La boite du Dr. Skeledenn

La fantastique présentation


c:

"Je n’ai plus que les os un squelette je semble
Décharné, dénervé, démusclé, dépoulpé,
Que le trait de la Mort sans pardon a frappé,
Je n’ose voir mes bras que de peur je tremble."
Pierre de Ronsard

Bon ben voilà.

Voici tout ce qui traînait dans mon dossier libellé SCP. Comme vous pouvez le voir, il y a plein de trucs au mieux inachevés mais surtout même pas commencés. Et bourrés de fautes d'orthographes en plus.

C'est tout ce que j'ai écris pour sur mon temps libre durant ces trois dernières années en rapport avec la Fondation. Certains seront peut êtres publiés sur le site, la plupart non.

En espérant que ça vous plaise (j'en doute).

P.S. : Pardonne moi Nîké.

Les mirifiques rapports

notation: 0+x

Objet # : SCP-7##-FR

Classe : Euclide

Niveau de menace : Vert

Procédures de confinement spécial : SCP-7##-FR doit être gardé dans un hangar situé sur le site Aleph. Une surveillance constante de la zone par des caméras en circuit fermé est nécessaire. De plus, afin que SCP-7##-FR-A ne se déplace pas, il seras demandé à SCP-7##-FR-A un ouvrage par jours (la liste des ouvrages demandés est disponible sur demande au secrétariat du site Aleph sous réserve d'une autorisation de Niveau 2) et 2 kilogrammes de viande lui seras fournie en récompense. Si un ouvrage ne pouvant être fournit que par SCP-7##-FR est requis dans un projet de recherche, une demande de prêt doit être faite au secrétariat du site Aleph au moins 2 semaines à l'avance. Néanmoins, face à la demande croissante de documents, il est conseillé de s'y prendre plusieurs mois à l'avance afin d'être sûr qu'ils soient disponible à temps.
Dans le cas où SCP-7##-FR viendrais à briser son confinement, la FIM la plus proche (si possible la ??? Safari Time) doit être déployée afin de localiser SCP-7##-FR-B avant qu'il ne rentre en contacte avec des civiles. L'usage de la force est déconseillé mais autorisé si la sécurité d'un civile ou d'un membre de la Fondation est en danger. Néanmoins, du fait du comportement de l'objet jusqu'à présent, la probabilité d'un tel évènement est très basse bien que cela ne justifie pas de ne pas établir de protocoles de recaptures.
Il est interdit de demande à SCP-7#-FR des ouvrages anormaux ou pouvant être sujet à une haute surveillance. De plus, il est interdit de s'approcher à moins d'un mètre de SCP-7##-FR-B ou de toucher le masque de SCP-7##-FR-A si le protocole expérimental ne l'exige pas.

Description : SCP-7##-FR-A est une créature vaguement humanoïde sans aucun attribut sexuel, d'origine inconnue. Une fois dressé sur ses pattes arrières, l'objet mesure 3,5 mètres de haut pour un poids d'environ 300 kilogrammes. La peau de SCP-7##-FR-A est glabre et de couleur très claire en plus d'être assez résistante aux projectiles (les munitions de fusil d'assaut pouvant néanmoins la percer sans problème). De plus, l'objet possède des membres extrêmement longs avec notamment des avant-bras de 1m10 de long et des métatarses de 90 cm, lui donnant une posture globalement digitigrade. L'aspect animal de la créature est renforcé par sa locomotion globalement quadrupède et la présence d'une queue vestigiale. SCP-7##-FR-A présente également des ongles semblables à des griffes d'une longueur allant de 5 à 10 cm en fonction de la patte et du doigt où elles sont mesurées ainsi que de leur usure. Celles-ci sont d'une dureté exceptionnelles et lui permettent de creuser SCP-7##-FR-2 dans quasiment n'importe quelle surface ainsi que de se défendre. Son crâne est couvert de cheveux et son visage est dissimulé par un masque en céramique blanche marqué de deux points noirs au niveau des yeux. Toute tentative pour enlever ledit masque s'est révélé infructueuse et SCP-7##-FR-A devient vite nerveux quand un membre du personnel essaye d'y toucher. N'ayant pas de bouche ou de nez, l'objet respire par six ouvertures placées symétriquement à la base de son cou. C'est par ces orifices que SCP-7##-FR-A communique. Son langage est basé sur des séries de cliquetis ressemblant au bruit qu'un humain fait en claquant sa langue sur son palet ainsi que des vocalises aiguës semblables à des cris lorsque SCP-7##-FR-A est menacé. Il a été déterminé que l'objet comprenait la plupart des langues existantes ( à l'exception notable du [DONNEES SUPRIMEES]) et un code basé sur le morse fût mis en place afin d'effectuer des échanges compréhensibles. **Grâce à des tests de Q.I. basiques, il a été déterminé que SCP-7##-FR-A présente l'intelligence d'un enfant d'environ 4 ans. Quand il n'est pas sollicité, SCP-7##-FR-A reste à l'intérieur de SCP-7##-FR-B. A l'exception des fois où les procédures n'ont pas été respectées, SCP-7##-FR-A s'est toujours montré docile voir serviable envers le personnel et semble éprouver de la satisfaction à effectuer la procédure Sérapis.

SCP-7##-FR-B est une cavité d'environ 1 m de largeur semblant être creusée par SCP-7##-FR-A dans une surface rigide horizontale ou verticale. Ce dernier devient très agressif quand un membre du personnel s'approche à moins de 2 mètres du trou. Quand on regarde de l'extérieur, le boyau est très sombre et semble s'étaler sur plusieurs centaines de mètres même quand SCP-7##-FR-A a été creusé dans un mur d'épaisseur normale. Une exploration de la structure (voir Addendum-2) a révélé que la première partie du tunnel avait une longueur variant entre 100 mètres et ██ km en fonction des instances et des explorations. On pensait tout d’abord que c'était SCP-7##-FR-A qui creusait SCP-7##-FR-B mais il semblerait qu'il n'excavait que les premiers mètres, le reste de la cavité se formant d'elle-même par un procédé inconnu. Si SCP-7##-FR-A est tué, une autre instance sortiras de SCP-7##-FR-B 24 heures plus tard. La nouvelle instance ne seras pas agressive envers les chercheurs et contineras à apporter les ouvrages demandés. Néanmoins, l'objet auras un comportement méfiant envers le ou les membres du personnel présents lors de la mort de l'instance précédente. Si SCP-7##-FR-A s'éloigne trop de SCP-7##-FR-B, une secousse sismique combleras le trou et celui-ci réapparaitras quelques heures plus tard à l'emplacement de SCP-7##-FR-A.

