, dit-il en italien avec un accent impossible à identifier, merci pour ce repas, que puis-je faire pour toi ?
 
- Que… Vous connaissez mon nom ?
 
- Je vois beaucoup de chose depuis Shgau mayat, où se trouve mon nid. Les actes et paroles des Hommes ne sont pas bien difficile à observer.
 
- Je vois…
 
- Bien, j'imagine que tu n'es pas venu jusqu’ici ni n'a commis l'impardonnable juste pour me saluer ? Que puis-je faire pour toi ?
 
-Je…
 
- ça ne te dérange pas si je mange pendant que tu me raconte ?
 
- Euh… Non…
 
- Formidable, dit-il en plantant ses griffes dans le foie avec un bruit spongieux.
 
- Euh… Eh bien voilà. Cela fait maintenant dix ans que je suis marié à ma femme.
 
- Ah, Berenice, bien sûr ! Comment vat-elle ?
 
- Oh euh, bien. Son travail au muséum lui prend du temps mais elle s'en acquitte.
 
- Très bien, très bien…
 
Il arracha un morceau de foie d'un coup de bec.
 
- Et toujours pas de bébé à l'horizon ?
 
- Que… Comment vous…
 
- Je vois tout, je te l'ai déjà dit. Faïl, les humains de nos jours…
 
- Enfin bref, nous avons tout essayé. Les médecins, les prières… Nous avons écumé toutes les basiliques d'Europe mais rien.
 
- Et donc tu veux mon aide ?
 
- Oui.
 
- C'est assez ironique.

- Quoi donc ?
 
L'Aigle déroula l'intestin grêle comme un ruban.
 
- Tu es un bon chrétien, tu as passé toute ta vie à révérer un dieu qui ne t'a jamais écouté et en moins d'une journée tu as enfreint deux des Dix commandements. Je serais curieux que tu me les dises.
 
- Je ne crois pas que…
 
- Dis-les.
 
L'Aigle avait parlé calmement sans hausser la voix. Pourtant, il y avait quelque chose de menaçant dans ces deux mots, un peu comme le sifflement que fait la hache d'un bourreau avant de s'abattre sur la nuque d’une condamnée.
Gaspare soupira.
 
- Non habebis deos alienos in conspectu meo.
 
- Et ?
 
- Non occides.
 
- Pas mal en une seule journée n'est-il pas ? D'autant que je pense que ce que tu as dit à ce pauvre fermier pour qu'il prenne part à cette expérience compte comme un faux témoignage…
 
- Fermier dont vous êtes en train de manger un des reins.
 
- Le pain est bon, répondit-il, le boulanger par contre…
 
L'Aigle goba l'autre rein.
 
- Bref, pourquoi est tu allé jusqu'à supprimer une vie pour en créer une autre ?
 
- Mes raisons me regardent.
 
- Oh là, oh là, on se calme. J'essaye juste de faire un peu la conversation.
 
- Je ne suis pas venu pour discuter mais pour passer un pacte.
 
- Soit. Je peux faire en sort que ta graine germe mais ce ne sera pas gratuit.
 
- Tout ce que vous voulez.
 
- Pardon ? "Tout" tu dis ?
 
- Oui, tout.
 
Les corbeaux ricanèrent de leurs ramages discordants.
 
- TAISEZ VOUS ! hurla l'Aigle.

Le silence se fit sur la corniche
 
- Ce n'est pas comme ça que ça marche, tu le sais ?

-Oui, mais je suis si déséspéré que quelque soit le prix, je l'accepterai sans hésiter.

-Très bien, comme tu veux.

-Ah gezh, des yeux bleus. Bon, ça fera l'affaire.
 
 
 
 
 
 
Mars 1938, Rome
 
 
 
 
 

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Les divines traductions

Le bordel cyclopéen

Nom : Erwann Skeledenn
Surnoms :Skel
Pyrexator
Le squelette

Date de naissance : 01/04/2013

Hérarchie : membre du personnel de Classe B, accréditation de niveau 3.