Une fois par jour, il est possible d'ordonner à SCP-7##-FR-A d'exécuter la Procédure Sérapis. Si celle-ci n'est pas réalisée au moins une fois toutes les 24 heures, SCP-7##-FR-A rentreras dans SCP-7##-FR-B et combleras la cavité. L'objet réapparaitras alors environ une semaine plus tard dans un lieu abandonné, de préférence à proximité d'un lieu culturel (théâtre, bibliothèque, université…). La procédure Sérapis consiste à demander à SCP-7##-FR-A un livre publié avec son titre, son auteur, son édition, son année d'édition et la langue souhaitée. SCP-7##-FR-A disparaitras alors dans SCP-7##-FR-B pendant une durée la plupart du temps égale à dix minutes mais pouvant aller jusqu'à 3 heures si l'ouvrage demandé était considéré comme perdu. C'est ainsi que la Fondation pût mettre la main sur des ouvrages comme De la Comédie par Aristote, Peines d'Amour gagnées par William SHAKESPEARE, 2 évangiles et ███ ██████ █████ par ████ ███████. Depuis l'incident SCP-7##-FR/1, il est interdit de demander des ouvrages uniques susceptibles d'être placés sous haute surveillance. Néanmoins, il est impossible de se servir de SCP-7##-FR afin de constituer une bibliothèque permanente, les ouvrages disparaissant sans explications exactement 3 semaines après leur emprunt et ce peu importe les mesures de sécurité prises (les caméras tombent en pannes, l'alimentation électrique se coupe, les gardes sont pris de malaise à cause d'une intoxication alimentaire…). Dans l'optique d'économiser au maximum nos moyens, il est donc préférable de retourner les ouvrages à SCP-7##-FR une fois ce délai atteint. En paiement de son action, SCP-7##-FR-A exige généralement de petits objets comme des stylos, des casse-têtes ou des fournitures de bureau (voir document annexe G63). Pour cette raison, un assortiment de ces objets doit lui être présenté à chaque nouvelle demande (dans le cas où SCP-7##-FR-A demanderais un objet indisponible, la demande doit être envoyé au département administratif et la procédure en elle-même reportée au lendemain). Si le paiement n'est pas versé pendant plus de trois jours, SCP-7##-FR feras comme si la procédure Sérapis n'avait pas été réalisée et changeras d'emplacement. On ne sait pas ce que SCP-7##-FR-A fait des objets qui lui sont donnés ni pourquoi il en a besoin hormis pour satisfaire sa curiosité.

Addendum-1 : SCP-7##-FR-A fût capturé à Alexandria, province de l'Ontario, Canada, au milieu des ruines du lycée ████ █████, fermé en 198█ pour insalubrité. SCP-7##-FR-A s'est d'abord calme puis devint subitement agressif quand un agent s'est approché trop près de SCP-7##-FR-B. Après avoir sévèrement blessé ledit agent, il fût maitrisé et héliporté au site Aleph pour plus d'analyses. Quand SCP-7##-FR-A fût à plus de 4 kilomètres, une secousse sismique de magnitude 4,2 fît s'effondrer l'accès de SCP-7##-FR-B, condamnant ainsi le tunnel. Environ 1 heure après avoir été placé dans une enceinte de confinement, une secousse sismique semblable à celle d’Alexandria a secoué le site Aleph pendant 153 secondes. Environs 5 secondes avant le début de l'événement, ce dernier s'est mit à gratter frénétiquement le sol de sa cellule jusqu'à creuser un trou suffisamment profond pour qu'il puisse s'y glisser. Après 37 secondes, SCP-7##-FR-A ne peut plus être vu par les caméras de surveillance. Un périmètre de sécurité fût installé autour SCP-7##-FR-B et environ une heure plus tard, SCP-7##-FR-A sortit du trou. L'objet fût immédiatement abattu par les agents de sécurité et le corps retomba dans la cavité avant d'avoir pût être récupéré. Après 24 heures, une nouvelle instance de SCP-7##-FR-A est sortit du trou. Alors que les gardes allaient tirer à nouveau sur la créature, le Dr. ███ s'est interposé.

Suite à cette première rencontre, une communication pacifique fût établie avec SCP-7##-FR-A. La barrière du langage fût traversée grâce à l'établissement d'un code permettant à SCP-7##-FR-A d'exprimer ses cliquetis en mots par le code morse et une machine de l'invention du Dr. Benji dispensant une traduction en langage orale en directe.


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Les orgasmiques contes

L'Écrivain rentra dans son bureau et s'assit sur la chaise. Face à lui une feuille de papier, un crayon et ses mains. Il resta penché sur son bureau telle une marionnette désarticulée pendant un moment. Combien de temps ? Il ne savait pas, ce concept n'avait plus de sens. Des heures, des jours, des secondes… Pourquoi s'embêter d'idées superflues ?

Le Démon juché sur son étagère se mit à ricaner. Il n'y arriverait pas, le petit être noir le savait. Ce serait comme à chaque fois. Il resterait devant sa feuille, écrirait peut-être quelques phrases, voir même, soyons fou, un paragraphe entier, puis se lasserait de son œuvre comme un enfant gâté et le rangerait soigneusement dans son tiroir en attendant illusoirement un jour où il viendrait l'achever. Ne préférerait-il pas parler de ses succès ? Comme par exemple Celui qu'il n'a pu respecter, ou Ceux qu'il n'a pu accepter, ou encore Celle qu'il n'a pu aimer ? Le goudron putride de sa propre fainéantise dans lequel il se vautre depuis des lustres alourdit ses épaules et l'empêche de voir le ciel. Et pourtant, il sait qu'il n'aurait pas le courage de l'enlever alors même que la croute noire s'est répandue sur son visage et l'empêche de respirer. Non, il ne voit rien, trop absorbé qu'il est dans les plaisirs lacunaires du monde pâle qui s'agite devant sa fenêtre.
Ainsi parlait le Démon sur l'étagère.