Département :
Département scientifique, sous-département Chimie et toxicologie

Poste actuel :
Médecin, Chercheur en toxicologie, Site Aleph

Famille :
Edouard Skeledenn : Père, Professeur mathématiques et physique-chimie
Gwenaëlle Skeledenn (Née Ploumélec) : Mère, femme au foyer.
Caroline Schrapp (née Skeledenn) : soeur
Roselyne Skeledenn (née Tremblay) : épouse, chimiste.
Maëlle Skeledenn : fille
Arthur Skeledenn : fils, mort en bas-âge d'une méningite.
Adam Tremblay : Beau frère, expert comptable (agent de la CMO sous couverture)

Physique :
Mesurant 1m87 pour un poids de seulement 6 kg, le Dr Skeledenn a depuis l'évènement 01/04

La quasi-totalité de la personnalité du sujet réside dans un paradoxe : c'est quelqu'un de très solitaire mais pour qui n'arrive pourtant à se définir qu'à travers le regard des autres. C'est en réalité quelqu'un de très fragile qui essaye de trouver un semblant de protection dans le groupe bien qu'il n'en comprenne pas vraiment les interactions élémentaires. En effet, après ces heures passées en sa compagnie lors de nos séances, je pense pouvoir affirmer qu'il est atteint d'un trouble du spectre autistique bien qu'il me soit pour l'instant impossible d'en déterminer avec précision la nature. En effet, il y a deux catégories de personnes dans ce monde : celles qui trouvent le sujet agaçant et celles qui le trouvent attachant, la première catégorie dominant globalement. Le problème est que le sujet a beaucoup de mal à différencier les deux car il ne comprend pas bien comment interpréter les émotions chez autrui.

Ayant du mal à échanger avec ses contemporains, le sujet a trouvé dans l'humour et la dérision un moyen de communication alternatif. Celui-ci est absurde, sarcastique et très porté sur l'auto-dérision. Par exemple, bien qu'il s'agisse d'une très importante source de souffrance psychologique, il multiplie les blague et traits d'esprits sur sa condition, y compris un nombre impressionnant de jeux de mots sur les différents os du corps humain. Ma théorie est qu'il s'agit là d'un double moyen de défense, à la fois pour relativiser sa situation mais surtout pour empêcher les autres de voir sa souffrance. En effet, il est primordial pour le sujet d'avoir au maximum l'air enjoué en société car montrer sa mélancolie interne serait considéré comme une défaite, voir même une agression.

D'après les tests que nous avons fait, le sujet présente une intelligence élevée ainsi qu'une mémoire encyclopédique, lui donnant un quotient intellectuel remarquable de 140. De son propre avis, cela est dû à sa capacité impressionnante à faire des liens entre les informations, les rendant plus simple à apprendre et à retenir. Cette technique est extrèmement utile quand il s'agit de mémoriser des connaissances sur le long terme mais est complètement inutile voir même inéficasse à très court terme. Le sujet est donc généralement décrit comme quelqu'un de très distrait, oubliant par exemple régulièrement le début de ses phrases. Il a d'ailleurs un sens de l'organisation quasiment inexistant et n'a à ma connaissance jamais été à l'heure à un rendez-vous depuis son arrivée à la Fondation. Cette grande intelligence ainsi que cet aspect distrait a longtemps éloigné le sujet de ses contemporains, notamment dans son jeune âge.

Vient enfin le moment de la question fatidique, son anomalie. Celle-ci pèse très lourd sur le mental du sujet car elle le prive d'une des choses qui lui sont le plus chère, sa famille. De son propre aveux, il s'agissait là avec son travail à la Fondation des deux seules choses qui donnaient un sens à sa vie.

La Fondation est pour lui une famille de substitution et il manifestera avec le personnel qu'il connait au moins de vue une grande chaleur, bien qu'il soit également gêné quand il rencontre de nouvelles personnes.

Du fait de son éducation catholique, le Dr Skeledenn accorde une très grande importance aux valeurs morales. Il semble s'être construit un véritable code d'honneur

Ce nationalisme breton parfois poussé aux limites du rationnel a deux raisons. En premier lieu, il considère sa culture comme moribonde et vouée à disparaitre. Il cherche de ce fait à le faire vivre le plus longtemps possible. D'autre part, la tradition lui sert en quelque sorte de refuge dans cette période très stressante de sa vie. En effet, cela lui rappel sa famille et celui qu'il était avant l'incident.
Néanmoins, il reste assez tolérant sur ce point bien que je déconseille vivement d'aborder le sujet de la place de Nantes dans la carte administrative française, le Dr Skeledenn étant assez "chatouilleux" sur le sujet.

Pour toutes ces raisons, je déclare le Dr Erwann Skeledenn comme apte au service bien que je recommande au moins une consultation psychologique par semaine afin de surveiller son état et de lui apporter un soutien moral bienvenu.