Ces éclats attirèrent l'attention d'une Muse au-delà de la fenêtre. Était-ce une des filles de Mnémosyne descendue de l'Olympe ou une de ces allégories blafardes qui trainent dans le sillage de tout écrivain désœuvré ? Impossible à dire. Ses petites mains graciles firent sauter le verrou de la fenêtre avant de s'affairer sur le bitume qui s'étalait sur les épaules de l'Écrivain. Les croutes sombres furent promptement ôtées, libérant ses épaules et son visage. La Muse le prit alors dans ses bras de porcelaine et le serra contre elle. Elle lui dit que tout irait bien et qu'elle l’aiderait à effectuer sa tâche. Elle lui enseigna alors la poésie, l'harmonie des mots et les artifices qui transforment un simple texte en œuvre d'art intemporelle. Devant lui se mirent à danser les flammes qui embrasèrent les poètes des temps anciens et leurs permirent de soulever des montagnes. Ulysse et Rodrigue le soulevèrent à bout de bras et le mirent au sommet d'un grand chêne du haut duquel il pouvait voir un grand fleuve. Sur ses eaux calmes voguaient paresseusement mille voiles blanches glissant vers la mer. Un rouge-gorge se posa sur son épaule. L'oiseau lui chuchota les secrets enfouis des arbres et des prairies. Alors qu'il parlait le monde changeait. Le paysage se mouvait, se contractait jusqu'à ce qu'il ne subsiste que des polygones colorés et lumineux assemblés dans une étrange harmonie abstraite. La Muse enleva alors sa cape de plumes vermillon qui lui donnait l'ombre d'un oiseau et entraîna l'Écrivain à travers les mille portails de couleur et de lumière jusqu'à enfin revenir derrière le bureau.

Quand elle eût fini, il se tourna vers elle et la regarda. Elle s'attendait à un regard illuminé de la beauté qu'elle avait insufflée dans son canevas mais elle ne trouva face à elle que deux billes de jaspe ternes et mornes.

Le Démon sur l'étagère rit. Sotte était la Muse de penser qu'elle pourrait changer quoi que ce soit à ce que des décennies d'aliénation institutionnalisée avaient fait à l'esprit de l'Écrivain. Le monde des Hommes avec ses bourdonnements incessants l’avait anesthésié. Querelles inutiles et palabres vides de sens succédaient aux jacassements vacuitaires et aux conflits superflus. Bien loin était le temps où il suffisait d'inspirer un poète pour qu'il accouche quelques centaines de coups de plumes plus tard d'un Corbeau ou d'un Horla. Les mortels avaient fait tomber Dieu de son paradis et se croyaient maitre de leur psyché alors qu'il n'avaient fait que le remplacer par une idole de silicium et de néon. La liberté tant désirée ne consistait qu'à se courber devant un écran des heures durant à essayer d'attirer les autres esclaves par des couinements incessants.

Soudain l'Écrivain en eut assez. La Muse avait perdu son emprise, le Démon ne faisait que jacasser, le règne de l'Homme pouvait commencer. Il attrapa la sombre engeance de l'étagère à pleine main et se mit à serrer. La créature continua à ricaner à mesure que les doigts labouraient son petit corps sombre avant de se taire quand l'âme sardonique rejoignit l'Hadès dont elle était issue. Il ne restait entre les mains de l'Écrivain qu'un amas de cendres humides et froides. Il savait exactement ce qu'il allait en faire. Les mains s'animèrent devant la Muse médusée. De la glaise émergea un corps, des pattes, une queue…

Le Monstre était né.

Il prit à l'intérieur de lui-même pour habiller la chair de la bête noire. Sa haine de lui-même devint des crocs blancs et sa haine des autres des griffes noires. Il fit de ses mensonges un cuir huileux, de ses calomnies des écailles froides et de ses médisances des soies rêches. Misanthropie et amertume donnèrent deux grandes ailes noires perçant le dos de la bête alors qu'une grande crête osseuse d'égoïsme le parcourait du cou jusqu'à la queue. Entre les crocs s'agita une langue noire et bifide sécrétant un venin de doux-amer de faux semblants. De grands yeux jaunes comme l'avarice apparurent sur le crâne accompagnés d'autres, d'un vert luxureux. Des vibrisses d'appréhension poussèrent sur son museau et y rejoignirent une grande corne d'asociabilité et des défenses d'agoraphobie. Et le manège continua ainsi, émotion après émotion, pensée après pensée, jusqu'à ce que la bête soit entièrement formée.

La Muse se tenait à côté de lui alors qu'il s'arrachait des lambeaux d'âme pour les mettre dans l'abomination. L'horreur se lisait sur son visage d'ange. Elle s'agrippa au bras de l'Écrivain pour le supplier d'abandonner cette folie. Il ne la repoussa pas. Il avait besoin d'elle pour l'étape finale.

Elle crut pendant un instant pouvoir le raisonner. Il se leva et la pris dans ses bras. Elle lui murmura que rien n'était perdu, qu'il pouvait recommencer une autre œuvre où elle l'aiderai à insuffler la lumière de la poésie. Hélas, ses suppliques furent coupées par la lame froide qui s'incrusta dans sa gorge blanche. Seul un hoquet hagard se glissa par sa bouche avant qu'une gerbe de grenat ne jaillisse de son cou et ne macule tout le bureau. Le sang des émotions et de la poésie était l'ambroisie qu'attendait le Monstre pour s'éveiller. Holocauste aux arts bâtards, le fluide écarlate abreuva l'idole de cendres et de mots.

Un râle cauchemardesque coula hors de la gueule putréfiée et envahit les moindres recoins de la pièce illuminée par la nuit qui s'engouffrait par la fenêtre.

Le Monstre s'était éveillé.

Avant qu'il n'ait pu faire un geste, l'Écrivain l'attrapa par la peau du cou. L'engeance se débattit comme un beau diable mais ni ses crocs ni ses cris ne purent le soustraire à la poigne de son créateur.

L'Écrivain prit alors une boite en plastique blanc de taille moyenne, juste assez grand pour contenir la sombre bête. Il en scella le couvercle avec un vocabulaire laconique, précis, scientifique. Il fallait être extrêmement soigneux lors de cette étape. S'il n'était pas assez détaché et froid, le Monstre risquait de s'échapper. À l'inverse, si les mots recouvraient l'émotion, il étoufferait et disparaitrait. Afin d'être sûr d'éviter cette éventualité, l'Écrivain perça quelques trous dans le couvercle.

Un sifflement résigné lui parvint de l'intérieur de la boite, indiquant qu'il avait terminé. Satisfait, il saisit un marqueur noir et nota sur le couvercle trois lettres suivis d'une suite de chiffre. Il prit la boite sous son bras et l'emmena à la cave, enjambant en chemin un tas de poussière qui avait jadis été lumière des arts et de la poésie.

Il descendit des escaliers qui s'enfonçaient dans les entrailles de la Terre. Autrefois ils étaient encore bien plus profond mais à chaque fois qu'un mortel les empruntait, ils remontaient silencieusement et imperceptiblement vers la surface. Un jour peut-être atteindraient-ils le plancher des Hommes, voir même plus haut, qui sait.

Une fois arrivé à la cave, il alluma la lumière. Devant lui apparurent des centaines d'étagères contenant des milliers de boites comme la sienne. Certaines étaient blanches, d'autres noires ou d'autres couleurs. Il y en avait qui restaient silencieuses et d'autres qui s'agitaient en poussant des vociférations stridentes. Étrangement, malgré la prodigalité absurde d'entités disparates, il y régnait une sorte d'harmonie, comme si elles formaient un tout irrationnel mais néanmoins cohérent.

Il choisit avec soin une place parmi les rayonnages et y plaça son écrin de plastique. Il recula un instant pour admirer son œuvre alignée avec ses congénères. Il avait fait du beau travail.

Avec un dernier sourire, l'Écrivain retourna vers l'entrée et remonta vers la surface. Cependant, il n'éteignit pas la lumière car il savait qu'un jour, bientôt, quelqu'un reviendra et découvrirai le contenu des boites confinées sous terre.

Et quand ce jour arriverai, il serait bien content de ne pas les rencontrer dans le noir.

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Les divines traductions

Le bordel cyclopéen

Nom : Erwann Skeledenn
Surnoms :Skel
Pyrexator
Le squelette

Date de naissance : 01/04/2013

Hérarchie : membre du personnel de Classe B, accréditation de niveau 3.

Département :
Département scientifique, sous-département Chimie et toxicologie

Poste actuel :
Médecin, Chercheur en toxicologie, Site Aleph

Famille :
Edouard Skeledenn : Père, Professeur mathématiques et physique-chimie
Gwenaëlle Skeledenn (Née Ploumélec) : Mère, femme au foyer.
Caroline Schrapp (née Skeledenn) : soeur
Roselyne Skeledenn (née Tremblay) : épouse, chimiste.
Maëlle Skeledenn : fille
Arthur Skeledenn : fils, mort en bas-âge d'une méningite.
Adam Tremblay : Beau frère, expert comptable (agent de la CMO sous couverture)

Physique :
Mesurant 1m87 pour un poids de seulement 6 kg, le Dr Skeledenn a depuis l'évènement 01/04

La quasi-totalité de la personnalité du sujet réside dans un paradoxe : c'est quelqu'un de très solitaire mais pour qui n'arrive pourtant à se définir qu'à travers le regard des autres. C'est en réalité quelqu'un de très fragile qui essaye de trouver un semblant de protection dans le groupe bien qu'il n'en comprenne pas vraiment les interactions élémentaires. En effet, après ces heures passées en sa compagnie lors de nos séances, je pense pouvoir affirmer qu'il est atteint d'un trouble du spectre autistique bien qu'il me soit pour l'instant impossible d'en déterminer avec précision la nature. En effet, il y a deux catégories de personnes dans ce monde : celles qui trouvent le sujet agaçant et celles qui le trouvent attachant, la première catégorie dominant globalement. Le problème est que le sujet a beaucoup de mal à différencier les deux car il ne comprend pas bien comment interpréter les émotions chez autrui.

Ayant du mal à échanger avec ses contemporains, le sujet a trouvé dans l'humour et la dérision un moyen de communication alternatif. Celui-ci est absurde, sarcastique et très porté sur l'auto-dérision. Par exemple, bien qu'il s'agisse d'une très importante source de souffrance psychologique, il multiplie les blague et traits d'esprits sur sa condition, y compris un nombre impressionnant de jeux de mots sur les différents os du corps humain. Ma théorie est qu'il s'agit là d'un double moyen de défense, à la fois pour relativiser sa situation mais surtout pour empêcher les autres de voir sa souffrance. En effet, il est primordial pour le sujet d'avoir au maximum l'air enjoué en société car montrer sa mélancolie interne serait considéré comme une défaite, voir même une agression.

D'après les tests que nous avons fait, le sujet présente une intelligence élevée ainsi qu'une mémoire encyclopédique, lui donnant un quotient intellectuel remarquable de 140. De son propre avis, cela est dû à sa capacité impressionnante à faire des liens entre les informations, les rendant plus simple à apprendre et à retenir. Cette technique est extrèmement utile quand il s'agit de mémoriser des connaissances sur le long terme mais est complètement inutile voir même inéficasse à très court terme. Le sujet est donc généralement décrit comme quelqu'un de très distrait, oubliant par exemple régulièrement le début de ses phrases. Il a d'ailleurs un sens de l'organisation quasiment inexistant et n'a à ma connaissance jamais été à l'heure à un rendez-vous depuis son arrivée à la Fondation. Cette grande intelligence ainsi que cet aspect distrait a longtemps éloigné le sujet de ses contemporains, notamment dans son jeune âge.

Vient enfin le moment de la question fatidique, son anomalie. Celle-ci pèse très lourd sur le mental du sujet car elle le prive d'une des choses qui lui sont le plus chère, sa famille. De son propre aveux, il s'agissait là avec son travail à la Fondation des deux seules choses qui donnaient un sens à sa vie.

La Fondation est pour lui une famille de substitution et il manifestera avec le personnel qu'il connait au moins de vue une grande chaleur, bien qu'il soit également gêné quand il rencontre de nouvelles personnes.

Du fait de son éducation catholique, le Dr Skeledenn accorde une très grande importance aux valeurs morales. Il semble s'être construit un véritable code d'honneur

Ce nationalisme breton parfois poussé aux limites du rationnel a deux raisons. En premier lieu, il considère sa culture comme moribonde et vouée à disparaitre. Il cherche de ce fait à le faire vivre le plus longtemps possible. D'autre part, la tradition lui sert en quelque sorte de refuge dans cette période très stressante de sa vie. En effet, cela lui rappel sa famille et celui qu'il était avant l'incident.
Néanmoins, il reste assez tolérant sur ce point bien que je déconseille vivement d'aborder le sujet de la place de Nantes dans la carte administrative française, le Dr Skeledenn étant assez "chatouilleux" sur le sujet.

Pour toutes ces raisons, je déclare le Dr Erwann Skeledenn comme apte au service bien que je recommande au moins une consultation psychologique par semaine afin de surveiller son état et de lui apporter un soutien moral bienvenu.

Erwann Joseph Skeledenn est né le 16 mars 1984 dans la clinique Saint Corentin de [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Il grandit paisiblement dans une famille catholique très pieuse et très attachée à son héritage culturel, la légende familliale la ratachant à un bâtard de la famille de Monfort (Ducs de Bretagne de. Enfant très intelligent, c'est néanmoins un élève dissipé et paresseux qui se maintient dans la moyenne sans s'illustrer. Se destinant d'abord à des études d'ingénieurie, il se trompe de bâtiment le jour de l'inscription et se lance à la place dans des études de chimie. C'est là qu'il rencontre Roselyne Tremblay, une québécoise venue faire ses études en France, et l'épouse en 2008. Le profil est jugé pertinent par les recruteurs de la Fondation qui l'approchent en 2010 et réussissent sans grand mal à le persuader de rejoindre l'organisation.