Erwann Joseph Skeledenn est né le 16 mars 1984 dans la clinique Saint Corentin de [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Il grandit paisiblement dans une famille catholique très pieuse et très attachée à son héritage culturel, la légende familliale la ratachant à un bâtard de la famille de Monfort (Ducs de Bretagne de. Enfant très intelligent, c'est néanmoins un élève dissipé et paresseux qui se maintient dans la moyenne sans s'illustrer. Se destinant d'abord à des études d'ingénieurie, il se trompe de bâtiment le jour de l'inscription et se lance à la place dans des études de chimie. C'est là qu'il rencontre Roselyne Tremblay, une québécoise venue faire ses études en France, et l'épouse en 2008. Le profil est jugé pertinent par les recruteurs de la Fondation qui l'approchent en 2010 et réussissent sans grand mal à le persuader de rejoindre l'organisation.

*Persuader ? Vous déconnez là ? En 20 ans de carrière je crois que j'ai jamais vu un gars aussi facile à convaincre. On a à peine eu le temps de terminer de lui expliquer de quoi il s'agissait qu'il m'a sauté dessus pour savoir où il fallait signer. Et c'est pas une façon de parler, je me suis même fêlé une dent en tombant. - Recruteur Phillips.*

Depuis son arrivée au sein de l'organisation, le Dr. Skeledenn a montré une très grande motivation ainsi qu'une loyauté remarquable envers la Fondation. C'est néanmoins une période difficile pour lui car c'est en 2011 que le couple perd son premier enfant, Arthur, d'une méningite fulgurante à l'âge de seulement trois semaines. Il semblerait que ce soit à ce moment que le sujet a commencé à montrer des tendances dépréssives. Sa couverture est alors de travailler pour une entreprise de chimie en contrat avec l'armée française.

Au matin du 01/04/2013, le Dr Skeledenn apprend avec surprise en arrivant en retard à son travail que le département de chimie a été déplacé dans un autre bâtiment pendant le week-end, même si une missive lui avait été envoyé des semaines au paravent pour l'en prévenir. Cherchant le nouveau bâtiment, il se perd dans l'immensité d'Aleph et va demander son chemin à un garde du bâtiment [DONNÉES SUPPRIMÉES] acceuillant à ce moment là l'expérience [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Du fait de [DONNÉES SUPPRIMÉES], le noyau [DONNÉES SUPPRIMÉES] ce qui entraine [DONNÉES SUPPRIMÉES] avec des fraises [DONNÉES SUPPRIMÉES] et la destruction totale du bâtiment. Le bilan des victimes est alors de ██ morts et █ blessés. Le squelette complet du Dr Skeledenn est retrouvé dans les décombres trois jours plus tard par l'équipe d'intervention et envoyé à la morgue pour autopsie. C'est lors de celle-ci que son anomalie est découverte, quand le médecin légiste donna l'alerte en entendant une voix inconnue crier "Hey toi ! Bas les pattes !" après que celui-ci ait prit l'os hyliaque du cadavre pour l'observer. Le Dr Skeledenn est déclaré Individu anormal et pris en charge par le BSIA. Sa mort dans un accident de voiture est mise en scène afin de garder le secret autour de sa condition malgré les protestations de l'intéressé. Après six mois de test (voir Analyse psychologique), le Dr Skeledenn est autorisé à reprendre son poste au Site Aleph, à condition que celui-ci reste en permanence dans l'enceinte du site.

Croyances religieuses : Catholique pratiquant, bien qu'il n'ait pas toujours le temps d'assister à la messe.

Casquette portée en permanence, peut être pour cacher une partie de son crâne nu.
Blouse blanche elle aussi portée en permanence
Kilt en tartan national breton, porté lors des grandes occasions (notament le 17/03)
Matériel de crêpier (bilig, rosel, spatule, bol à pâte, fouet, couteau à beurre et louche)
Biniou Braz

Adaptations faites pour le Dr. Skeldenn en raison de son anomalie

Ne pouvant pas utliser les verrous biométriques présents un peu partout à Aleph, le Dr Skeledenn doit demander à un membre du personnel de niveau équivalent de lui ouvrire à chaque utlisation
Le Dr Skeledenn n'a pas le droit de s'assoire à l'avant d'un véhicule ni d'en conduire car son crâne risquerait de se détacher du cou et de percuter le pare brise en cas de choc violent.
Le Dr Skeledenn n'est pas autorisé à porter des charges éxédent 10 kg à cause du risque de disloquation au niveau du coude ou de l'épaule.
Le Dr Skeledenn n'est pas autorisé à utiliser d'armes à feu pour des raisons évidentes même en cas d'urgence.
Il est demandé au Dr Skeledenn de ne pas s'approcher des nouveaux employés et des membres du personnel ayant un passé documenté d'anxiété ou de thanatophobie afin de ne pas causer de panique inutile.
Tous les gardes du site Aleph doivent être avertits de l'anomalie du Dr Skeledenn afin de ne pas créer de fausses alertes
Le Dr Skeledenn ne doit jamais être présent sur le même site qu'une entité de types squelettique afin d'éviter les confusions.
Pour des raisons évidentes, il est interdit au Dr Skeledenn d'entrer en contact avec sa famille. De plus, au vu des récents évènements, il lui est interdit d'en prendre des nouvelles afin de préserver son équilibre psychique. Toute tentative de transgression de sa part se soldera par trois jours d'isolement.

Le Dr Skeledenn est autorisé à jouer de la cornemuse lors des cérémonies funèbres se déroulant dans l'enceinte du site Aleph si les proches du défunt en font la demande et que ladite cérémonie a lieu pendant son temps libre. Il est par ailleur autorisé à organiser des distributions de crêpes quand l'envie lui en prend, à condition que cela n'empiète pas sur son travail. L'intéressé à déclaré à propos de ces activitées :
"Si je peux aporter un peu de gaieté dans ce monde froid, ça me fait plaisir. En plus, ça fait vivre le folklore donc c'est tout bénef, bien que je préférerai sortir mon biniou dans d'autres occasions cela dit. Enfin bref, vous reprendrez bien une crêpe au sucre ?"

Le Skeledenn pour les nuls :
[Nom]-ig : Chose ou personne apréciée du sujet. Peut être considérée comme son ultime marque de confiance et d'affection.
Louzou : N'importe quel substance s'apparentant à un médicament, notament les amnésiques.
Gaspard : *Rattus norvegicus*
Luigi : Mauvais conducteur. Son équivalent féminin est Luchïana.
Mamamouchi : Personne faisant partie de la Fondation dont le sujet reconnait l'autorité dans un domaine, sans considération pour son grade.
Putain/merde/bordel : utilisés comme une ponctuation ou un adjectif dans n'importe quelle phrase sans aucune considération sémantique. Peuvent être remplacés par leurs équivalents bretons en cas d'ébriété/stress/fatigue/rage apocalyptique.
Paotr : Personne proche du sujet, pouvant être considéré comme l'équivalent de "camarade".
Quidam : A peu près tout le reste du personnel.
Schblurk : Chose dont Skeledenn n'arrive pas à se rapeler le nom.
Schmurtz : Chose insignifiante et souvent non identifiée ayant néanmoins une importance capitale.
Snarf : Interjection au sens obscur.

Citations diverses :
*J'ai mal au crâne*
*Je suis sur les rotules.*
*On se met côte à côte ?*
*Il y a comme un os*
*C'est mort.*
*Kakakakakaka*
*Appelle ça encore une fois une galette et je te met mon bilig dans la tronche.*
*Non, j'ai plus de Nutella.*
*QU'EST-CE QUE T'AS DIT SUR NANTES ?!*
*Le cliché du breton arriéré dormant sous un menhir et ne se nourrissant que de crêpes et d'andouilles est totalement mensonger. C'est un dolmen, pas un menhir.*
*Vous seriez bien aimable de ne pas vous approcher de ce truc car il y a un risque non négligeable que vous preniez feu à son contact.*
*NON, je vous dit que j'ai plus de Nutella !*
*Mais où est ce que j'ai foutu ce putain d'acide chloridrique ?*
*Non, je ne joue pas de trompette, pourquoi cette question ?*
*Dites, quelqu'un aurait pas un œil à me prêter pour que je passe cette putain de porte ?*
*Putain, j'adore mon boulot.*
*Putain, je déteste mon boulot.*
*Dites, vous êtes conscient qu'on peut mettre d'autres trucs dans une crêpe que du Nutella hein ?*

[[Tabview]]

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Projet L-3

Le projet L-3 est un projet de langue construite réalisée dans l'optique de l'utiliser dans diverses contribution SCPiennes. Comme le nom le suggère, il s'agit du troisième essai de ce que j'appel le programme L qui sont mes tentatives de réaliser des semblants de "langue" à l'aspect exotique avec un succès variable (L-4 par exemple, c'est juste de l'anglais avec toutes les voyelles qui sont remplacées par des a. Autant dire que ça passe presque à l'oral mais t'as l'air vraiment un con à l'écrit). Le L-3 est pensé pour être une adaptation pouvant être prononcée et comprise par des humains du L-1 qui est un langage théorique destiné à être utilisé dans un environnement hors de notre compréhension à la manière de la langue des grands anciens de Lovecraft. Maintennant que cette introduction est passée, passons aux choses sérieuses.