*Persuader ? Vous déconnez là ? En 20 ans de carrière je crois que j'ai jamais vu un gars aussi facile à convaincre. On a à peine eu le temps de terminer de lui expliquer de quoi il s'agissait qu'il m'a sauté dessus pour savoir où il fallait signer. Et c'est pas une façon de parler, je me suis même fêlé une dent en tombant. - Recruteur Phillips.*

Depuis son arrivée au sein de l'organisation, le Dr. Skeledenn a montré une très grande motivation ainsi qu'une loyauté remarquable envers la Fondation. C'est néanmoins une période difficile pour lui car c'est en 2011 que le couple perd son premier enfant, Arthur, d'une méningite fulgurante à l'âge de seulement trois semaines. Il semblerait que ce soit à ce moment que le sujet a commencé à montrer des tendances dépréssives. Sa couverture est alors de travailler pour une entreprise de chimie en contrat avec l'armée française.

Au matin du 01/04/2013, le Dr Skeledenn apprend avec surprise en arrivant en retard à son travail que le département de chimie a été déplacé dans un autre bâtiment pendant le week-end, même si une missive lui avait été envoyé des semaines au paravent pour l'en prévenir. Cherchant le nouveau bâtiment, il se perd dans l'immensité d'Aleph et va demander son chemin à un garde du bâtiment [DONNÉES SUPPRIMÉES] acceuillant à ce moment là l'expérience [DONNÉES SUPPRIMÉES]. Du fait de [DONNÉES SUPPRIMÉES], le noyau [DONNÉES SUPPRIMÉES] ce qui entraine [DONNÉES SUPPRIMÉES] avec des fraises [DONNÉES SUPPRIMÉES] et la destruction totale du bâtiment. Le bilan des victimes est alors de ██ morts et █ blessés. Le squelette complet du Dr Skeledenn est retrouvé dans les décombres trois jours plus tard par l'équipe d'intervention et envoyé à la morgue pour autopsie. C'est lors de celle-ci que son anomalie est découverte, quand le médecin légiste donna l'alerte en entendant une voix inconnue crier "Hey toi ! Bas les pattes !" après que celui-ci ait prit l'os hyliaque du cadavre pour l'observer. Le Dr Skeledenn est déclaré Individu anormal et pris en charge par le BSIA. Sa mort dans un accident de voiture est mise en scène afin de garder le secret autour de sa condition malgré les protestations de l'intéressé. Après six mois de test (voir Analyse psychologique), le Dr Skeledenn est autorisé à reprendre son poste au Site Aleph, à condition que celui-ci reste en permanence dans l'enceinte du site.

Croyances religieuses : Catholique pratiquant, bien qu'il n'ait pas toujours le temps d'assister à la messe.

Casquette portée en permanence, peut être pour cacher une partie de son crâne nu.
Blouse blanche elle aussi portée en permanence
Kilt en tartan national breton, porté lors des grandes occasions (notament le 17/03)
Matériel de crêpier (bilig, rosel, spatule, bol à pâte, fouet, couteau à beurre et louche)
Biniou Braz

Adaptations faites pour le Dr. Skeldenn en raison de son anomalie

Ne pouvant pas utliser les verrous biométriques présents un peu partout à Aleph, le Dr Skeledenn doit demander à un membre du personnel de niveau équivalent de lui ouvrire à chaque utlisation
Le Dr Skeledenn n'a pas le droit de s'assoire à l'avant d'un véhicule ni d'en conduire car son crâne risquerait de se détacher du cou et de percuter le pare brise en cas de choc violent.
Le Dr Skeledenn n'est pas autorisé à porter des charges éxédent 10 kg à cause du risque de disloquation au niveau du coude ou de l'épaule.
Le Dr Skeledenn n'est pas autorisé à utiliser d'armes à feu pour des raisons évidentes même en cas d'urgence.
Il est demandé au Dr Skeledenn de ne pas s'approcher des nouveaux employés et des membres du personnel ayant un passé documenté d'anxiété ou de thanatophobie afin de ne pas causer de panique inutile.
Tous les gardes du site Aleph doivent être avertits de l'anomalie du Dr Skeledenn afin de ne pas créer de fausses alertes
Le Dr Skeledenn ne doit jamais être présent sur le même site qu'une entité de types squelettique afin d'éviter les confusions.
Pour des raisons évidentes, il est interdit au Dr Skeledenn d'entrer en contact avec sa famille. De plus, au vu des récents évènements, il lui est interdit d'en prendre des nouvelles afin de préserver son équilibre psychique. Toute tentative de transgression de sa part se soldera par trois jours d'isolement.

Le Dr Skeledenn est autorisé à jouer de la cornemuse lors des cérémonies funèbres se déroulant dans l'enceinte du site Aleph si les proches du défunt en font la demande et que ladite cérémonie a lieu pendant son temps libre. Il est par ailleur autorisé à organiser des distributions de crêpes quand l'envie lui en prend, à condition que cela n'empiète pas sur son travail. L'intéressé à déclaré à propos de ces activitées :
"Si je peux aporter un peu de gaieté dans ce monde froid, ça me fait plaisir. En plus, ça fait vivre le folklore donc c'est tout bénef, bien que je préférerai sortir mon biniou dans d'autres occasions cela dit. Enfin bref, vous reprendrez bien une crêpe au sucre ?"

Le Skeledenn pour les nuls :
[Nom]-ig : Chose ou personne apréciée du sujet. Peut être considérée comme son ultime marque de confiance et d'affection.
Louzou : N'importe quel substance s'apparentant à un médicament, notament les amnésiques.
Gaspard : *Rattus norvegicus*
Luigi : Mauvais conducteur. Son équivalent féminin est Luchïana.
Mamamouchi : Personne faisant partie de la Fondation dont le sujet reconnait l'autorité dans un domaine, sans considération pour son grade.
Putain/merde/bordel : utilisés comme une ponctuation ou un adjectif dans n'importe quelle phrase sans aucune considération sémantique. Peuvent être remplacés par leurs équivalents bretons en cas d'ébriété/stress/fatigue/rage apocalyptique.
Paotr : Personne proche du sujet, pouvant être considéré comme l'équivalent de "camarade".
Quidam : A peu près tout le reste du personnel.
Schblurk : Chose dont Skeledenn n'arrive pas à se rapeler le nom.
Schmurtz : Chose insignifiante et souvent non identifiée ayant néanmoins une importance capitale.
Snarf : Interjection au sens obscur.

Citations diverses :
*J'ai mal au crâne*
*Je suis sur les rotules.*
*On se met côte à côte ?*
*Il y a comme un os*
*C'est mort.*
*Kakakakakaka*
*Appelle ça encore une fois une galette et je te met mon bilig dans la tronche.*
*Non, j'ai plus de Nutella.*
*QU'EST-CE QUE T'AS DIT SUR NANTES ?!*
*Le cliché du breton arriéré dormant sous un menhir et ne se nourrissant que de crêpes et d'andouilles est totalement mensonger. C'est un dolmen, pas un menhir.*
*Vous seriez bien aimable de ne pas vous approcher de ce truc car il y a un risque non négligeable que vous preniez feu à son contact.*
*NON, je vous dit que j'ai plus de Nutella !*
*Mais où est ce que j'ai foutu ce putain d'acide chloridrique ?*
*Non, je ne joue pas de trompette, pourquoi cette question ?*
*Dites, quelqu'un aurait pas un œil à me prêter pour que je passe cette putain de porte ?*
*Putain, j'adore mon boulot.*
*Putain, je déteste mon boulot.*
*Dites, vous êtes conscient qu'on peut mettre d'autres trucs dans une crêpe que du Nutella hein ?*

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Projet L-3

Le projet L-3 est un projet de langue construite réalisée dans l'optique de l'utiliser dans diverses contribution SCPiennes. Comme le nom le suggère, il s'agit du troisième essai de ce que j'appel le programme L qui sont mes tentatives de réaliser des semblants de "langue" à l'aspect exotique avec un succès variable (L-4 par exemple, c'est juste de l'anglais avec toutes les voyelles qui sont remplacées par des a. Autant dire que ça passe presque à l'oral mais t'as l'air vraiment un con à l'écrit). Le L-3 est pensé pour être une adaptation pouvant être prononcée et comprise par des humains du L-1 qui est un langage théorique destiné à être utilisé dans un environnement hors de notre compréhension à la manière de la langue des grands anciens de Lovecraft. Maintennant que cette introduction est passée, passons aux choses sérieuses.

I. Alphabet et phonologie
Le L-3 est une langue en majorité alphabétique. Cela signifie que chaque phonème est représenté par une lettre. A ce jour, il y a 7 voyelles et 15 consonnes mais la liste s'allongera en fonction des besoins.

Voyelles

  1. Ka : son a (Aloices)
  2. So : son o à la manière d'un Oméga (Johannes)
  3. Lau : son au à la manière d'un Omicron (cloche)
  4. Fi : son i (lit)
  5. Tougnou : son ou (caillou)
  6. Beu : son eu (feu)
  7. Kmè : son è (chèvre)
  8. Wgaltl : son w (wallabie). Comme en gallois, le W compte comme une voyelle.

Consonnes

  1. Mlak : son m (Mafiew)
  2. Yel : son y (yaourt) ou ï (saï)
  3. C'hema : son c'h (R guttural comme le Ach allemand)
  4. Rmora : son équivalent à un R roulé. Il sera symbolisé par un R majuscule.
  5. Klok : son k (Sonitrok)
  6. Sleut : son s (Cendres)
  7. Tlog : son t (Tesla)
  8. Remaï : son r (Gray)
  9. Glom : son g (Grym)
  10. Neg : son n (Neremsa)
  11. Foul : son f (fémur)
  12. Lèm : son l (Lucy)
  13. Zgloh : son z (Zaap)
  14. Shleïm : son sh (chien)
  15. Lloï : Son n'existant qu'en Inuit groenlandais, Gallois et dans certaines langues d'Afrique Centrale. La prononciation revient à prononcer deux L en même temps ou un H aspiré puis un L.

Néanmoins, le L-3 conserve des pictogrammes pour certains usages très simples (comme la marque du pluriel) ou au contraire pour exprimer des idées abstraites :

  • Gleuh : Dieu
  • Magak: Vie
  • Shgleh : être
  • Stromagol : sens inconnu mais probablement relié au champs lexical du sacré. Ce mot fut traduit en 1936 par Josef Schrapp et les récentes études ont montré qu'il devait probablement se prononcer, ShtRomagaul. Néanmoins, Stromagol reste la graphie la plus utilisée.
  • Mekona : sens inconnu

De plus, le L-3 possède un système de numération duodécimal, soit en base 12 qui est encore à l'étude.

II. Grammaire

Les phrases ont une structure différente du Français. En effet les phrases françaises sont souvent dans la structure Sujet-Verbe-complément. Les phrases en L-3 suivent quant à elle une structure Verbe-Sujet-complément. De plus, à la manière du mandarin, tout mot peut être nom, verbe ou adjectif en fonction de sa place dans la phrase rendant la syntaxe indispensable à la compréhension du message. Les verbes se conjuguent de la même façon que les noms s'accordent au pluriel.

Si le mot commence par une consonne on ajoute une caractère au début du mot :

  • Na pour un dénombrable
  • Ta pour un indénombrable

Si le mot commence par une voyelle, on ne prononce pas le a et on utilise à la place ladite voyelle.

Le L-3 comporte 5 temps (ma) : passé (loma), présent (moma), futur (toma), présent de vérité générale (yoma) et C'hloma (usage inconnu). Ils s'obtiennent en ajoutant une syllabe à la fin du verbe.

  • lo pour le passé
  • mo pour le présent (souvent oublié)
  • to pour le futur
  • yo pour le présent de vérité générale
  • c'hlo pour le c'hloma

Il est possible que la subtilié entre moma et yoma échappe aux francophones. Dites vous que le premier correspond au présent simple anglais et le second au présent be + -ing.

Dans le cas d'un passé antérieur, le mot sera souligné et prononcé avec un ton plus grave. En théorie, dans le cas d'un futur postérieur le mot sera surmonté d'une barre et prononcé de façon plus aiguë.

Enfin, le L-3 comporte 4 pronoms :

  • E : Je/nous
  • Kè : Tu/vous
  • Tlè : Personne extérieure
  • C'hè : usage inconnu

En bref, voici la conjugaison du verbe être au présent
Shglèmo è
Shglèmo Kè
Shglèmo Tlè
Shglèmo C'hè
Na'shglèmo è
Na'shglèmo kè
Na'shglèmo Tlè
Na'shglèmo C'hè

Il n'y a aucun genre en L-3. La seule subilité sera avec les parents où la mère sera généralement appelée parent-1 (mota so) et le père parent 2 (mota sleu), bien que ce soit très loin d'être systématique. Pas de message politique ici, le langage étant à la base prévu pour des êtres pour lesquels le concept de sexe/genre n'a pas de sens en soit (venez pas me casser les couilles il y a pas de message pro ou anti lgbt, merci).

L'interrogation se réalise en ajoutant un mot interrogatif à la fin de la phrase :

  • Pour une question fermée on utilisera Ya.