I. Alphabet et phonologie
Le L-3 est une langue en majorité alphabétique. Cela signifie que chaque phonème est représenté par une lettre. A ce jour, il y a 7 voyelles et 15 consonnes mais la liste s'allongera en fonction des besoins.

Voyelles

  1. Ka : son a (Aloices)
  2. So : son o à la manière d'un Oméga (Johannes)
  3. Lau : son au à la manière d'un Omicron (cloche)
  4. Fi : son i (lit)
  5. Tougnou : son ou (caillou)
  6. Beu : son eu (feu)
  7. Kmè : son è (chèvre)
  8. Wgaltl : son w (wallabie). Comme en gallois, le W compte comme une voyelle.

Consonnes

  1. Mlak : son m (Mafiew)
  2. Yel : son y (yaourt) ou ï (saï)
  3. C'hema : son c'h (R guttural comme le Ach allemand)
  4. Rmora : son équivalent à un R roulé. Il sera symbolisé par un R majuscule.
  5. Klok : son k (Sonitrok)
  6. Sleut : son s (Cendres)
  7. Tlog : son t (Tesla)
  8. Remaï : son r (Gray)
  9. Glom : son g (Grym)
  10. Neg : son n (Neremsa)
  11. Foul : son f (fémur)
  12. Lèm : son l (Lucy)
  13. Zgloh : son z (Zaap)
  14. Shleïm : son sh (chien)
  15. Lloï : Son n'existant qu'en Inuit groenlandais, Gallois et dans certaines langues d'Afrique Centrale. La prononciation revient à prononcer deux L en même temps ou un H aspiré puis un L.

Néanmoins, le L-3 conserve des pictogrammes pour certains usages très simples (comme la marque du pluriel) ou au contraire pour exprimer des idées abstraites :

  • Gleuh : Dieu
  • Magak: Vie
  • Shgleh : être
  • Stromagol : sens inconnu mais probablement relié au champs lexical du sacré. Ce mot fut traduit en 1936 par Josef Schrapp et les récentes études ont montré qu'il devait probablement se prononcer, ShtRomagaul. Néanmoins, Stromagol reste la graphie la plus utilisée.
  • Mekona : sens inconnu

De plus, le L-3 possède un système de numération duodécimal, soit en base 12 qui est encore à l'étude.

II. Grammaire

Les phrases ont une structure différente du Français. En effet les phrases françaises sont souvent dans la structure Sujet-Verbe-complément. Les phrases en L-3 suivent quant à elle une structure Verbe-Sujet-complément. De plus, à la manière du mandarin, tout mot peut être nom, verbe ou adjectif en fonction de sa place dans la phrase rendant la syntaxe indispensable à la compréhension du message. Les verbes se conjuguent de la même façon que les noms s'accordent au pluriel.

Si le mot commence par une consonne on ajoute une caractère au début du mot :

  • Na pour un dénombrable
  • Ta pour un indénombrable

Si le mot commence par une voyelle, on ne prononce pas le a et on utilise à la place ladite voyelle.

Le L-3 comporte 5 temps (ma) : passé (loma), présent (moma), futur (toma), présent de vérité générale (yoma) et C'hloma (usage inconnu). Ils s'obtiennent en ajoutant une syllabe à la fin du verbe.

  • lo pour le passé
  • mo pour le présent (souvent oublié)
  • to pour le futur
  • yo pour le présent de vérité générale
  • c'hlo pour le c'hloma

Il est possible que la subtilié entre moma et yoma échappe aux francophones. Dites vous que le premier correspond au présent simple anglais et le second au présent be + -ing.

Dans le cas d'un passé antérieur, le mot sera souligné et prononcé avec un ton plus grave. En théorie, dans le cas d'un futur postérieur le mot sera surmonté d'une barre et prononcé de façon plus aiguë.

Enfin, le L-3 comporte 4 pronoms :

  • E : Je/nous
  • Kè : Tu/vous
  • Tlè : Personne extérieure
  • C'hè : usage inconnu

En bref, voici la conjugaison du verbe être au présent
Shglèmo è
Shglèmo Kè
Shglèmo Tlè
Shglèmo C'hè
Na'shglèmo è
Na'shglèmo kè
Na'shglèmo Tlè
Na'shglèmo C'hè

Il n'y a aucun genre en L-3. La seule subilité sera avec les parents où la mère sera généralement appelée parent-1 (mota so) et le père parent 2 (mota sleu), bien que ce soit très loin d'être systématique. Pas de message politique ici, le langage étant à la base prévu pour des êtres pour lesquels le concept de sexe/genre n'a pas de sens en soit (venez pas me casser les couilles il y a pas de message pro ou anti lgbt, merci).