Exemple : Est ce que tu es Grym ? = Shlgèyo kè Grym Ya ?

  • Pour une question ouverte on utilisera en fonction des circonstances un mot interrogatif parmi ceux ci que l'on placera également en début de phrase :

 * Qui/quoi : kyo.
Qui est Grym ? = Shlglèyo Grym kyo ?

  • Où : chtock

Où est Grym ? = Shlègmo Grym chtock ?

  • quand : whohaum

Quand est ce que Grym sera là ? = Shlègto Grym wa whohaum ?

  • Comment : noma

Comment va Grym ? = Shlègmo Grym noma ?

La négation s'obtient en rajoutant l'idéogramme Kè devant le mot concerné de la phrase.
Exemple : Je ne suis pas Grym. = Shglèyo kè è Grym.

III. Vocabulaire
Le problème de cette langue est qu'elle est très récente. Seules les règles de grammaires et les grandes lignes de l'alphabet sont prêtes. De plus, la civilisation ou le peuple utilisant cette langue n'ont pas encore été définis ce qui pose la question sur leur vocabulaire. En effet, il est évident que les indiens d’Amazonie n'ont pas de mot pour la neige et que les romains n'avaient pas de mot pour désigner un téléphone-fax. D'autre part, ils ont probablement des mots pour des concepts qui nous sont inconnus comme par exemple Stromagol dont la définition reste encore aujourd'hui mystérieuse. En attendant d'avoir un dictionnaire à proprement parler, nous allons utiliser ce que l'on appel une Liste Swadesh personnalisée. Cette liste regroupe certains mots élémentaires communs à beaucoup de langues afin de les comparer.

Français L-3 Traduction littérale*
1 Je E   
2 Tu   
3 Ceci zot   
4 ici Wa   
5 qui/quoi kyo   
6 chtok   
7 quand wohaum   
8 comment noma   
9 quelques chtRum   
10 peu boca   
11 autre fuaum   
12 un so   
13 deux sleu   
14 grand bao   
15 long  dov    
16 large wada   
17 épais  tak    
18 lourd avo   
19 petit nami   
20 court  sab    
21 étroit  awa    
22 mince c'hma   
23 Humain Naam ou Nami-mekona Petit mekona
24 Enfant Naminaam Petit humain
25 père Mota sleu Parent 2
26 mère Mota so Parent 1
27 animal  baye ou Irukiemekona  Mekona d'Irukiem 
28 Poisson  Plishk    
29 oiseau  Kopaye    
30 Chien  Kowa    
31 serpent  Swol    
32 arbre  dadRè    
33 forêt  Ta'dadrè    
34 chose kyautlo   
35         
36         
37         
38         
39         
40         
41         
42         
43         
44         
45         
46         
47         
48         
49         
50         
51         
52         
53         
54         
55         
56         
57         
58         
59         
60         
61         
62         
63         
64         
65         
66         
67         
68         
69         
70         
71         
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74         
75         
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98         
99         
100         

*Cette colonne sert quand un mot est en fait constitué de deux mots accolés. Elle n'a donc aucun intérêt pour les auxiliaires.

IV. Lore et découverte
Cette partie sera complétée et modifiée au fur et à mesure des évolutions du concept. Néanmoins, on peut dire pour l'instant les bases de la langue furent découvertes dans les années 30 par le linguiste français alsacien Josef Schrapp (1897-1944) alors qu'il travaillait pour la Fondation. Il est possible qu'il fasse à terme partit du canon Dans les coulisses si ce cadre spatio-temporel atypique le permet.

Pour ce qui est des circonstances de découverte de la langue, je suggère qu'on ait trouvé des tablettes recouvertes de ces symboles dans des endroits très éloignés des uns les autres. Je pensais par exemple aux nécropoles de Saqqarah et de Denderah en Egypte, à Nazka, dans un tumulus de la civilisation du Mississippi et à Þingvellir en Islande. J'avais également pensé à Stonehenge mais j'ai peur que cela fasse trop avec le skip de Benji, c'est pourquoi il est possible que nous nous rabattions sur Carnac en Bretagne (<3) ou alors le complexe mégalithique de Brú na Bóinne en Irlande (qui comprends notamment Newgrange, Knowth et… Tara). Les documents consistent généralement en des inscriptions directement gravés dans des tablettes de pierre locale ou plus rarement d'argile ou encore de façon exceptionnelle, gravés sur une parroi en pierre (Þingvellir) ou une plaque de métal (bronze à Denderah).

La première tablette documentée fût découverte en 1798 à Saqqarah par Hyacinthe de Malmaison (1743-1799). Néanmoins, des mentions d'écritures étranges ont été faites bien avant notamment dans un texte d'Hérodote racontant la découverte de plaques d'or gravées à Délos par des marchands Athéniens en -479 et de même pour les archives Ming qui rapportent une trouvaille similaire dans le nord du Vietnam au XVIIème siècle. Néanmoins, elles en furent pas conservées pour deux raisons. En premier lieu, le métal précieux qui les constituait attira immédiatement les convoitises et il est plus que probable qu'elles furent fondues pour celui ci. De plus, on a remarqué que la découverte d'une tablette s'accompagnait souvent d’événement terribles. Ainsi, Athènes fût mise à sac en -480, la dynastie Ming fût renversée en 1644 et De Malmaison mourut de la peste de Jaffa en 1799. Le krach de 1929 suivit la découverte des inscriptions de Þingvellir et la dernière tablette en date, celle du Mississippi, fût découverte par une équipe américaine en août 2001 et je crois pas avoir besoin de préciser ce qu'il s'est passé quelques semaine plus tard. Néanmoins, la théorie selon laquelle les documents influenceraient le destin de leurs découvreurs est très minoritaire au sein de la Fondation.

C'est ainsi que 38 fragments de textes furent découverts aux quatre coins du monde au cours des 220 dernières années. La moitié fût découverte par un détachement de la Fondation dirigé entre autre par Josef Schrapp dans les années 30. L'Opération Tacitus a une place à part dans l'histoire de la Fondation car c'est la seule qui fût faite en partenariat avec le IIIème Reich. Un département de l'Ahnenerbe (insitut de recherche de la SS) fût affecté à l'opération et dirigé par Viktor Schwalbe, officier de la SS et universitaire de renom. La suite de l'histoire sera détaillée dans la biographie de Josef Schrapp mais il serait superflu de dire que cela a mal tourné, Schrapp étant Juif.

Les textes découverts avaient des sujets variés. Pour la plupart, il s'agissait de contes et d'histoire racontant fréquemment la rencontre entre des hommes et des créatures qui pouraient aujourd'hui être qualifiées d'objets SCP. On trouvera également des texte religieux ou philosophiques ainsi que plus rarement des textes plus terre à terre tels qu'un relevé de compte trouvé à Ur. Reste encore cinq textes dont la signification est encore à spéculer. La moitié des textes découverts grâce à l'opération Tacitus fût atribué à la fondation et l'autre moitié envoyé dans des centres d'études en Allemagne. Seulement la moité de ceux ci pût être récupéré après la guerre.

Aujourd'hui la plupart des tablettes restantes sont réparties entre la Fondation et la CMO dans un entrepôt commun suite à un traité sur le partage des connaissances qui fait un peu grincer tout le monde. La Division P du GRU a également vendu à la Fondation en 2002 deux tablettes de schiste trouvées dans une tombe kourgane en 1974 et il est possible qu'ils en aient encore d'autres. Nous ne savons pour l'instant pas si d'autres GdI connaissent l'existence de cette langue ou si ils en possèdent des fragments. De même, nous ne savons pas si la bibliothèque du vagabond peut donner accès à de tels documents.

L'analyse des tablette a montré l'existence de plusieurs entités supérieures. Il est difficile de dire si il s'agit vraiment de divinités car ils font généralement des apparitions rapides dans les récits en tant que personnages à part entière mais surtout en tant que Deus ex machina. De plus, les prières qui leurs sont dédiés sont extrêmement rares et on ne sait toujours pas si ils faisaient l'objet d'une religion organisées. Ces entités sont :

  • Ariomath : Entité de la connaissance et de la folie. Correspond à l'archétype du fou-sage.
  • Sykoc'haks : Entité des rêves et de la peur.
  • Kaalibahn : mentionné à la suite de Sykoc'haks
  • Baomota : Entité principale, présentée comme la créatrice de toute chose.
  • Kyotloch'ma : Entité mystérieuse, décrite comme la gardienne du Stromagol.
  • Le Roi des Rochers : Entité au rôle encore mystérieux, généralement posé en tant qu'antagoniste. Sa présence engendre des traumatismes tans physiques que psychiques chez les humains. Contrairement aux autres entitées, il possède son propre glyphe dont la prononciation est inconnue. Roi des rochers n'est que l'épithète principal de la créature. C'est également le seul à avoir été représenté de façon picturale.
  • Les Crocs Rouges : Serviteurs bestiaux du Roi des Rochers, particulièrement féroces.
  • Zaalh : Être créé par Ariomath à titre expérimental (sans l'accord de Baomota) avant d'être abandonné par celui ci et d'être corrompus par le Roi des Rochers.
  • Irukiem : Entité des terres sauvages

(Liste non exhaustive)

V. L'avenir du L-3

Avant toute chose, L-3 n'est qu'un nom temporaire et je trouverai bien un moyen de lui donner une désignation classe (suggestions acceptées).

D'autre part, cette langue vous appartient. Vous pouvez l'utiliser comme bon vous semble dans vos œuvres de fiction si possible en respectant ce background. J'aprécierai être cité comme son créateur dans les commentaires de l'article mais faites comme bon vous semble. Vous pouvez vous inspirer des règles de grammaire du L-3 pour faire vos propres langues construites. Néanmoins, je préférerai que l'alphabet reste propre au L-3 afin de conserver une identité visuelle.

Le projet ultime qui ne sera probablement jamais réalisé serait de traduire des rapports en L-3. J'aimerai bien voir 173 lisible dans cette langue à la fois trop simple et trop compliquée. Néanmoins, le principal projet est d'intégrer des petits bouts de L-3 dans vos contes. Il est possible que vous ayez déjà lu l'appel de Cthulhu. Une phrase revient dans la nouvelle ainsi que dans l'oeuvre de Lovecraft. Ph'nglui mglw'nafh Cthulhu R'lyeh wgah'nagl fhtagn soit Dans sa demeure de R'lyeh, le défunt Cthulhu attend en rêvant. Une créature millénaire peut de la même manière dire une telle phrase en L-3 ou alors un adorateur d'une antique secte.

Il n'y aura probablement jamais de dictionnaire complet disponible sur le site de la Fondation afin de préserver le mystère autour de la langue. Peut être que Schrapp publiera un rapport donnant les bases de la langue et reprenant la majorité des informations mentionnées ci-dessus.

Au final ce projet, c'est comme une toile vierge. On ne sait pas ce qu'on va y faire, on ne sait pas si ça va être bien ou pas ou meme si les autres vont aimer. Donc on trace un canevas et on le montre aux autres pour voir ce qu'il manque. "Une touche d'orange serait bien ici". Je prend mon pinceau et je m'exécute. "Cette zone là est trop sombre". Je met un peu de blanc dans la peinture et j'éclairci l'endroit montré. L'époque où les artistes travaillaient seuls est maintenant révolu. Nous sommes la Fondation, nous avons probablement l'univers de fiction le plus étendu de tous ceux créés sur Internet. Rien de tout cela n'aurait été possible sans les centaines de petites mains travaillant inlassablement à la réussite de cette entreprise. Je ne suis que l'initiateur de ce projet, c'est à vous de le continuer. Je demande à ce que toute utilisation du L-3 soit accompagné de la mention "le L-3 est une création de la Branche Française de la Fondation SCP initiée par l'utilisateur Skeledenn".

SCP-125

Kyotlo # : 125

Doyama c'hmora : Tomoyayo SCP-173


Marcus est responsable d'au moins 12 grossesses non désirées parmi le personnel du Site Aleph, toutes causées d'un simple regard. C'est pour cela qu'il porte généralement des lunettes de soleil.

Marcus a déjà tué Able avec pour seule arme un kiwi trop mûr.

Marcus sait quel SCP-001 est le vrais.

Marcus a survécut à l'envoit à Johannes d'un rapport rédigé en SMS.

Marcus n'a pas peurt de publier des articles sans tags.

Marcus a battut Grym à un jeu à boire 2 3 fois.

Montrez Marcus à ceux qui veulent rejoindre SAPHIR, ça va les chambouler dans leur athéisme.

Marcus lave sa blouse uniquement avec OLYMPE, LA LESSIVE DES DIEUUUUX !

Marcus pourrait faire du Pangirot un rapport à +100.

C'est Marcus qui fait entrer à Aleph les fûts de Guinness de la Saint Patrick.

Marcus a gagné à "Je te tients, tu me tients par la barbichette" avec TOUS les SCP actuellement confinés.

Marcus a participé au concours de noms pour les bateaux de la fondation mais on a du supprimer le message car ils étaient tellement badass que le premier gars qui les a lu est mort sur le coup.

aracnochtone

Oui, visiblement je peux éditer

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