L'interrogation se réalise en ajoutant un mot interrogatif à la fin de la phrase :

  • Pour une question fermée on utilisera Ya.

Exemple : Est ce que tu es Grym ? = Shlgèyo kè Grym Ya ?

  • Pour une question ouverte on utilisera en fonction des circonstances un mot interrogatif parmi ceux ci que l'on placera également en début de phrase :

 * Qui/quoi : kyo.
Qui est Grym ? = Shlglèyo Grym kyo ?

  • Où : chtock

Où est Grym ? = Shlègmo Grym chtock ?

  • quand : whohaum

Quand est ce que Grym sera là ? = Shlègto Grym wa whohaum ?

  • Comment : noma

Comment va Grym ? = Shlègmo Grym noma ?

La négation s'obtient en rajoutant l'idéogramme Kè devant le mot concerné de la phrase.
Exemple : Je ne suis pas Grym. = Shglèyo kè è Grym.

III. Vocabulaire
Le problème de cette langue est qu'elle est très récente. Seules les règles de grammaires et les grandes lignes de l'alphabet sont prêtes. De plus, la civilisation ou le peuple utilisant cette langue n'ont pas encore été définis ce qui pose la question sur leur vocabulaire. En effet, il est évident que les indiens d’Amazonie n'ont pas de mot pour la neige et que les romains n'avaient pas de mot pour désigner un téléphone-fax. D'autre part, ils ont probablement des mots pour des concepts qui nous sont inconnus comme par exemple Stromagol dont la définition reste encore aujourd'hui mystérieuse. En attendant d'avoir un dictionnaire à proprement parler, nous allons utiliser ce que l'on appel une Liste Swadesh personnalisée. Cette liste regroupe certains mots élémentaires communs à beaucoup de langues afin de les comparer.

Français L-3 Traduction littérale*
1 Je E   
2 Tu   
3 Ceci zot   
4 ici Wa   
5 qui/quoi kyo   
6 chtok   
7 quand wohaum   
8 comment noma   
9 quelques chtRum   
10 peu boca   
11 autre fuaum   
12 un so   
13 deux sleu   
14 grand bao   
15 long  dov    
16 large wada   
17 épais  tak    
18 lourd avo   
19 petit nami   
20 court  sab    
21 étroit  awa    
22 mince c'hma   
23 Humain Naam ou Nami-mekona Petit mekona
24 Enfant Naminaam Petit humain
25 père Mota sleu Parent 2
26 mère Mota so Parent 1
27 animal  baye ou Irukiemekona  Mekona d'Irukiem 
28 Poisson  Plishk    
29 oiseau  Kopaye    
30 Chien  Kowa    
31 serpent  Swol    
32 arbre  dadRè    
33 forêt  Ta'dadrè    
34 chose kyautlo   
35         
36         
37         
38         
39         
40         
41         
42         
43         
44         
45         
46         
47         
48         
49         
50         
51         
52         
53         
54         
55         
56         
57         
58         
59         
60         
61         
62         
63         
64         
65         
66         
67         
68         
69         
70         
71         
72         
73         
74         
75         
76         
77         
78         
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99         
100         

*Cette colonne sert quand un mot est en fait constitué de deux mots accolés. Elle n'a donc aucun intérêt pour les auxiliaires.

IV. Lore et découverte
Cette partie sera complétée et modifiée au fur et à mesure des évolutions du concept. Néanmoins, on peut dire pour l'instant les bases de la langue furent découvertes dans les années 30 par le linguiste français alsacien Josef Schrapp (1897-1944) alors qu'il travaillait pour la Fondation. Il est possible qu'il fasse à terme partit du canon Dans les coulisses si ce cadre spatio-temporel atypique le permet.

Pour ce qui est des circonstances de découverte de la langue, je suggère qu'on ait trouvé des tablettes recouvertes de ces symboles dans des endroits très éloignés des uns les autres. Je pensais par exemple aux nécropoles de Saqqarah et de Denderah en Egypte, à Nazka, dans un tumulus de la civilisation du Mississippi et à Þingvellir en Islande. J'avais également pensé à Stonehenge mais j'ai peur que cela fasse trop avec le skip de Benji, c'est pourquoi il est possible que nous nous rabattions sur Carnac en Bretagne (<3) ou alors le complexe mégalithique de Brú na Bóinne en Irlande (qui comprends notamment Newgrange, Knowth et… Tara). Les documents consistent généralement en des inscriptions directement gravés dans des tablettes de pierre locale ou plus rarement d'argile ou encore de façon exceptionnelle, gravés sur une parroi en pierre (Þingvellir) ou une plaque de métal (bronze à Denderah).

La première tablette documentée fût découverte en 1798 à Saqqarah par Hyacinthe de Malmaison (1743-1799). Néanmoins, des mentions d'écritures étranges ont été faites bien avant notamment dans un texte d'Hérodote racontant la découverte de plaques d'or gravées à Délos par des marchands Athéniens en -479 et de même pour les archives Ming qui rapportent une trouvaille similaire dans le nord du Vietnam au XVIIème siècle. Néanmoins, elles en furent pas conservées pour deux raisons. En premier lieu, le métal précieux qui les constituait attira immédiatement les convoitises et il est plus que probable qu'elles furent fondues pour celui ci. De plus, on a remarqué que la découverte d'une tablette s'accompagnait souvent d’événement terribles. Ainsi, Athènes fût mise à sac en -480, la dynastie Ming fût renversée en 1644 et De Malmaison mourut de la peste de Jaffa en 1799. Le krach de 1929 suivit la découverte des inscriptions de Þingvellir et la dernière tablette en date, celle du Mississippi, fût découverte par une équipe américaine en août 2001 et je crois pas avoir besoin de préciser ce qu'il s'est passé quelques semaine plus tard. Néanmoins, la théorie selon laquelle les documents influenceraient le destin de leurs découvreurs est très minoritaire au sein de la Fondation.

C'est ainsi que 38 fragments de textes furent découverts aux quatre coins du monde au cours des 220 dernières années. La moitié fût découverte par un détachement de la Fondation dirigé entre autre par Josef Schrapp dans les années 30. L'Opération Tacitus a une place à part dans l'histoire de la Fondation car c'est la seule qui fût faite en partenariat avec le IIIème Reich. Un département de l'Ahnenerbe (insitut de recherche de la SS) fût affecté à l'opération et dirigé par Viktor Schwalbe, officier de la SS et universitaire de renom. La suite de l'histoire sera détaillée dans la biographie de Josef Schrapp mais il serait superflu de dire que cela a mal tourné, Schrapp étant Juif.

Les textes découverts avaient des sujets variés. Pour la plupart, il s'agissait de contes et d'histoire racontant fréquemment la rencontre entre des hommes et des créatures qui pouraient aujourd'hui être qualifiées d'objets SCP. On trouvera également des texte religieux ou philosophiques ainsi que plus rarement des textes plus terre à terre tels qu'un relevé de compte trouvé à Ur. Reste encore cinq textes dont la signification est encore à spéculer. La moitié des textes découverts grâce à l'opération Tacitus fût atribué à la fondation et l'autre moitié envoyé dans des centres d'études en Allemagne. Seulement la moité de ceux ci pût être récupéré après la guerre.

Aujourd'hui la plupart des tablettes restantes sont réparties entre la Fondation et la CMO dans un entrepôt commun suite à un traité sur le partage des connaissances qui fait un peu grincer tout le monde. La Division P du GRU a également vendu à la Fondation en 2002 deux tablettes de schiste trouvées dans une tombe kourgane en 1974 et il est possible qu'ils en aient encore d'autres. Nous ne savons pour l'instant pas si d'autres GdI connaissent l'existence de cette langue ou si ils en possèdent des fragments. De même, nous ne savons pas si la bibliothèque du vagabond peut donner accès à de tels documents.

L'analyse des tablette a montré l'existence de plusieurs entités supérieures. Il est difficile de dire si il s'agit vraiment de divinités car ils font généralement des apparitions rapides dans les récits en tant que personnages à part entière mais surtout en tant que Deus ex machina. De plus, les prières qui leurs sont dédiés sont extrêmement rares et on ne sait toujours pas si ils faisaient l'objet d'une religion organisées. Ces entités sont :

  • Ariomath : Entité de la connaissance et de la folie. Correspond à l'archétype du fou-sage.
  • Sykoc'haks : Entité des rêves et de la peur.
  • Kaalibahn : mentionné à la suite de Sykoc'haks
  • Baomota : Entité principale, présentée comme la créatrice de toute chose.
  • Kyotloch'ma : Entité mystérieuse, décrite comme la gardienne du Stromagol.
  • Le Roi des Rochers : Entité au rôle encore mystérieux, généralement posé en tant qu'antagoniste. Sa présence engendre des traumatismes tans physiques que psychiques chez les humains. Contrairement aux autres entitées, il possède son propre glyphe dont la prononciation est inconnue. Roi des rochers n'est que l'épithète principal de la créature. C'est également le seul à avoir été représenté de façon picturale.
  • Les Crocs Rouges : Serviteurs bestiaux du Roi des Rochers, particulièrement féroces.
  • Zaalh : Être créé par Ariomath à titre expérimental (sans l'accord de Baomota) avant d'être abandonné par celui ci et d'être corrompus par le Roi des Rochers.
  • Irukiem : Entité des terres sauvages

(Liste non exhaustive)

V. L'avenir du L-3

Avant toute chose, L-3 n'est qu'un nom temporaire et je trouverai bien un moyen de lui donner une désignation classe (suggestions acceptées).

D'autre part, cette langue vous appartient. Vous pouvez l'utiliser comme bon vous semble dans vos œuvres de fiction si possible en respectant ce background. J'aprécierai être cité comme son créateur dans les commentaires de l'article mais faites comme bon vous semble. Vous pouvez vous inspirer des règles de grammaire du L-3 pour faire vos propres langues construites. Néanmoins, je préférerai que l'alphabet reste propre au L-3 afin de conserver une identité visuelle.

Le projet ultime qui ne sera probablement jamais réalisé serait de traduire des rapports en L-3. J'aimerai bien voir 173 lisible dans cette langue à la fois trop simple et trop compliquée. Néanmoins, le principal projet est d'intégrer des petits bouts de L-3 dans vos contes. Il est possible que vous ayez déjà lu l'appel de Cthulhu. Une phrase revient dans la nouvelle ainsi que dans l'oeuvre de Lovecraft. Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn soit Dans sa demeure de R'lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant. Une créature millénaire peut de la même manière dire une telle phrase en L-3 ou alors un adorateur d'une antique secte.

Il n'y aura probablement jamais de dictionnaire complet disponible sur le site de la Fondation afin de préserver le mystère autour de la langue. Peut être que Schrapp publiera un rapport donnant les bases de la langue et reprenant la majorité des informations mentionnées ci-dessus.

Au final ce projet, c'est comme une toile vierge. On ne sait pas ce qu'on va y faire, on ne sait pas si ça va être bien ou pas ou meme si les autres vont aimer. Donc on trace un canevas et on le montre aux autres pour voir ce qu'il manque. "Une touche d'orange serait bien ici". Je prend mon pinceau et je m'exécute. "Cette zone là est trop sombre". Je met un peu de blanc dans la peinture et j'éclairci l'endroit montré. L'époque où les artistes travaillaient seuls est maintenant révolu. Nous sommes la Fondation, nous avons probablement l'univers de fiction le plus étendu de tous ceux créés sur Internet. Rien de tout cela n'aurait été possible sans les centaines de petites mains travaillant inlassablement à la réussite de cette entreprise. Je ne suis que l'initiateur de ce projet, c'est à vous de le continuer. Je demande à ce que toute utilisation du L-3 soit accompagné de la mention "le L-3 est une création de la Branche Française de la Fondation SCP initiée par l'utilisateur Skeledenn".

SCP-125

Kyotlo # : 125

Doyama c'hmora : Tomoyayo SCP-173


Marcus est responsable d'au moins 12 grossesses non désirées parmi le personnel du Site Aleph, toutes causées d'un simple regard. C'est pour cela qu'il porte généralement des lunettes de soleil.

Marcus a déjà tué Able avec pour seule arme un kiwi trop mûr.

Marcus sait quel SCP-001 est le vrais.

Marcus a survécut à l'envoit à Johannes d'un rapport rédigé en SMS.

Marcus n'a pas peurt de publier des articles sans tags.

Marcus a battut Grym à un jeu à boire 2 3 fois.

Montrez Marcus à ceux qui veulent rejoindre SAPHIR, ça va les chambouler dans leur athéisme.

Marcus lave sa blouse uniquement avec OLYMPE, LA LESSIVE DES DIEUUUUX !

Marcus pourrait faire du Pangirot un rapport à +100.

C'est Marcus qui fait entrer à Aleph les fûts de Guinness de la Saint Patrick.

Marcus a gagné à "Je te tients, tu me tients par la barbichette" avec TOUS les SCP actuellement confinés.

Marcus a participé au concours de noms pour les bateaux de la fondation mais on a du supprimer le message car ils étaient tellement badass que le premier gars qui les a lu est mort sur le coup.

aracnochtone

Oui, visiblement je peux éditer

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